Musique

Lady Linn & Her Magnificient Seven – No Goodbye at all

Attention gros succès en vue…. Lady Linn & Her Magnificient Seven débarquent de Belgique pour envahir la France avec son second album intitulé No Goodbye at all. Le premier single, Cry Baby, nous plonge dans un univers jazzy au parfum des années 60.

Dès ce morceau d’ouverture de l’album, on tombe immédiatement dans la marmite sixties. La voix sucrée de Lady Linn se mêle à merveille avec les cuivres des musiciens.

Rappelons que le groupe a sorti son premier album Here we go again en 2008, le single I don’t wanna dance s’est vendu à plus de 30 000 exemplaires… Eddy Grant n’a qu’à bien se tenir !

Si certains chercheront la ressemblance avec Amy Winehouse, Caro Emerald ou encore Selah Sue, Lady Linn construit plus certainement son univers à travers toutes les grandes chanteuses de notre époque et de celle du jazz. J’ai une affection toute particulière pour Love Song et Didn’t know what to say, deux balades aux arrangements parfaits. No goodbye at all termine tout en douceur cet album au goût fruité. En résumé, Lady Linn & Her Magnificient Seven est un groupe de musique d’aujourd’hui mais avec le style et la classe musicale du jazz américain.

Nicolas Meunier a pu rencontrer Lady Linn et lui poser quelques questions.

Si tu devais te présenter en quelques mots… ?

Oh là… C’est difficile ! Je ne peux pas !

Si je devais présenter ma musique, je dirais qu’elle est pop, jazz et soul. Acoustique, aussi. Et si je devais me présenter, je dirais que je suis stable, positive et spontanée. Positive, surtout ! Et aussi un peu compliquée…

Peux-tu nous raconter tes débuts ?

Je crois que j’ai baigné dans la musique depuis que je suis toute petite. Mes parents écoutaient de la musique tout le temps, mon grand père avait un piano… Il y a toujours eu beaucoup de musique autour de moi. J’ai commencé à chanter à l’âge de quinze ans. A l’époque, je jouais du piano et un groupe de garçons m’invité à jouer dans leur garage. Il y avait aussi besoin d’une chanteuse dans le groupe, alors je m’y suis mis ! C’est un peu le hasard. Au départ, je pensais devenir pianiste, pas chanteuse.

Et tes premières scènes ?

Dans ce fameux garage, on a un jour joué avec le groupe devant la famille. Et on nous a dit que c’était bon ! Puis ensuite, j’ai commencé à jouer dans des cafés, puis au conservatoire, dans des clubs de jeunes et aussi dans des festivals. Vers dix-sept ans, j’ai aussi joué avec un groupe de reprises, on chantait du rock. J’ai fait beaucoup de concerts très différents, ça m’a permis d’apprendre beaucoup. Même dans sur des scènes un peu bizarres comme dans des festivals de motards !

Quand on écoute ton album, on a parfois l’impression d’être dans un piano-bar. C’est le fait d’avoir joué dans des cafés qui t’a inspiré cette ambiance ?

C’est inconscient, je pense. Parce que j’aime le jazz. Quand j’écris, je m’en remets beaucoup à mes influences. Je ne pense pas que je vais faire un truc jazz. J’ai des choses qui me viennent, et je me demande ce que je vais faire avec. Les cuivres, etc.. Quand j’écris la mélodie, ça peut être country et au final, ça peut sonner jazzy selon l’arrangement. Tout dépend.

Quelles sont tes influences, justement ?

Feist, Jamie Who, Alicia Keys, Prince, les Rolling Stones, Dinah Washington, Otis Redding, Curtis Mayfield, les Black Keys, Jimi Hendricks… J’écoute aussi beaucoup la radio, que ça soit de la pop, de la dance de la house…

Comment choisis-tu les thèmes sur lesquels tu écris ?

Je ne choisis pas. J’écris quand j’ai un sentiment, des choses qui me viennent. Sur les expériences de la vie. Je ne peux pas me dire à un moment donné que je vais écrire. Ca part toujours d’une émotion. Et aussi de la musique. En général, je compose avant d’écrire. Par petites bribes. Je chante, je joue une mélodie au piano… J’enregistre tout sur mon Mac avec Garage Band et je mélange. C’est un peu chaotique mais c’est une méthode qui m’amuse.

Plutôt scène ou studio ?

Studio ! Enfin… La scène, ça va aussi. Les deux en fait. Je me sens très à l’aise en studio, où je peux travailler comme je veux. Quand je suis sur scène avec le groupe, je suis aussi assez à l’aise. Pour chanter, ça ne me pose pas de problème. C’est pour parler au public que j’ai plus de mal. Je ne suis pas une entertaineuse. Mais ça va mieux qu’avant. C’est en Belgique que je suis le plus sur scène. Mais on a aussi joué au Divan du Monde récemment. J’aime l’ambiance des clubs, que le public soit libre. Qu’il écoute s’il veut mais qu’il ne soit pas gêné pour discuter avec son voisin s’il a envie. J’aime les salles conviviales où les gens sont debout et les festivals. Pas les grandes salles avec des sièges où on vous attend dans un silence religieux. Ca me rend nerveuse !

Notre magazine s’appelle Save My Brain… Sauver les cerveaux. Comment peut-on le faire ?

Il faut s’en occuper, penser, ne pas arrêter de regarder des choses nouvelles. Etre curieux comme un enfant. Et ne pas boire et ne pas fumer ! Je sais que ça en aide certains mais chez moi, ça ne marche pas !

Quels sont tes derniers coups de cœur culturels ?

En musique, j’en ai déjà parlé, c’est Jamie Who et Feist. Au ciné, j’aime beaucoup le dernier Almodovar, La Piel que habito. Il a aussi Melancholia, Drive et aussi Rundskop, c’est un film flamand qui a été nominé aux Oscars. Pour les expos, je suis allé au Brésil à Rio et j’ai beaucoup aimé les expos du MAM (Museu de Arte Moderna) mais je ne me rappelle plus les noms ! Et j’ai bien aimé un bouquin flamand, mais je ne sais pas s’il est traduit. C’est de Dimitri Verhuest et ça s’appelle De Helaasheid der Dingen. Et le film qui en a été tiré est bien aussi !

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