Littérature

Réparer les vivants de Maylis de Kerangal

Simon, un jeune garçon de 19 ans est victime d’un accident de voiture. Le diagnostic est sans appel : mort cérébrale. Ses organes demeurent cependant en bon état. Ses parents, encore sous le choc, se retrouvent alors confrontés à un choix difficile : le don d’organes.

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Tout au long de cette journée interminable, les lecteurs suivent d’une part la réflexion de ce père et de cette mère, effondrés par la nouvelle, et d’autre part l’accompagnement du personnel médical qui souhaite les convaincre, sans jamais forcer, de faire ce don. Ce couple doit prendre une décision inconcevable dans un moment si douloureux. Les émotions s’enchaînent alors que le temps semble s’être arrêté.

Le patient, en attente d’une transplantation cardiaque, arrive dans un second temps. Jamais ces personnages ne se rencontreront, c’est la loi qui le veut, mais ils resteront liés à vie.

Si c’est une mort qui ouvre le roman, c’est la vie qui le rythme.  Avec son style si particulier, caractérisé par des phrases très longues mais toujours fluides, Maylis de Kerangal aborde dans ce roman un thème sensible où se succèdent douleur, deuil et espoir. Elle ne donne aucune leçon de morale mais offre une histoire haletante, humaine et proche de la réalité.

L’auteure apporte également une réflexion sur le corps, la conscience et l’âme. Enfin, ce roman est avant tout une plongée dans le monde hospitalier. Chacun, du médecin à l’infirmière, en passant le chirurgien, tient un rôle décisif dans ce protocole minutieusement préparé mais où l’imprévisible reste toujours possible.

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