Expositions

Une histoire idéale de la mode années 1970 et 1980

Le musée de la Mode et du Textile nous a habitués à d’excellentes expositions. S’agissant le plus souvent de monographies, ou tout au moins d’un thème tournant autour d’un créateur, le thème est cette fois différent. Le projet est ambitieux, il s’agit de retracer l’histoire de la mode des années 1970 aux années 2000 en deux volumes. Cette expo qui court jusqu’au 10 octobre explore la première moitié des cette période, seventies et eighties, dans ce qui s’intitule « histoire idéale de la Mode contemporaine, volume 1 ».

L’idée est de regrouper, dans les vitrines des deux étages de galerie réservés à la mode, les défilés les plus marquants des deux décennies traitées dans cette première partie. De quoi mettre en avant quelques nouveautés marquantes comme les grosses mailles de Dorothée Bis ou Sonia Rykiel, l’univers onirique et fantastique de Thierry Mugler ou encore l’arrivée de la mode japonaise, prenant à contre-pied la notion de luxe.

On découvre ou redécouvre avec plaisir les fantaisies de Jean-Charles de Castelbajac, un des premiers à poser des liens entre l’art et la mode ou encore les créations de Claude Montana. Les années 1980 voient elles l’émergence d’Azzedine Alaïa, dont la robe à capuche qui est présentée surprend par la légèreté de ses lignes.

Mais la mode, ce ne sont pas que des vêtements. Les défilés font aussi parti du jeu. Une des parts les plus intéressantes de cette exposition est d’ailleurs la mise en évidence des mutations de ce genre d’événement. Sobre et sans musique dans les escaliers de la rue Cambon du temps de Mademoiselle Chanel, ils s’égaient à l’arrivée de Karl Lagerfeld. Certains se transforment en véritables shows à l’américaine, comme Thierry Mugler qui propose son défilé tel un spectacle ouvert au public. A côté de cela, Issey Miyake le transforme en ballet.

L’expo mêle donc vidéo et des pièces censées avoir marqué l’histoire de la mode de ces années. Un mélange qui semble à priori idéal pour retracer une histoire. Malheureusement, la scénographie mal fichue (les textes sont parfois cachés derrière les mannequins…), la répartition pas franchement logique et des choix de pièces pas toujours pertinents gâchent un peu notre plaisir. On a connu mieux en ces lieux, au point qu’on préfèrera lire le catalogue de l’exposition au coin du feu. Espérons que le volume 2 sera mieux agencé !

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1 Comment

  • Reply
    La Papoune
    23 juillet 2010 at 12:10

    Tout à fait d’accord avec Nicolas ;-)

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