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L’Egypte, la Tunisie et les réseaux sociaux…

Mais que s’est-il réellement passé pour que la Tunisie et l’Egypte se révoltent et deviennent en quelques jours des symboles de révolutions sociales ? Entre espoir et chaos, le Maghreb s’embrase : comment Facebook, Twitter et la sphère internet ont-ils joué un rôle sans le savoir ?

Prenez vos cahiers d’histoire page 2011, on va commencer la leçon avec un petit rappel des faits ! En Tunisie, on parle déjà de l’après Ben Ali. Après 23 ans au pouvoir, Ben Ali s’est fait éjecter, oui il a fui le 14 janvier dernier après une contestation sans précédent et réprimée dans le sang. Sa démission est le résultat d’un mouvement social, étudiant, culturel, historique et par-dessus tout facebookiste (ce mot existe vraiment ?). Le 13 janvier, Ben Ali s’engageait à quitter le gouvernement en…2014 ! Soit il est en avance sur le calendrier, soit les victimes collatérales de la contestation née à Sidi Bouzid et la rue ont réussi à le mettre en échec avant l’échéance qu’il s’était lui-même fixée. Bon ok, en Tunisie Ben Ali est out, dehors, il a dégagé. Mais qu’en est-il de l’Egypte ?

Euh, vous n’avez pas révisé ? Pas bien… Eh bien en Egypte la situation est on ne peut plus compliquée. En effet, là-bas, bousculée par la rue, le président Hosni Moubarak a envoyé les chars. Effet domino de la crise tunisienne ou révolution à part entière, du Caire à Alexandrie en passant par Suez, des milliers de manifestants bravent les matraques pour réclamer les départs de Moubarak. Ce dernier, président du pays depuis 1981 règne d’une main de fer et profite de son rôle dans la politique étrangère et en particulier au Moyen-Orient. L’homme, accusé de corruption de violation des droits et des libertés ne semble pas plier. A l’heure actuelle, l’Egypte reste dans le doute, le gouvernement de Moubarak ne cède pas, la rue tente encore et toujours de le mettre hors jeu. Tant d’illusions mais pas de désillusion.

Facebook, Twitter et la sphère internet

En Tunisie comme en Egypte, ce sont les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) qui ont permis un tel soulèvement populaire. En Tunisie, la jeunesse s’est insurgée grâce et par Facebook. Cette génération Facebook qui pense et qui fout la merde pour certains, cette génération Facebook qui agit et qui se réveille pour d’autres. En Egypte même combat, malgré le blocus des connexions internet dans ces deux pays, l’interdiction d’émettre Al-Jazira (la chaîne d’information en continu et en langue arabe ndlr), et parfois même l’interruption des sms, les révolutions du web 2.0 sont en marche au Maghreb. Le combat pour la démocratie s’est fait par le biais des réseaux sociaux. Les messages, les vidéos de manifestants, les appuis médiatiques ont circulé via les réseaux sociaux. L’émergence de ces derniers, des  blogs, des moyens d’expression foisonnent en tendent à devenir progressivement une sphère publique (et très influente) à part entière, prête à devenir le nouveau lieu d’accueil des débats et des discussions.

Facebook, Twitter, Internet en général auront été les meilleurs alliés des manifestants et ont sapé les dispositifs de censure pour dissimuler la réalité des évènements. Leur permettre de connaître la réalité et de contourner le discours soit-disant officiel transmis par la télévision d’Etat prouve que le net à des bons côtés. Même si Facebook est le réseau social le plus répandu dans le monde, à Save my Brain on sait que ce n’est pas l’élément sine qua none aux (futures) révolutions. Les moyens d’expression, de contestation et de soulèvement existent, mais, les réseaux sociaux ont été utilisé dans un contexte politico-social en Tunisie et en Egypte particulier. C’est cette articulation qui mérite réflexion… Désormais finie la révolution Jasmin, tulipe ou cocotier (LOL), place aux révolutions Facebook (?)!!!

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1 Comment

  • Reply
    Botos
    11 mai 2011 at 14:26

    Facebook est important dans ce genre de mouvements sociaux. Il permet de soulever du peuple et c’est cool.

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