Cinéma

Apocalypse Now

Sorti en 1979, Apocalypse Now est une adaptation du roman de Joseph Conrad « Au cœur des ténèbres », par Francis Ford Coppola.

I) Le tournage

Le tournage, dans la jungle des Philippines, fut plutôt mouvementé avec un typhon qui ravagea les décors, une équipe sous acide et un metteur en scène mégalomane, paranoïaque et parfois odieux. Les acteurs n’étaient pas en reste avec Martin Sheen littéralement habité par son personnage et Marlon Brando qui discutait sur tout et délirait pendant des heures.

L’explosion du budget, l’infarctus de Martin Sheen et une crise d’épilepsie furent à deux doigts de faire renoncer Coppola qui avait du s’endetter jusqu’au cou…

« Apocalypse Now n’est pas un film sur le Viêt Nam, c’est le Viêt Nam. Et la façon dont nous avons réalisé Apocalypse Now ressemble à ce qu’étaient les Américains au Viêt Nam. Nous étions dans la jungle, nous étions trop nombreux, nous avions trop d’argent, trop de matériel et petit à petit, nous sommes devenus fous ».

Voulant absolument délivrer une œuvre d’art à son public, Coppola passa presque 2 ans à monter le film, et c’est avec la mention « work in progress » que le film fut projeté et obtint la Palme d’or en 1979 au festival de Cannes ex-aequo avec « Le tambour ».

« Apocalypse Now Redux », une version plus longue de 49 minutes avec quelques scènes supplémentaires dont celle de la plantation française et une nouvelle fin est sortie en 2001.

« Mon but avec Apocalypse Now Redux est de présenter une expérience plus riche, plus ample, plus texturée du film, qui comme l’original à l’époque donne aux spectateurs la sensation de ce que fut le Viêt Nam ; l’immédiateté, l’insanité, la griserie, l’horreur, la sensualité et le dilemme moral de la guerre la plus surréaliste et la plus cauchemardesque de l’Amérique. »

II) Le film

Dès l’introduction, la voix de Jim Morisson chantant « The End » et le ventilateur découpant l’air chaud comme des pales d’hélicoptère, nous font entrer dans la peau du lieutenant Willard (Martin Sheen).

La mission que l’armée lui confie consiste à abattre le colonel Kurtz, un ancien officier modèle devenu le chef et le dieu d’une bande de renégats. Dans sa quête, il sera confronté aux pires horreurs de la guerre mais également à ses folies comme la fameuse scène de l’attaque des hélicoptères au son de la « Chevauchée des Walkiries » de Richard Wagner.

Des scènes d’anthologie et des répliques ahurissantes comme « J’aime sentir l’odeur du napalm le matin », jalonnent cette épopée furieuse et démentielle.

Merci à Francis Ford Coppola d’avoir réussi à rendre « L’horreur, l’horreur » magnifique.

Qu’attendent les producteurs du chef d’œuvre de Francis Ford Coppola pour sortir un blu-ray ? La qualité de l’image et de la bande son de ce film méritent largement la meilleure définition qui soit.

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1 Comment

  • Reply
    laurence
    14 mai 2009 at 22:24

    THE Film… j’adore, quel film ! quel choc à sa sortie ! bravo Daniel pour cette chronique.

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