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Ringer

Amis de ma génération, bonjour ! Ce mois-ci c’est le plaisir de la nostalgie, l’envie de renouer avec ses premières émotions télévisuelles et de retrouver la fan-attitude de vos 15 ans ; tout ceci offert par Ringer.

Ringer, c’était un peu le coup de poker de CW qui fait revenir d’entre les morts (ah ah) une héroïne qui a fait le bonheur des accros des séries : Sarah Michelle Gellar ! Sept ans que nous ne l’avions entre-aperçue qu’au travers de quelques films d’épouvantes médiocres ou dans les rediff’ de Buffy sur W9. Voilà que désormais, Ringer nous permet de nous mettre du SMG neuf sous la dent. Enfin plus pour très longtemps…

Ringer raconte l’histoire de sœurs jumelles que nous oppose (forcément). L’une (Bridget) est une ancienne alcoolique devenue témoin cl é dans une grosse affaire de meurtre tandis que l’autre (Siobhan) vit la belle vie dans les rues de la Grosse Pomme. Prise de panique par le procès, Bridget décide de fuir chez sa sœur qu’elle n’a pas vue depuis plusieurs années. Alors qu’elles viennent à peine de se retrouver, Siobhan se suicide. Désemparée et recherchée par les fédéraux, Bridget décide de prendre sa place auprès de son mari, sa famille…

Honnêtement, nous l’attendions cette série. Alors que les fans de la première heure (comme moi) se riaient du succès médiocre de Lying game (version teenager), attendant impatiemment le grand retour de SMG, le bilan est mitigé voire carrément médiocre.

Ringer tire des ficelles aussi grosses que les Feux de l’amour (oui la comparaison est très moche) entre les coucheries, les mensonges et autres. Les morales telles que « l’argent de ne fait pas le bonheur » ou « la vie cachée du gratin new-yorkais » est vu, vu et revu. Je ne fais même pas allusions à la qualité technique de la série entre des effets spéciaux désastreux (la scène sur le bateau lorsque Siobhan se suicide est mythiquement minable), le cadrage très soap opéra (gros plan sur visage ou réflexion intérieure sur le balcon avec vue sur NY la nuit) ou encore la qualité ras-les-pâquerettes des dialogues.

Pourtant, on sent que les acteurs ont envie d’y croire (et nous aussi). Le jeu de Sarah Michelle Gellar n’est plus à prouver et pourtant. Dans Ringer, la voilà feintant la souffrance intérieure, grossissant les réactions et débitant son texte en accentuant là où-c’est-supposé-faire-bien. Bref, on se demande bien ce qui a pu arriver à notre héroïne d’adolescence qui a su porter avec succès une série de toute une génération. Et les autres acteurs qui suivent ne sont pas meilleurs.
Bien sûr, la série présente quelques bons moments et se regarde assez bien. Quelques menus rebondissements laissent espérer mais malgré tout, on reste sceptique sur la durée de la série. La chaîne ne s’est pas encore exprimée sur le sujet, et il est fort à parier que tout le monde tire grise mine à CW car tout le monde croyait à ce retour (autant les dirigeants que les fans).

C’est tristement que, et c’est bien rare, je ne vous invite pas à regarder une série. Ringer est essentiellement faite pour les fans de Buffy qui souffre un peu de nostalgie télévisuelle. Peut-être que la force de la série pourrait être SMG, qui aurait le pouvoir de faire évoluer la série vers quelque chose de plus mature et de plus construit.

Promis, si Ringer change, vous en serez les premiers informés les petits amis !

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1 Comment

  • Reply
    samarian
    20 octobre 2011 at 22:25

    J’attends tellement de cette série que je n’ai pas encore osé la commencer.

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