Un autre point de vue

Alexandre Astier et Kaamelott

« J’ai refusé plein de propositions de pub. Je n’aime pas faire des coups, j’essaie de faire des choses dont je sois fier plus tard. »
– Alexandre Astier

Arthur

Alexandre Astier est un auteur, compositeur, réalisateur, monteur, humoriste et acteur français né en 1974 à Lyon. Rien que ça. Mais il est connu principalement pour son chef d’œuvre qui ne cesse d’évoluer : la saga Kaamelott.

Comment a-t-il commencé ?

D’abord, il s’intéresse à la musique et suit des études de musique au conservatoire et à l’American School of Modern Music. Parallèlement il fait du théâtre, joue, puis commence à écrire des pièces (Poule Fiction, et L’étrange assistant du Docteur Lannion). Lyon commence à le remarquer grâce a son jeu notamment dans une pièce de Jacques Chambon (Merlin dans Kaamelott).

Merlin

Il compose quelques musiques de courts métrages et se lance dans la réalisation du sien : Dies iræ, qui remporte le Prix du public 2003 du Festival Off-Courts. C’est le passeport qui lui ouvre les portes d’M6.

Son chef-d’Oeuvre

La chaine diffuse Kaamelott, série qui découle de Dies iræ et qui le rend connu. Il donne tout ce qu’il a dans cette série humoristique qui conte la légende du Roi Arthur. Il scénarise, réalise, joue, et compose les musiques de son bébé (je parle toujours de la série pas de berceuses).

« Ces textes m’en ont parfois fait baver. Pendant des mois, j’ai dormi une heure par nuit. »
– Alexandre Astier

Un truc curieux dans Kaamelott, c’est le casting. On comprend que l’artiste s’attribut le premier rôle, celui d’Arthur, mais il fait également jouer une bonne partie de sa famille et de ses amis dans son œuvre. Check it out :
– Lionnel Astier, son père, c’est Léodagan dans Kaamelott

Léodagan

– Joëlle Sevilla, sa mère, c’est Séli

Séli

– Simon Astier, son demi-frère, c’est Yvain, et sa mère, Josée Drevon, incarne Ygerne

Yvain

Ygerne

– ses enfants font quelques apparitions : ses filles incarnent les filles de Karadoc et Mevanwi, son fils Neil joue Arthur enfant, et Ethan devient son rêve de descendance
– sa femme, Anne-Gaëlle Daval, est la chef costumière (et les costumes envoient du pâté également, chapeau à elle et aux costumières)

Bon, deux questions que vous ne m’avez pas posées et auxquelles je vais répondre.

1) Comment fait-il pour inventer autant de saynètes (oui j’étais aussi surpris que sa s’écrive comme ça, et si quant à vous ça ne vous surprend pas, vous êtes fin prêt pour la dictée de Bernard Pivot) ? D’où vient son inspiration ?

Bonne question. La réponse est simple en théorie mais ça n’enlève rien à la maestria de l’artiste. Le mec semble avoir une culture vraiment vaste et pioche des idées, fait référence, à tout un tas de choses ! En effet, on trouve des liens avec de multiples œuvres : cinéma, théâtre, romans, bande dessinées, dessins animés (il est fan de Goldorak), jeu vidéos, séries TV, contes, chansons, styles généraux (parodie de polars, histoires de vampires, et films d’horreur).

2) Pourquoi ça fait rire, disons, une bonne partie de la France (au moins) ? Et pourquoi, même si c’est une notion subjective, on peut dire que c’est drôle ?

Là encore merci de ne pas avoir posé la question. Si la magie du rire restera toujours un peu inexplicable, on peut quand même remarquer certains procédés :

– les personnages sont travaillés : il raconte la légende de la Table Ronde mais les chevaliers sont des vraies quiches.

– les dialogues sont soignés : quiproquos, jeux de mots, argot Lyonnais, langage grossier pourtant utilisé avec des vouvoiements, anachronismes dans les expressions utilisées qui sont parfois très modernes

– des gags répétés, des phrases qui reviennent (« Arretez de m’appeler Sire », etc.), et des procédés comiques divers (course poursuite accélérée à la Benny Hill par exemple)

La suite pour Alexandre Astier ?

Bien que Kaamelott soit une série TV, Alex à un pied dans le monde du cinéma, ayant  joué dans quelques films : Comme t’y es belle !, Astérix aux Jeux Olympiques, etc. Il a annoncé être scénariste et co-réalisateur de Astérix : le domaine des Dieux.

Il travaille également sur le projet « Kaamelott Résistance », un ou plusieurs romans graphiques qui feront transition AVEC…. AVEC… l’arrivée de Kaamelott au cinéma, sous forme d’une trilogie !!! Kaamelott ne cesse donc d’évoluer, passant d’un format 3 minutes et quelques, à 7 minutes, à 55 minutes, à vrai film. Qui deviendra une trilogie. Oh yeah. Merci Alex, continue de nous faire rire ! La suite logique si tu continues comme ça c’est Hollywood. Keep rollin’ man !

 

Alex (Beaugrand, pas Astier)

Sources (un grand merci) :
http://www.nowatch.net/2010/10/1370/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Astier
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=128589.html?nopub=1
http://www.leparisien.fr/abo-loisirs-et-spectacles/kaamelott-a-livre-ouvert-01-02-2009-394269.php
http://www.madmoizelle.com/alexandre-astier-annonce-film-kaamelott-twitter-86523
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kaamelott

 

 

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2 Comments

  • Reply
    La Grenadine
    23 avril 2012 at 11:48

    Au cinéma ? Mais je ne savais pas ça ! Oooh je suis bien contente tiens.
    Ce que j’aime chez Astier dans Kaamelott, c’est que la série a une vraie identité et une âme (non je ne parle pas de l’aspect religieux mais de leur profondeur. ^^ bref, ils sont bien travaillés comme tu l’as dis, et ça, ça vaut tous scénarios du monde) (enfin pour moi. Niveau scénarisation y a plusieurs courants)

    Très chouette cet article ! :)) Merci :)

  • Reply
    Estelle 2 Ailes
    23 avril 2012 at 8:05

    Fiiiiou, comme je l’admire, cet Alexandre Astier. En plus, il vient de ma région, petite fierté, huhu.

    J’attends avec une grande impatience la trilogie cinématographique !

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