Chez Save My Brain, on aime Jérémy Ferrari. On l’aime en solo sur scène, on l’aime quand il partage la scène avec Baptiste Lecaplain et Arnaud Tsamere, et désormais on l’aime aussi quand il passe derrière la caméra. Oui, Jérémy Ferrari réalisateur, c’est une réalité, et franchement … vivement le prochain film ( peut-être avec le trio ?)
On a profité de la tournée des avant-premières pour découvrir Les K d’Or, son tout premier long-métrage qui sortira en salles le 11 mars. Et autant le dire tout de suite : on est ressorti avec un grand sourire et une seule frustration, celle de ne pas en avoir eu plus.
L’histoire est complètement folle, donc forcément séduisante.
Noé aurait un père pour le moins atypique puisque, d’après sa mère, il serait le fils caché de Kadhafi. Devenu chasseur de trésors, il se met en tête de retrouver l’or supposément disséminé dans le Sahel après la mort du dictateur. Pour mener à bien cette quête improbable, il s’entoure d’une équipe à son image : improbable mais terriblement attachante. Zoulika, anciennement Louise, fraîchement sortie d’un centre de réinsertion civique, est aussi solaire qu’incontrôlable. Ryan, 52 ans, malvoyant et inscrit au Marathon des Sables, . Le marathon devient la couverture parfaite pour traverser les frontières sans éveiller les soupçons.
Pendant une heure trente, le film déroule son aventure avec un vrai sens du rythme. On rit beaucoup, on est surpris souvent, et on est touchés. Tout s’enchaîne avec fluidité, comme une partition parfaitement maîtrisée. L’absurde est assumé, les dialogues font mouche, et l’émotion arrive là où on ne l’attend pas.
Ce qui frappe aussi, c’est l’intelligence de Jérémy Ferrari qui choisit de se mettre légèrement en retrait pour laisser briller ses partenaires. Laura Felpin est bluffante, naviguant entre fragilité et chaos avec une aisance impressionnante. Eric Judor apporte cette touche lunaire et sensible qu’il maîtrise à la perfection. Ensemble, le trio fonctionne à merveille. Il y a une vraie alchimie, un équilibre qui rend chaque scène crédible malgré la folie du scénario.
Et puis il y a Bobby, le chien à trois pattes, la vraie star du film. Impossible de résister à cette bouille d’amour qui rafle tout le capital sympathie à chacune de ses apparitions.
Et si tu aimes la musique de ce film, elle est signée Chinese Man
En sortant, on s’est dit une chose très simple : on espère que ce premier film rencontrera son public. Parce que si c’est le début d’une nouvelle aventure cinématographique pour Jérémy Ferrari, on est clairement prêts à signer pour un deuxième, un troisième, et plus si affinités. Le 11 mars, on sera au rendez-vous.

Pour soutenir l’association Hey Bobby tu as le lien pour Helloasso
Si tu veux te replonger dans nos archives
Rencontre avec Jeremy Ferrari ( on est fier de le soutenir depuis le premier spectacle)
Un autre film à voir aussi à sa sortie : le Rêve américain




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