Chanteuse rock

Shirley Manson

Surtout ne pas croire que Shirley Manson possède une quelconque filiation avec un Charles ou Marilyn du même nom. Aucun lien, fille unique. Là où certains ont laissé une empreinte noire dans l’histoire des serial killers sectaires, Shirley a choisi d’associer son patronyme à la scène rock alternative, en tant que chanteuse et icône du groupe Garbage. Propulsé sur la scène médiatique des années 90, ce groupe américano-écossais atypique partage néanmoins une importante similitude avec Marilyn Manson : leur utilisation du « groupe concept ». Fondé en 1993 par un trio de talentueux producteurs américains (Butch Vig, Duke Erikson et Steve Marker) désireux de passer de l’autre côté des studios, Garbage a pour vocation la recherche de sons électro-rock novateurs. Mais il reste une voix à trouver et c’est là que Shirley intervient. Le projet Garbage qui devait ne durer que l’espace de quelques titres est une véritable révolution et entraîne ses membres dans une spirale de succès en chaîne que ne sauraient démentir les titres « Only Happen When It Rains », « Queer », « Stupid Girl », « Push It », « I Think I’m Paranoid », « When I Grow Up » et plus récemment encore « Why Do You Love Me ».

Si malheureusement l’histoire a été moins clémente avec le devenir du groupe, un temps en « complète scission » avec lui-même, les fans se raccrochent à la possible réalisation d’un nouvel album studio, le 5e après Bleed Like Me (2005) et la sortie en 2007 de leur best-of Absolute Garbage. Voici, histoire de combler l’attente, les grandes lignes de l’épopée Garbage, et de leur tout aussi déjantée, Shirley Manson… Preuve que dans Garbage, il n’y a rien à jeter !

La plus bizarre des bizarres

Sur bien des égards, Shirley avait relativement peu de chances de croiser le chemin des autres membres du groupe, « les garçons » comme celle-ci aime affectueusement les surnommer. Et pourtant, si cette rencontre s’est effectivement produite, c’est grâce à une persévérance, une intuition et un facteur chance incroyables ! Chronique d’une curieuse destinée.

Née le 26 août 1966 à Edimbourg, benjamine de Mitchell et Muriel Manson, respectivement généticien et secrétaire médicale – ex chanteuse dans un « big band », Shirley Ann avait de quoi se passionner soit pour les sciences soit pour la musique ! Avec un prénom hérité d’un roman de Charlotte Brontë, c’est donc tout naturellement que la petite fille développe une certaine sensibilité artistique en apprenant le piano et la danse classique avant d’entamer une formation musicale à la City of Edinburgh Music School où celle-ci participe également aux ateliers théâtre. Une enfance plutôt aisée et heureuse en surface, un enfer en réalité, la fillette étant constamment la proie de railleries et de coups portés par ses « camarades » de classe qui se moquent de ses yeux verts « globuleux ». Un traumatisme qui développera chez elle un caractère à la fois fragile et agressif…

Shirley grandit et à l’adolescence flirte avec tous les excès : drogue, alcool, vol à l’étalage, infraction (en entrant par exemple par effraction dans le Zoo d’Edimbourg !) d’autant que celle-ci rejoint un groupe de rebelles et déserte l’intégralité des cours. Mais le plus inquiétant reste encore son recours à l’automutilation à chaque fois que la jeune fille est mise en situation de stress, de dépression ou d’anxiété. A 19 ans, celle-ci abandonne finalement ses études pour rentrer dans le monde du travail et enchaîne les petits boulots : serveuse, vendeuse et même mannequin pour le magazine Jackie, malgré sa piètre opinion quant à son apparence ! En parallèle, Shirley fait la connaissance de groupes musicaux indie en soirée et participera à plusieurs d’entre eux dont The Wild Indians et Autumn 1984 avant de rejoindre Goodbye Mr Mackenzie.

Dans son premier vrai groupe, Shirley s’occupe des claviers et des chœurs, en plus d’être la petite amie du chanteur (Martin Metcalfe) ! Quelques petits succès sur la scène locale et Goodbye Mr Mackenzie signe avec Capitol Records en 1987 qui sera l’année de la sortie de leur premier album, Good Deeds and Dirty Rags et de leur unique single « The Rattler » à se placer en bonne position dans les charts britanniques. Malheureusement, d’autres nouveaux titres eux, ne persuaderont pas et annulent la sortie du deuxième album en prévision. Séparée de Metcalfe, Shirley n’en décide pas moins de continuer l’aventure en rebaptisant au début des années 90 le groupe Angelfish, où elle tient cette fois-ci le rôle de chanteuse. Après un premier single remarqué « Suffocate Me », le succès du second titre « Heartbreak To Hate » va emporter le groupe vers une tournée marathon en France, Belgique ainsi qu’au Canada et aux Etats-Unis. Dans l’euphorie du moment, la chanteuse est encore à mille lieues de s’imaginer être l’objet de convoitises musicales.

Car aux Etats-Unis, « Suffocate Me » fait une timide apparition dans les clips de la chaîne musicale MTV. Et par la plus grande des chances, le producteur et musicien Steve Marker repère la pépite, persuadé qu’il est que cette Ecossaise pourrait devenir la chanteuse qu’il manque cruellement à son groupe, Garbage. Marker montre aussitôt la vidéo à ses collègues, Duke Erikson et Butch Vig qui s’empressent de contacter Ms Manson pour l’auditionner. A l’époque, Shirley n’a pas la moindre idée de la notoriété du trio de producteurs et c’est in extremis que celle-ci prend connaissance de leurs C.V bien remplis, à en juger par la seule signature de Vig sur le mythique album de Nirvana, Nevermind. Ce 8 avril 1994, la chanteuse fait la rencontre des trois Américains à Londres. Les contacts sont à peine pris que déjà l’ironie du sort les rattrape : le suicide brutal de Kurt Cobain met entre parenthèse le projet avec la rentrée précipitée des producteurs vers les Etats-Unis.

Malgré ce premier rendez-vous manqué, Shirley se recentre sur Angelfish et continue sa tournée. D’ailleurs, la prochaine escale les fera passer par le territoire américain où Vig, Marker et Erikson se sont promis d’assister à leur concert au Metro Chicago. A la fin de la tournée US, Angelfish connaît un tel succès que le trio décide de rapidement ré-auditionner Manson. Une prestation mitigée mais qui vaudra aux producteurs de découvrir des affinités musicales communes avec la jeune femme. Après avoir mis un terme à l’aventure Angelfish et s’être mise à poser des paroles sur les maquettes de Garbage, Shirley reçoit en août 1994 l’autorisation de son label, Radioactive Records, pour s’associer à ce nouveau groupe. Plus rien ne pourra alors arrêter la machine Garbage !

Seulement heureuse lorsqu’il pleut

Et la magie opère pour le quatuor “Manson-Vig-Marker-Erikson”. Moins d’un an après sa formation, soit le 20 mars 1995, le groupe sort son premier single « Vow » suivi quelques mois plus tard par les titres « Only Happy When It Rains », « Queer », « Milk », « Stupid Girl », issu de leur album sobrement intitulé Garbage (15/08/1995). Le monde entier succombe au phénomène « pop-rock alternatif trip-hop électronique » qui monopolise toute l’année durant les premières places des charts internationaux. Certifié Platine à deux reprises aux Etats-Unis, Royaume-Uni et Canada contre Disque d’Or en France, le premier album continue sa fulgurante promotion à travers une longue tournée qui les fera passer notamment par l’Europe, avec à la clef de nombreuses premières parties assurées pour les concerts des Smashing Pumpkins ! Et le public de s’immerger dans un univers très « garbagien » empreint tout à la fois de violence, revanche, vulnérabilité, mélancolie, le tout soupçonné d’une pointe de sado-masochisme. En un mot, un rock innovateur, explosif et habité qui vaudra à Garbage les qualificatifs de « joyaux de pop alternatif » (www.allmusic.com), découlant de « disjonctions de tragédie et de bric-à-brac » (www.rollingstone.com). Tout un poème !

Après une ascension aussi fulgurante, il est évident que le prochain album est attendu au tournant. Aussi, histoire de tromper le phénomène de manque, la bande à Shirley décide-t-elle de signer en 1996 le titre « #1 Crush » pour la bande originale du Romeo + Juliet de Baz Luhrmann… Et de revenir enfin sur le devant de la scène avec la sortie internationale de Version 2.0 le 11 mai 1998. Pour espérer égaler le succès de leur premier opus, le groupe est ainsi resté 2 années entières à plancher sur le son de 2.0, résolument plus électronique puisque l’un des premiers albums entièrement réalisés par un logiciel de création musicale. Des centaines de samples d’artistes différents (on citera les Beach Boys ou The Pretenders), une trame musicale aux références directement empruntés aux sixties, seventies et eighties… Un travail de titan donc mais qui en valait la peine : malgré un départ plutôt lent, le deuxième album rattrape le succès de son prédécesseur en se classant une nouvelle fois Platine dans de nombreux pays (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, U.S). Hymne rock nouvelle génération, « Push It » emmène les chansons « I Think I’m Paranoid », « Special », « When I grow Up », « The Trick Is To Keep Breathing » et “You Look So Fine” vers la reconnaissance ultime.

Pas le temps de dire ouf que déjà Garbage reprend la voie des studios pour enregistrer « The World Is Not Enough », qui n’est autre que le thème musical du 19e James Bond, traduit en français par « Le Monde Ne Suffit Pas ». Un changement de registre complet autant au niveau de l’orchestration qu’à celui du chant ! Gage que cette expérience les a visiblement inspirés, le groupe continue dans sa course aux titres en composant déjà de nouveaux morceaux dont Shirley se fait l’écho via son blog dès 2000, en devenant pionnière en la matière. Le processus créatif terminé, tout se précise en 2001 avec la sortie de leur nouvelle réalisation prévue pour le 27 septembre. Mais c’était sans compter le tragique épisode du 11 septembre qui marquera durablement les esprits : tandis que toute la communauté internationale a le regard rivé vers les ruines du World Trade Center, Beautiful Garbage sort dans la quasi indifférence générale (27/09/2001). Le single phare « Androgyny » n’arrivera pas à faire décoller les ventes de l’album, ni même les chansons qui suivront comme « Cherry Lips », « Breaking Up The Girl » ou « Shut Your Mouth »… Timidement décliné en Or au U.K, Canada et Nouvelle-Zélande, le disque reçoit pourtant la consécration en Australie en se classant Platine à trois reprises. Ces « jolis détritus » ont raté le rendez-vous qu’ils s’étaient fixés avec leur public, encore trop choqué pour mesurer toute cette fine fusion d’electronica et de hip hop mâtiné de new wave et des girls groups des 60s. Pourtant, c’est « peut-être leur meilleur album » ne manquera pas de chroniquer à ce sujet le site Allmusic.com.

Une époque douloureuse commence alors pour le groupe en proie à de violentes secousses internes. Une longue pause suivie d’une séparation officieuse de quatre mois courant 2003 : le séisme n’est pas loin… Par chance, le groupe retrouve la voie de la raison et parvient à garder le cap autant pour l’amour de la musique que pour celui de ses fans. Après une longue attente, leur quatrième album studio Bleed Like Me (en abrégé, BLM) sort à l’international le 11 avril 2005 précédé quelques jours auparavant de la chanson « Why Do You Love Me ». Justement « Pourquoi M’aimes-Tu » semble demander Garbage à son public, tandis que les singles « Bleed Like Me », « Sex Is Not The Enemy » et « Run Baby Run » lui emboîtent le pas. Après une belle percée dans les charts (en devenant notamment le 1er album du groupe à se classer en pôle position du Billboard US), BLM peine cependant à tenir la distance et ce malgré l’approche plus rock qu’électro représentée par les guests Dave Grohl (Foo Fighters), Matt Walker (Smashing Pumpkins) et Justin Meldal-Johnson (Beck, N.I.N). Maigre récompense que cette certification « Disque d’Or » en Australie contre de l’Argent au Royaume-Uni… Le désamour de Bleed ne tarde pas à mettre de nouveau en danger la pérennité du groupe : après l’annonce d’une « pause indéfinie » expliquant, en pleine tournée, l’annulation d’une série de leurs concerts, l’avenir de Garbage semble dangereusement compromis…

Bénéfique, ce break l’est immanquablement car si Shirley et les garçons vaquent chacun à leurs projets solos, c’est pour mieux se retrouver le 23 juillet 2007 pour la sortie commerciale de leur best-of Absolute Garbage. Compilation de 16 de leurs plus gros succès, de « Vow » à « Push It » en passant par « Cherry Lips (Go Baby Go !) », « Shut Your Mouth », « Why Do You Love Me » et “Bleed Like Me”, AG revisite la chronologie des 4 albums, en y incluant les deux bonus “#1 Crush”, « The World Is Not Enough », ainsi que le remix de « It’s All Over But The Crying » (Bleed Like Me) et le titre inédit : « Tell Me Where It Hurts ». Apparu dans les bacs quelques jours en amont, la nouvelle compo indique clairement que le groupe a pris un virage à 360° ! Nouveau registre de chant, une instrumentation orchestrale sonnant très sixties largement mise en relief dans le clip de Sophie Muller où Shirley se fait Catherine Deneuve façon « Belle de Jour »… Garbage l’affirme haut et fort : non,  ils ne sont pas morts et on a certainement pas fini d’entendre parler d’eux !

Comme Jeanne d’Arc qui revient pour en avoir plus

Conséquence logique : les spéculations quant à la réalisation d’un nouvel opus n’ont jamais été aussi vivaces et même si depuis courant 2008, celles-ci s’affinent sans vraiment se préciser, c’est du côté de Shirley que les plans d’un projet solo se dessinent. Interrogé à ce propos, celle-ci a confirmé en mars 2006 avoir planché sur des maquettes avec l’aide, entre autres, de l’auteur-compositeur écossais Paul Buchanan et des musiciens américains Jack White ou Bill Corgan. Côté manettes, ce serait Butch Vig lui-même qui se serait occupé de l’enregistrement dans la résidence de la chanteuse située à Los Angeles. Un pré-produit fini qui, somme toute, ne demande qu’à s’insérer sur le marché, mais sans urgence, puisque Miss Manson ne s’est pas fixée de date butoir pour achever son œuvre personnelle.

En attendant de véritablement sauter le pas, Shirley multiplie les collaborations : l’écriture de la préface de la biographie autorisée du groupe Siouxsie & The Banshees (elle en est une fan inconditionnelle), la participation à des duos avec Debbie Harry, les Fun Lovin’ Criminals, ou Queens of the Stone Age ou « guest » invitée à partager la scène de The Pretenders, Iggy Pop, Incubus, Kings of Leon, Gwen Stefani, j’en passe et des meilleurs, la chanteuse ne chôme pas ! En voie d’émancipation, la demoiselle ? Sûrement, car comme celle-ci l’exprimait au sortir des tensions qui avaient jalonnées l’enregistrement de Bleed Like Me : « C’est dans la nature des êtres humains : à partir d’un moment, vous voulez faire votre propre truc mais vous êtes toujours liés ensemble en tant que groupe, un peu comme des frères siamois » (http://www.rollingstone.com/artists/nirvana/articles/story/6843300/garbage_survive_bleed). Ce groupe dont elle ne se voit cependant pas se défaire et dont les effets de la pause se font le plus cruellement sentir,  comme le laisse penser son dernier post déposé sur leur site officiel : « Nous sommes toujours dans notre pause et ça commence à être vraiment bizarre. C’est un peu comme décider de s’abstenir de faire l’amour à votre femme » (http://www.garbage.com/news/journal.php).

Amante délaissée, Shirley ? En tout cas, celle-ci n’y va pas par quatre chemins pour dire ce qu’elle a à dire, car ce n’est une légende pour personne, Miss Manson ne manque pas de caractère. Le « pitbull » de la bande, comme celle-ci aime qu’on la surnomme, ne se voit pas pour autant rebelle au sens stricto sensu et y va même de sa propre définition lorsque l’on interroge à ce sujet : « [..] Se considérer soi-même comme rebelle est quelque peu ridicule. Mais en même temps, je suis assez consciente que j’ai toujours en quelque sorte tissé ma propre toile. Je veux dire, je m’occupe de mes propres affaires et généralement ça rentre en désaccord avec les personnes autour de moi. C’est incontestablement une partie intrinsèque de mon maquillage qui me fait voir en noir là où tout le monde ne voit que du blanc » (www.findarticles.com). Tu m’étonnes ! Shirley, la langue de bois, elle connaît pas. Christina Aguilera, elle s’en souvient : « Même si Christina Aguilera me disait demain qu’elle est fan de Garbage, je n’en aurais rien à faire. Je continuerais à penser que n’est qu’une horrible sorcière », lui devrait-on, entre autres gentillesses ! (www.guido.be/fr).

On l’a bien compris, Shirley faut pas la chauffer. Ce caractère entier et sans concession, même s’il s’adoucit avec le temps, fait d’ailleurs partie de son fonds de commerce. Certains restent sur le choc des paroles brutes du premier album Garbage, où se mélangent tout à la fois violence et vulnérabilité, revanche et passivité, comme dans le single « Vow », traduit en français par « Vœu » : « You burned me out but I’m back at your door/ Like Joan of Arc coming back for more » (« Tu m’as épuisée mais je suis revenue à ta porte/ Comme Jeanne D’Arc qui revient pour en avoir plus »)… D’autres saluent la maturité d’une chanteuse aussi capable de dépeindre la passion du premier amour (« # 1 Crush ») que de donner d’intelligentes leçons de vie : aller au delà des difficultés pour s’en sortir (« The Trick Is To Keep Breathing »), y réfléchir à deux fois avant de se faire son propre avis (« Shut Your Mouth »), questionner l’amour et l’être aimé (« Why Do You Love Me ») ou ne pas être réfractaire aux changements pour se faire l’artisan de sa propre existence (« Run Baby Run »)… Mais tous s’accordent sur la politisation du discours de l’artiste que ce soit contre la guerre en Irak (« Metal Heart », « Boys Wanna Fight ») ou quant à la défense des libertés civiles par le biais de la sexualité (« Sex Is Not The Enemy »), chansons toutes présentes sur l’album Bleed Like Me.

« Saigne Comme Moi » invoque Shirley dans la chanson éponyme du 4e album, morceau traitant d’autodestruction, à portée autobiographique si on juge par son passé. La chanteuse n’a pas trouvé meilleure thérapie que l’écriture pour communiquer avec son public et conjurer ses vieux démons. Pas difficile de deviner que derrière ses allures de forte tête, celle-ci cache un criant manque de confiance en soi que l’ancienne dismorphobe a mis des années à combattre en posant par exemple pour Calvin Klein. Après être passée par différents looks et coupes (du platine court au brun mi-long), la rousse incendiaire a trouvé un style en parfaite adéquation avec son image… Et son maquillage, soigneusement étudié par certaines envieuses ! Fashionista à la ville comme sur scène, l’artiste met également ses talents de serial modeuse au profit de la bonne cause : au service des enfants atteints de cancer, de la Croix-Rouge Internationale et de la recherche contre le Sida avec la vente combinée de rouges à lèvres griffés Garbage. Sans oublier sa participation à la campagne anti-fourrure organisé par la PETA, association internationale défendant les droits des animaux.

Pas de doute, Shirley est de tous les fronts. Et de surcroît, se révèle être une artiste au sens large du terme. Après la musique et le mannequinat, c’est donc tout naturellement que celle-ci a entamé depuis mai 2008 une carrière d’actrice TV en intégrant le casting de la deuxième saison de la série américaine The Sarah Connor Chronicles. Pour le pitch : tirée de la trilogie Terminator, l’intrigue se situe après Terminator 2 : Le Jugement Dernier et narre les aventures de Sarah Connor et de son fils John, se cachant du gouvernement américain et des terribles robots envoyés par le super ordinateur militaire Skynet. Et à votre avis qu’incarne donc Miss Manson ? Catherine Weaver, perfide cyborg de type T-1001, destiné à prendre la tête de Zeira Corp, une société de haute technologie flirtant avec une intelligence artificielle très semblable au futur Skynet. Une belle première pour l’actrice en herbe, qui pour le caractère ambigu de son rôle s’est inspirée de Glenn Close et Margaret Thatcher (eh oui, la Dame de Fer !) mais qui n’aura malheureusement pas de suite, la série ayant été officiellement annulée après le tournage de la deuxième saison… En attendant de découvrir ce que la talentueuse artiste nous réserve encore comme surprise, guettez la sortie imminente du coffret vidéo de la série si vous en avez raté la diffusion. Ou révisez vos classiques : quelques bons vieux tubes de Garbage devraient bien vous accompagner pendant cette trêve estivale!

(Les photos proviennent de http://shirley-manson.org/)

Sources
Sites internet :
http://www.garbage.com/home.php
http://www.myspace.com/garbage
http://www.garbagediscobox.com/news/?cat=2
http://www.facebook.com/pages/Shirley-Manson/27037696386
http://fr.wikipedia.org
http://en.wikipedia.org
http://www.rollingstone.com
http://www.azlyrics.com/

Articles:
Garbage Review (http://www.allmusic.com/cg/amg.dll?p=amg&sql=10:wpfpxq9hldfe)
Album Reviews – Garbage (http://www.rollingstone.com/artists/garbage/albums/album/87242/review/5941124/garbage)
Beautiful Garbage Review (http://www.allmusic.com/cg/amg.dll?p=amg&sql=10:3cftxqq0ldte)
Garbage Survive “Bleed” (http://www.rollingstone.com/artists/nirvana/articles/story/6843300/garbage_survive_bleed)
Journal : Diary Update January 17, 2005 (http://www.garbage.com/news/journal.php)
Garbage goddess – interview with rock singer Shirley Manson – Interview (http://findarticles.com/p/articles/mi_m1285/is_n2_v27/ai_19192190/?tag=content;col1)
Shirley Manson (Garbage) peut vivre sans fans célèbres (http://www.guido.be/fr/D%C3%A9tente/ArticleDetail/ArticleId/1833/Shirley-Manson-Garbage-peut-vivre-sans-fans-clbres.aspx)

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2 Comments

  • Reply
    Juliette
    1 juillet 2012 at 22:22

    Super article, complet et bien écrit. Merci à l’auteur(e) de ce texte de nous faire un portrait d’aussi bonne qualité sur cette artiste hors du commun.

  • Reply
    Sekhmet
    31 juillet 2009 at 16:08

    J’ai toujours beaucoup aimé Garbage… sais pas pourquoi … quelque chose de fort …

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