Hommage à

The Great Pretender

Laissez moi vous raconter l’histoire d’un petit garçon…

Le petit Farrokh Bulsara naquit le 5 septembre 1946 à Stone Town, protectorat de Zanzibar, dans une famille de la moyenne bourgeoisie indienne. Ses ancêtre perses de confession zoroastrienne fuirent le pays qui fut le leur pour s’établir en Inde lors de la conquête de l’Iran. Les parents de Farrokh l’envoient pour lui donner une éducation chez sa grand-mère. Il ira étudier à la pension de St Peter à Panchgani près de Bombay.

C’est un très bon élève, il excelle particulièrement en sport. Mais son âme a déjà une couleur particulière… Celle de la musique ! Le principal de la pension suggère aux parents du petit garçon de lui faire suivre en plus des cours de musique. Dès lors Farrookh appendra le piano, et rejoindra la chorale de l’école, et s’essaiera même au théâtre. Ayant un don pour le piano, c’est à la St Mary’s High School qu’il intégrera son premier groupe de musique, les Hectics. Il y prendra le surnom de Freddie… Ses prestations montrent le gros potentiel et sa présence innée quand il est sur scène.

1963, la famille Bulsara doit s’exiler. Farrokh, après de multiples discussions arrive à convaincre tout le monde de partir s’établir… en Angleterre. Pendant ses études aux Beaux-Arts, Farrookh fait la rencontre d’un jeune batteur, Roger et d’un tout aussi jeune guitariste Brian. Tous les deux sont membres du groupe Smile. Mais Smile a déjà son chanteur, Tim Staffel. Alors il prend patience en assistant aux répétitions du groupe. Mais un beau jour de 1970, pensant qu’il n’aurait aucun avenir Tim prend la clef des champs ! L’heure a sonné pour le petit indien et le groupe se renforce d’un bassiste, John.

Smile change de nom… Il devient Queen ! Le premier opus du quatuor est éponyme, et sort dans les bacs en 1973. Sur les ondes déferle un nouveau genre de musique, le Glam-Rock avec pour chef de fil un certain David Bowie (Time), accompagné de son double Ziggy Stardust (My Death, magnifique reprise du français Jacques Brel), T. Rex (Children of Revolution), Roxy Music (Ladytron) ou bien les Sparks (This Town Ain’t big enough for the both of us).

De 1973 à 1991, date de leur dernier album, les quatre compères ne cessent de tutoyer les sommets de la gloire ! Ces presque 20 années d’enregistrements studio, de tournées, de clips seront ponctuées régulièrement pour ne pas dire quotidiennement de tubes qui donnent l’industrie de la musique, des partitions incontournables telles que : « We will rock you », « We are the champions », « The Great pretender », « The Show must go on », « Somebody to love »… Sans oublier le triste et magique « Bohemian Rapsody », hymne incontournable du groupe ! Triste chanson car quand on prête l’oreille au troisième couplet « too late, my time is gone/sends shivers down my spine/ body’s aching all the time/goodbye, everybody/I’ve got to go/gotta leave you all behind and face the truth/mama oooooooh anyway the wind blows/I don’t want to die/sometimes wish I’d never born at all », les mots sont lourds de sens.

Bien que fidèle à Queen, le petit Farrokh, devenu bien grand sortira deux albums en solo « Mr. bad Guy » et le génialissime « Barcelona », d’où sera issu le duo à couper le souffle avec son amie Montserrat Caballé du même nom.

En 1987, Farrokh apprendra qu’il est séropositif. Il gardera son secret jusqu’à la veille de sa mort. Malgré la maladie qui le ronge il continuera à assurer ses concerts, et à quelque jours de nous quitter, il enregistrera la clip « The Great Pretender ». Pendant le tournage il souffre et n’est plus que l’ombre du Grand Freddie mais il ne montre rien et garde sa grâce… Il s’éteindra entouré de son compagnon, de sa famille et de ses amis.

Vous aurez compris que Brian est Brian May, Roger est Roger Taylor, que John est John Deacon et que Farrokh est le grand, le sublime et le tristement regretté Freddie Mercury ! Le 24 novembre 1991, Farrokh Bulsara nous quitta à l’âge de 45 ans touché par ce fléau qu’est le sida. Ce génie révolutionnaire de la musique, ce petit garçon parti de rien de sa banlieue de Bombay, ce rossignol aux trois octaves, laisse derrière lui des millions de fans endeuillés. Bien que 19 ans se soient écoulés depuis son départ, la peine reste toujours la même pour ceux qui l’aiment et à qui il manque ! Il est éternel…

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1 Comment

  • Reply
    Catherine
    17 décembre 2010 at 16:14

    Article admirablement rédigé faisant honneur à la grandeur de ce cher regretté Freddie.
    Bravo !!!

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