Curiosités

Lola

Nous vous avions déjà présenté le clip et l’album de Lola, aux accents soul fort agréables. La chanteuse répond aujourd’hui à nos questions…

Et n’oubliez pas ! Si vous voulez gagner l’album de Lola et la rencontrer lors d’un concert, il vous suffit de participer à notre concours, à ce lien.

Si tu devais te présenter en quelques mots… ?

Je ne sais pas faire ! En fait, je pense que je ne suis pas intéressante en moi-même. Je suis avant tout musicienne et j’essaie de créer des raisons de se réjouir pendant ce court moment où on est sur terre.

Comment as-tu défini ton style musical ?

Avant cet album, j’ai eu pas mal de détours… J’ai joué dans un groupe de punk fusion, j’ai fait de la house, du jazz. Je suis capable d’écouter de tout, de Marilyn Manson à la bossa nova. J’ai grandi pendant quelques années au Brésil. Mais pour cet album, c’est clairement un style rock soul.

Peux-tu nous raconter tes débuts sur scène ?

Ouh là là… J’ai fait un peu de tout ! Actuellement, c’est une de mes plus grandes joies. Par le passé, c’est allé pour moi de la gloire, avec une standing ovation de deux mille personnes, jusqu’au club pourri ou tout le monde te tourne le dos au fil des titres. Mon plus gros gadin, ça a été au Café Wha, à New-York. C’est un club mythique ou de grands noms comme Hendricks ou Dylan ont joué. J’étais avec un groupe de musique brésilienne et je devais jouer un titre d’Ellis Regina pas simple du tout, qu’il m’avait fallu apprendre dans la journée. Et ça l’a pas fait. Et quand je suis sorti de scène, je me suis posée, désespérée dans un coin. C’est alors qu’un musicien américain est venu me taper sur l’épaule, me dire « T’en verras d’autres ». Quand on a touché le fond comme ça et qu’on arrive à repartir, on en retire finalement une certaine fierté !

J’ai entendu dire que tu as déjà publié un album qui ne te convenait pas. Peux-tu nous en dire plus ?

Musicalement, ça a été une collaboration géniale, avec notamment du gospel. Je ne le renie pas du tout ! Ce n’était pas vraiment un album, juste un groupe de quelques titres. Où ça a posé problème, c’est au niveau de la politique de l’image, de la danse… Tout était trop calculé par le marketing. C’est un peu comme si j’avais fait un bébé et que quelqu’un d’autre choisissait à ma place comment il allait être éduqué ou habillé. Au final, le projet a capoté pour d’autres raisons.

Quels sont les albums qui traînent sur tes étagères et qui t’ont bercé ?

Je n’ai pas vraiment d’influence qui me revient au moment de composer. Et heureusement ! Tout cela est complètement digéré, ce qui me permet d’avoir un message propre. En ce moment, je redécouvre les débuts de Marvin Gaye, d’avant la Motown. J’écoute aussi pas mal de techno allemande, comme siriusmo.

Le fait de vivre aux Etats-Unis a-t-il une influence sur ta manière d’écrire et de composer ?

Oui, complètement. C’est la manière de vivre même qui y est différente. La culture y est différente, les messages y sont différents. Les avenus y sont larges…C’est un pays divisé mais il y a une certaine osmose humaine. Et même si maintenant, « it is Disneyfied », c’est standardisé, on parvient à conserver des ambiances différentes d’un quartier à l’autre. Et surtout, il y a une solidarité insoupçonnée.

Comment s’est passé la réalisation de ton clip ?

Très bien ! Et assez rapidement. On a fait peu de prises pour chaque scène. C’était dépaysant. On a tourné ça à Lancaster, dans l’église de Kill Bill, avec des figurants locaux. Il a été réalisé par Sonia Sieff, à partir de l’idée de la chanson qui dit « pas de panique, on va tous mourir ». On a ainsi voulu montrer les divers instants de la vie d’une personne. Au final, je trouve le rendu assez classe, surtout les parties en noir et blanc.

Plutôt scène ou studio ?

Les deux sont différents et se complètent. Je vais reprendre la métaphore de la gestation et de l’enfantement. On ne fait pas d’enfant sans faire l’amour. Et il n’y a pas de scène sans studio. Les deux se suivent.

Notre magazine s’appelle Save My Brain… Sauver les cerveaux. Comment peut-on le faire ?

Il a un proverbe américain qui dit « If you don’t use it, you lose it ». Il faut s’en servir tous les jours !

Quels ont été tes derniers coups de cœurs culturels (musique, livres, cinéma…) ?

J’ai récemment vu le film Sin Nombre, de Cary Fukunaga. Ca m’a retournée, c’est d’une grande beauté. J’ai aussi découvert cabaret de Scorcese et le dernier des Frères Cohen. C’est un chef d’œuvre où chaque scène est parfaite. Côté bouquins, j’adore T.C. Boyle. C’est un Mozart de la littérature !

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