Chroniques ordinaires Humeurs

Il faut souffrir pour être belle…

La mode fait souffrir. La mode nous fait souffrir, nous les femmes en particulier car nous sommes assez masochistes pour la laisser nous dominer. Les magazines, les publicités, les boutiques même nous dictent le style à arborer, et cela souvent en dépit du confort. Faut-il alors abandonner le look pour se sentir bien ? Peut être que de simples débrouillardises seront la solution…

Ci-dessous la liste des dieux de la douleur, et que celle qui renie avoir été un jour torturée par l’un de ces derniers me jette la première pierre !

Pour commencer, le plus connu de tous les bourreaux : LES CHAUSSURES, et en particulier les modèles à talons. Oui c’est très glamour, c’est chic et ils allongent la jambe. Oui ils affirment la féminité, ils séduisent les hommes et représentent l’ultime rêve de petite fille mais… Ils sont source de souffrances sans limite.

Lorsque les chaussures sont neuves, elles sont raides et échauffent les pieds, entraînant donc des ampoules. Si l’on marche trop longtemps hautement chaussée, on risque le mal de dos, les ampoules également ou les échauffements des talons. Quelqu’un aurait-il dit calvaire ?

>> Mais oui, j’ai forcément un remède à ça mesdemoiselles : pour toute nouvelle paire achetée, les mettre dans un sac plastique et les laisser une nuit entière au frigo. Astuce de grand-mère à tester…

Un accessoire très tendance depuis quelques saisons : le headband ! Ce petit bandeau à porter autour de la tête, bas sur le front. C’est mignon et à la portée de toutes vue la multitude de modèles proposés, tous plus originaux les uns que les autres. Cependant, ceux avec des perles par exemple représentent une torture non négligeable : des maux de tête ! C’est une « professionnelle » du serre-tête qui vous l’affirme, le point d’appuis derrière les oreilles est très vite insupportable, et les nouveaux spécimens dotés de multiples bijoux en tout genre sont fort désagréables passé quelques heures.

>> Une astuce supplémentaire ? Se fabriquer ses propres headbands, avec un simple ruban, et on le customise en brodant quelques motifs avec une fine aiguille et des fils de toutes les couleurs. Sans relief, on ne risque pas de cicatrices crâniennes.

En périodes de fêtes, les magasins s’emplissent de tenues plus brillantes les unes que les autres. On est aveuglé par les paillettes, les tissus irisés mais surtout par les sequins ! Certes, on souhaite toutes mettre le paquet pour les soirs de réveillon, mais entre nous, aussi beaux et attirants que peuvent êtres les hauts (t-shirts, débardeurs, bustiers…) à sequins, qui n’a jamais ressenti cette horrible sensation de brûlure qu’ils procurent ? « Ils grattent !», « ils piquent !» et font alors disparaitre toute féminité et tout le glamour recherché pour ce genre de soirées… Évidemment, on ne fera que citer les pantalons à sequins. Rien que d’y penser, j’ai une poussée d’urticaire !

>> La ruse pour ne pas renoncer à ces flamboyantes tenues, c’est de glisser un débardeur fin – type lycra – qui sera discret et empêchera au mieux les sequins de vous marquer la peau.

Doit-on évoquer les fameuses bottes fourrées en imitation daim, surtout connue sous le nom de UGG ? Bon d’accord, en plein hiver elles sont très utiles pour réchauffer habilement les pieds. Seulement, en été, avec un mini short, est-ce réellement une initiation de style ? On ne va pas se mentir, la température du corps tout entier dépend de la chaleur accordée aux extrémités, et donc particulièrement aux pieds. Dois-je préciser que cela n’a rien d’hygiénique que de porter des chaussures fourrées avec un climat estival ?

>> Pas de subterfuge possible, on oublie les bottes en plein été !

On finit sur une dernière torture, cette fois-ci d’ordre moral… Le slim. On en trouve partout, on ne voit que ça mais malheureusement, il ne sied pas à toutes les silhouettes. Moi la première, j’ai pleuré lorsque j’ai voulu revêtir le super-skinny-trop-top remarqué sur une nana-trop-canon-trop-mince-trop-grande-trop-cool dans la rue. Eh oui, bien évidemment avec ma petite taille ça ne donnait pas du tout l’effet escompté. Suis-je la seule ?

>> Eh les filles, si on arrêtait de se casser le moral, et si on restait sur des coupes droites qui avantagent toutes, je dis bien toutes, les silhouettes ?!

Je pense avoir recensé une bonne partie des objets de désir (qui devraient le rester !) que l’on subit au quotidien lorsqu’on essaye de suivre un minimum les tendances mode. J’ose toute de même espérer que nous arriverons toutes à prendre le dessus sur la mode et que nous arriverons à nous faire du bien, plutôt que de nous auto-flageller. Mais avant cela, des petites anecdotes de lourdes souffrances à avouer ?

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7 Comments

  • Reply
    Atalanta
    14 juin 2012 at 7:10

    Je suis d’accord avec Amy pour rajouter le string dans la liste des instruments de torture. Et honnêtement, à côté des chaussures, je trouve que tous les autres cités sont de tous petits petits joueurs.

  • Reply
    LaVoguette
    18 mai 2012 at 15:56

    Très intéressants articles, très belles illustrations!

  • Reply
    clé
    11 mai 2012 at 10:32

    chouette article !

  • Reply
    valérie
    10 mai 2012 at 22:02

    excellent comme d’hab. et combien de vérités !
    « PAUVRES FILLES » que nous sommes…….

  • Reply
    Amy
    10 mai 2012 at 15:34

    Dans le même registre que les sequins il y a le string ^^.
    Sinon y’a aussi l’invention du diable : les mi-bas.

  • Reply
    Audrey
    10 mai 2012 at 9:58

    Les chaussures dans le frigo ?! J’en avais jamais entendu parler mais je teste avec les escarpins de 10 que je viens de m’acheter pour un mariage ! Merci Mariiiie !

  • Reply
    lili
    9 mai 2012 at 22:26

    superbe chronique!! continue Marie!!!

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