Jeunesse

Miss Peregrine et les Enfants Particuliers de Tim Burton – une ode à la différence faite de merveilles et de monstruosités

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En ces temps où la pression du réel se fait sentir chaque jour, le nouveau film de Tim Burton, Miss Peregrine et les Enfants Particuliers, vient au bon moment pour nous transporter dans un univers enchanteur, où se mêlent féerie et monstruosité, pour un voyage qui fait appel à notre émerveillement le plus spontané.

Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire d’après Lemony Snicket : investigation sur une littérature jeunesse (très) curieuse

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Publiée entre 1999 et 2006, Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire est une série littéraire destinée à la jeunesse, dont sa particularité réside en son ton délibérément pessimiste. Composée de treize tomes tous comptant treize chapitres à leur égard, cette collection de livres aussi étonnants que bien funestes possède un narrateur qui ne cesse de dissuader le lecteur à continuer de poursuivre la lecture du périple périlleux de ces trois enfants extraordinaires.

Troub’s, dessinateur-voyageur

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Jean-Marc Troubet alias Troub’s est né à Bordeaux en 1969. Après le lycée, il entre aux Beaux-Arts de Toulouse et Angoulême en 1993. Depuis il vit en Dordogne, et parcourt le monde avec ses carnets et ses crayons, il écrit et dessine des livres touchants.

Max et les Maximonstres

Max et les Maximonstres

Max et les Maximonstres est l’une des histoires pour enfants les plus connues en Amérique. Ecrit par Maurice Sendak en 1963, cet album raconte le voyage fantasmagorique de Max, un petit garçon sauvageon dans l’âme, vers une île imaginaire peuplé de monstres intriguants et pittoresques, après une dispute avec sa mère. Le livre a marqué des générations d’enfants en particulier grâce à ses dessins expressifs, évoquant chez le jeune lecteur un univers mystérieux et pourtant familier. L’histoire est courte et simple, mais elle est suffisante pour donner avec intérêt une aventure étrange rappelant l’esprit de Lewis Carroll.

Daniel Pennac, passeur de mots

Daniel Pennac

« je suis né par curiosité. Y a-t-il une meilleure raison de naître? »

Issu d’une famille corse, Daniel Pennac, de son vrai nom Pennacchioni, est né le 1er décembre 1944 à Casablanca au Maroc. Son père, officier de l’armée coloniale lui a a donné le goût des livres. Daniel Pennac passe son enfance au gré des affectations de son père et voyage ainsi en Afrique, en Asie et en Europe. De retour en France, il poursuit ses études en internat à Nice, et obtient une maîtrise de lettres. Ses études le conduisent à l’enseignement de 1969à 1995, et il devient professeur de lettres en collège, puis en lycée, à Soissons et  à Paris, Belleville.

Strom – tome 1 : Le Collectionneur

Strom - Le Collectionneur

Résumé :

« Entrez dans le monde du Strom … »

Dans les sous-sols du Louvre, une société occulte œuvre pour protéger l’Humanité : la confrérie des Chevaliers de l’Insolite. Elle préserve le secret de l’existence de mondes insoupçonnés, invisibles au commun des mortels.
Aujourd’hui, l’Organisation recrute la prochaine génération de chevaliers. Raphaël et Raphaëlle sont de ceux-là. Maitrise des sciences paranormales, télépathie, lévitation, les jumeaux développent, en parallèle de leur vie de collégiens ordinaires, les capacités inexplorées de leur esprit.
Désormais initiés aux pouvoirs du Strom, ils se lancent bientôt à la recherche d’un objet précieux, dérobé à la confrérie par un mystérieux collectionneur …

La comtesse de Ségur

La comtesse de Ségur

« A l’heure du sommeil le cortège des petites filles modèles et du bon petit diable me suivent dans ma chambre et peuplent mon sommeil.» François Mauriac

Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2

Voilà, ça y est, le moment tant redouté est arrivé. Harry Potter, c’est fini ! Après avoir émerveillé pendant plus de dix ans les jeunes (et moins jeunes !) fans du sorcier à lunettes du monde entier, la saga s’est achevée, le 13 juillet dernier, avec la sortie sur les écrans de l’ultime opus de la série : Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2. Une page se tourne. Un chapitre se clôt. Mais pour celles et ceux qui ont grandi avec Harry, la magie ne s’arrêtera jamais …

1998.
C’est l’année de parution en France du premier volet d’une saga qui allait devenir incontournable : Harry Potter à l’École des Sorciers. 13 ans, 7 livres et 8 films plus tard, l’aventure prend fin. Et quelle fin ! L’adaptation sur grand écran de la seconde partie de Harry Potter et les Reliques de la Mort conclut magistralement plus d’une décennie de magie !

Au début de cette suite, nous retrouvons Harry, Ron et Hermione à la Chaumière aux Coquillages, la maison de Bill et Fleur Weasley. Harry vient à nouveau de perdre un ami. Au milieu des dunes, avec vue sur la mer, gît Dobby, elfe libre. Le rapide passage par la demeure de Bill et Fleur offre au trio ainsi qu’aux spectateurs un rare moment de répit dans cette seconde partie où les évènements s’enchainent à cent à l’heure ! Car il reste encore tant de choses à accomplir afin de venir à bout du mage noir le plus puissant de tous les temps. Trouver les Horcruxes. Les détruire. Mener la bataille finale.

Dans l’ensemble le film respecte plutôt très bien l’œuvre de J.K. Rowling. Rien ne manque, même si, personnellement, j’ai regretté que le début du film n’ait pas été plus soigné. En effet, si l’on n’a pas lu les livres (honte sur vous !^^) l’on comprend difficilement comment Hermione est entrée dans la peau de Bellatrix, quant au roux qui se tient à ses côtés, j’ai moi-même mis une seconde pour réaliser qu’il s’agissait de Ron ! Mais où a-t-il trouvé ce déguisement ?! Cela n’aurait pas couté grand chose de mentionner qu’Hermione avait modifié son apparence … Bref ! Idem pour la scène chez Gringotts, qui aurait pu être mieux exploitée. Quelques détails m’ont chiffonnée, comme par exemple le fait que ce soit Hermione qui prenne l’initiative de grimper sur le dragon, mais bon, rien de bien dramatique en soi ! A part cela, et même si deux ou trois faits se déroulent de façon différente, je dois avouer avoir été plutôt bluffée par la qualité de cette seconde partie. Mieux. Certaines scènes m’ont davantage bouleversée dans le film que dans le livre.

Là où le film est formidable, c’est qu’il fait la part belle à un personnage jusqu’alors souvent relayé au second plan : Severus Rogue. L’énigmatique professeur, devenu directeur de Poudlard, a bien caché son jeu alors qu’il tient un rôle primordial dans le déroulement des évènements. De nombreuses interrogations ont été soulevées dans la première partie, voire dans les autres tomes. Rogue est la réponse. Et en tant que fan inconditionnelle de Severus depuis le début, je ne pouvais qu’être conquise par ce dernier film ! Alan Rickman est parfait et tout ce qui concerne son personnage a formidablement été mis en images. Son rôle en tant que directeur, sa confrontation avec Minerva McGonagall, sa mort … et ses souvenirs … Ma scène préférée du film. La plus émouvante de toute la saga.

Tout est réunis dans ce film pour en faire une fin digne de ce nom. Il y a de l’amour, de l’humour (mention spéciale à Ron, toujours aussi drôle malgré lui^^), de l’action, de l’émotion. Beaucoup d’émotion, et ce même si la mort en direct de Fred est « légèrement » passée à la trappe ! Les personnages et scènes que j’attendais de voir avec impatience sont au rendez-vous. Abelforth Dumbledore est extra, Helena Serdaigle terrifiante, Minerva McGonagall étonnante, dommage juste que l’on n’ait que vaguement aperçu les Carrow. Autrement, la bataille de Poudlard est époustouflante et sublime visuellement (la scène où les statues s’éveillent m’a littéralement collée la chair de poule !), la confrontation finale entre Harry et Voldemort largement à la hauteur de mes attentes, avec même un petit rab absent dans le livre mais cohérent dans le film et, évidemment, le fameux épilogue, 19 ans plus tard …, sur le quai de la voie 9 3/4, est présent lui aussi. LA scène (enfin avec celle du baiser entre Ron et Hermione – pas trop tôt !) que l’on attendait tous !

Au final tout y est et même plus. Je suis ressortie de la salle bouleversée par certains passages et aussi triste que ce à quoi je m’étais préparée. Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2 aura offert aux fans une conclusion palpitante et émouvante à une saga qui restera gravée longtemps, très longtemps, dans la mémoire de bon nombres d’entre nous. Et, quoiqu’on en dise, ce dernier film ne marque pas la fin de la saga. Non. Comme l’a rappelé J.K. Rowling elle-même lors de la première londonienne : « Poudlard sera toujours là pour vous accueillir. » La magie continue.

Promise – Ally Condie

Synopsis :

Cassia, 17 ans, vit dans une Société prétendument idéale qui dicte tout : les distractions, le travail, le lieu d’habitation, la façon de se nourrir, de s’habiller. Même la mort de ses habitants est programmée. Mais surtout, les Officiels qui la régissent organisent les mariages selon des critères de compatibilité optimale. Aussi, quand Cassia apprend qu’elle est promise à Xander, son meilleur ami depuis l’enfance, tout lui semble parfait ! Pourtant, c’est le visage d’un certain Ky qui apparaît sur le fichier numérique consacré à son Promis, avant que l’écran ne s’obscurcisse … Une erreur, lui dit-on ? Car Ky est classé Anomalie et n’a par conséquent pas le droit de se marier. Intriguée, Cassia cherche à mieux connaître ce garçon au passé mystérieux. Ky lui fait découvrir l’écriture, la poésie, le dessin, au travers duquel il lui raconte son histoire. Cassia tombe amoureuse. Mais Xander reste son Promis selon les lois érigées par la Société. Peu à peu, l’image de cette Société « parfaite » s’effrite aux yeux de l’adolescente d’ordinaire si disciplinée. Le doute s’insinue dans son esprit. Mille questions viennent la perturber …

Mon avis :

L’action n’est clairement pas ce qui caractérise le premier tome de cette trilogie. Le récit est assez lent, peu d’évènements notables se produisent, pourtant, l’on s’attache sans difficulté à Cassia et à son environnement.

Pas particulièrement fan de dystopie (mélange de science-fiction et de récit d’anticipation), j’ai néanmoins été séduite par l’univers proposé ici. Les codes liés au genre sont parfaitement respectés. Les personnages sont bien construits, l’environnement maîtrisé. La narration, fluide et accessible, permet au lecteur de s’immerger facilement dans cette Société hyper contrôlée, qui surveille les moindres faits et gestes de ses habitants. Ils ont juste assez de liberté pour ne pas être tentés de se rebeller. C’est dans ce climat pacifique, certes, mais non moins répressif que Cassia tombe amoureuse de Ky. Le lecteur suit l’évolution de leur relation alors que les adolescents s’efforcent de ne pas attirer l’attention des Officiels. Et plus elle en apprend sur Ky, plus Cassia remet en question le fonctionnement de leur Société. Pourquoi ne pourrait-elle pas choisir d’aimer qui elle veut ? Pourquoi son grand-père n’aurait-il pas pu vivre plus longtemps ? Qu’abritent les Provinces Lointaines situées au-delà des murs de la Société ? Autant de questions qui incitent l’adolescente à vouloir reprendre le contrôle de son existence.

Il est donc question dans ce récit de rébellion, de désir de libre-arbitre, de quête d’une liberté de choix dont les personnages ont été privés. Des thèmes finalement qui, au vu de l’évolution de notre propre société, interpellent forcément le lecteur. L’auteur parvient à conserver son attention en semant, par ci par là, des détails laissant présager d’une future rébellion. Cassia voit donc plusieurs aspects de sa vie bouleversés. Ses rations de nourriture sont diminuées, sa mère est envoyée travailler au loin, les reliques des habitants, des objets du passé (de notre époque donc), leurs sont confisquées, jusqu’au jour où Cassia voit Ky être emmené de force afin de combattre les ennemis de la Société dans les Provinces Lointaines. C’est la goutte d’eau pour la jeune fille. Il est temps de réagir.

Ainsi le premier tome prend fin sur la décision de Cassia de rejoindre Ky, par tous les moyens. Il semblerait qu’elle ne soit pas la seule à vouloir se rebeller contre la Société, ce qui promet plus d’action dans le second tome, celui-ci ayant surtout servi à mettre l’intrigue en place. Un bon premier opus donc, prometteur pour la suite.

Plus d’infos : Promise, édité par Gallimard Jeunesse, est disponible sur Amazon. Le second tome, Crossed, paraîtra le 24 novembre aux États-Unis.

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