Musique

Laura Veirs – July Flame

Laura Veirs a grandit à Colorado Springs dans le Colorado, un des états du Middle West comprenant les montagnes Rocheuses. Ce qui colle très bien à l’image que l’on se fait de Laura en écoutant sa musique, perdue dans un état vaste au milieu des montagnes, là où la nature a encore une signification tangible. On passera sous silence le fait que Colorado Springs est l’une des 50 plus grande ville des États-Unis car cela ne colle pas à l’image que l’on veut d’elle.

Et puis de toute façon, sa biographie indique qu’une partie de son inspiration lui est venue des sorties camping auxquelles ses parents l’amenaient l’été. C’est bon la nature est toujours bien présente. D’ailleurs pour que l’on soit bien sûr que seule la nature l’ai inspiré, sa biographie raconte qu’elle n’a pas écouté de musique avant ses 20 ans. Elle entendait bien sûr la musique autour d’elle (classique, folk, pop), mais ne l’écoutait pas. C’est amusant de remarquer qu’aujourd’hui de plus en plus d’artistes se vantent d’avoir peu de culture musicale. Pourtant à une autre époque (avant l’avènement de l’internet et de la culture a porté de clic ?) beaucoup d’artistes n’hésitaient pas à montrer qu’ils étaient de véritables encyclopédie musicale, leur manière de montrer qu’ils étaient fières de leurs racines. Aujourd’hui donc plus rien !
La raison est assez évidente, éviter les comparaisons (souvent grossières) qui cataloguent trop vite une chanteuse ou un groupe et lui enlève la possibilité de créer sa propre identité, spécificité, particularité…

Donc Laura Veirs ne ressemble à personne, elle n’a pas créé un nouveau style, ni révolutionnée son genre, mais elle est bel et bien unique. Et c’est pour ça qu’on l’aime.

Laura Veirs entre dans son premier groupe alors qu’elle étudiait la géologie et le Madarin dans une université du Minnesota. Un groupe de punk entièrement féminin appelé Rair Kx. Après ses études elle s’oriente vers la musique folk et country. Elle se mit à écrire ses premiers textes alors qu’elle travaillait comme traductrice sur un site géologique en Chine. Une expérience éprouvante pour elle, qu’elle réussit à dépasser en s’exprimant dans ses textes.
De retour au États-Unis elle écrit et compose son premier album : Laura Veirs (1999). Un disque de 35 minutes de chansons folk enregistré en moins de trois heures, une véritable révélation. Laura a une voix qui attire l’attention, pleine d’énergie et joue vraiment de la guitare, elle ne se contente pas de gratter trois accords comme beaucoup. Le début d’une très belle carrière qui verra sortir sept albums, la plupart acclamés par la critique (son premier album « de groupe » Year Of Meteors en 2005 et son incursion pop sur Saltbreakers en 2007 n’ont pas plu à tout le monde).

Le dernier album en date s’intitule July Flame, il doit son nom à la chanson éponyme qui est certainement une des meilleures de l’album. Mais July Flame est aussi, et surtout, le nom d’une variété de pêches biologiques.
Sorti la semaine dernière sur son propre label Raven Marching Band Records aux États-Unis et chez Bella Union en Europe, July Flame est un retour sur ses propres racines. Elle a perdu un peu de la fougue qu’elle avait sur son premier album et sa voix s’est adoucie mais c’est bien la même Laura que l’on retrouve, magique et envoûtante. Pour écrire et composer cet album elle s’est enfermée seule avec sa vieille guitare. Ce n’est qu’après avoir réalisé ce travail qu’elle a invité son groupe, les Hall of Flames, et son producteur Tucker Martine à ajouter leur propre touche à ses compositions. Il en résulte un album folk à la production moderne, subtile et diversifiée. Un disque apaisant, délicat, qui apporte une touche de bonheur et de chaleur à cet hiver rude et neigeux.

Oui Laura parle de pêches, de papillons, de l’été, des petites choses de la vie, de la nature et elle le fait avec un talent indéniable.

Morceaux de choix : July Flame, Silo Song, Summer is the Champion, Wide-Eyed, Legless, Make Something Good.

Laura Veirs et son groupe seront au Café de la Danse (Paris) le 29 janvier et à L’Aeronef (Lille) le 30 janvier 2010.

Clip de July Flame :

Son site : http://lauraveirs.com/
Son myspace : http://www.myspace.com/lauraveirs

You Might Also Like

No Comments

    Laisser un commentaire

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.