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Vol Rio Paris : Trois ans après

Le Vol Rio Paris fait encore parler de lui 3 ans après l’incident. Le rapport final du Bureau d’enquêtes et analyses a été livré ce jeudi 5 Juillet.

Dans la nuit du 31 Mai au 1er Juin 2009, le vol 447 part de Rio à destination de Paris avec à son bord 216 passagers et 12 membres d’équipage. À 2 heures du matin, le contact avec l’avion est perdu alors qu’il se trouvait en plein milieu de l’océan Atlantique. L’appareil ainsi que ses occupants disparaissent dès cet instant. Il faudra attendre deux années avant de retrouver l’épave et les boites noires à près de 4,000 mètres de profondeur. Aucun passager n’a survécu.

Comment cela a-t-il pu arriver ? On en est d’abord venu à se demander si il ne s’agissait pas d’une attaque terroriste, certains sont même allés jusqu’à imaginer que la foudre aurait frappé l’appareil. Cependant, les dernières informations envoyées par l’avion via satellite faisaient part de problèmes météorologiques ainsi qu’une défaillance au niveau des sondes Pitot qui servent à mesurer la pression. Problème qui est apparu en vol puisque, lors du contrôle technique, aucun défaut n’avait été remarqué.

Depuis l’incident, le Bureau d’enquêtes et d’analyses, autrement dit « BEA », enchaine les rapports. Les premières analyses ont démontrées que l’avion est resté intact jusqu’à ce qu’il touche l’eau, cependant les causes exactes ne sont pas établies. Après la découverte des boites noires de l’appareil, la BEA affirme connaître les raisons de l’accident. Peu de temps après que le pilote est laissé le contrôle de l’appareil à ses copilotes pour aller se reposer, le système de gestion de vol détecte une anomalie au niveau de la sonde Pitot suivi du retrait du pilote automatique. Suite à cela, l’avion décroche et pique pendant plus de 3 minutes avant d’atteindre l’eau. Le commandant de bord, rappelé à son poste, se serait simplement assis et serait resté passif devant la situation.

Ce jeudi 5 Juillet, le BEA publie un dernier rapport dans lequel il insiste sur les défauts à la fois techniques et humains qui ont causés ce terrible accident. L’enquête montre que la surprise de l’évènement ainsi que le stress engendré ont été mal géré par l’équipage, probablement dus au manque d’entrainement des nouveaux pilotes en cas de situation inhabituelle. De même, le rapport a démontré que la cause initiale était bel et bien due au givrage de la sonde Pitot.

Trois ans après le drame, les réponses sur cet incident sont enfin apparues. L’accident a couté la vie à 228 personnes. Depuis le mois de février, Airbus et Air France ont été mis en examen pour homicide involontaire.

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