Billet d'humeur macho

Garçons et filles : les origines

Ce mois-ci, j’aimerais rendre hommage à notre enfance, où notre échelle de valeurs était différente et notamment notre relation avec le sexe faible (pour les mecs) ou le sexe fort (pour les filles).

Bébé, notre relation avec le sexe opposé était simplement inexistante pour la bonne raison que le concept de sexe n’existait pas. Tout le monde était pareil. Jusqu’au jour où maman, pour gagner du temps en nous lavant plus rapidement, nous a mis dans la baignoire avec la petite voisine (ou le petit voisin) d’à côté venue dormir à la maison. Et là on a remarqué ce truc entre les jambes, que nous n’avions pas en commun. Ça a eu le mérite de nous interroger pendant à peu près 5 secondes, après quoi nous avions décidé que peu importe, de toute façon, notre truc (ou notre absence de truc) était bien mieux.

Plus tard, au primaire, toujours pas de grand intérêt pour les « autres ». On savait qu’on partageait le même monde, mais on ne venait pas du même. A la récré, on jouait à la game boy ou au foot pendant qu’elles jouaient à la corde à sauter. On ne comprenait pas pourquoi elles aimaient ça, de la même façon qu’on ne pigeait pas la mode des Barbies. Mais peu importe. Nos relations étaient ok mais sans plus. Si une fille voulait jouer au ballon, c’était possible, mais avec l’autre équipe parce que c’était une fille, et une fille, au foot, c’est nul.

Et puis un truc bizarre a débarqué. Cette hésitation avant d’aller donner une carte d’invitation à Chloé. Et puis cette idée de l’avoir invitée, déjà. Et on a compris que finalement ça peut être pas mal, une fille. Ça a continué comme ça, et puis un jour, la révélation, lorsque Joffrey a ramené le magazine de cul de son père qu’il avait trouvé en haut des toilettes, et qu’on a découvert des trucs super étonnants, et parfois franchement dégueulasses.

Quelques années plus tard, on commençait à comprendre le lien entre le magazine de Joffrey et nos parents. On en avait entendu parlé mais ce cours de SVT sur la sexualité, c’était la preuve ultime. Ce jour-là, on avait compris comment on faisait les bébés, il nous manquait plus qu’à trouver comment nos parents, eux, avaient fait. Parce que pour eux ça devait être différent, c’est sûr. C’était trop bizarre sinon. Et puis on a commencé à être jaloux de Gérald parce qu’il était en section L et donc dans la classe avec toutes les filles et tout et tout. Et puis on a commencé à cliquer sur « J’ai plus de 18 ans » sur les sites. Et là c’était fini, on était pris au piège.

Ce qui nous amène à notre situation actuelle. Et notre problème actuel donc, puisque maintenant nous sommes attirés par vous mesdames et que vous nous contrôlez. J’en veux pour preuve qu’en couple, on voit moins ses potes et qu’on fait des bébés. Autrement dit, on ne joue plus au foot, mais à la Barbie. Bien joué. Mais attendez de voir si c’est un petit gars qui va arriver. Parce qu’on aura 2 3 jouets à lui montrer.

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2 Comments

  • Reply
    donjon
    12 avril 2014 at 12:52

    mdrrr

  • Reply
    Lilith
    8 juin 2010 at 22:54

    J’ai bien ri! ;)

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