Nina Persson

Si son nom ne vous dit peut-être pas grand chose, les plus physionomistes d’entre vous auront d’ores et déjà reconnu son charmant petit minois. Séquence souvenir : en 1996, Nina et son groupe, The Cardigans explosaient aux quatre coins du globe avec leur tube « Lovefool » présent sur la B.O du Romeo + Juliet de Baz Luhrman… Il aura suffit d’une ballade douce-amère sur l’amour à sens unique, porté par un tempo « exotica » et lounge très sixties pour que les jeunes Suédois d’expression anglaise sont proclamés le « groupe d’un hit » ! Les albums suivent et ne ressemblent pas (Gran Turismo, Long Gone Before Daylight, Super Extra Gravity) mais peinent à reproduire l’exploit du « Lovefool » de First Band On The Moon. Tout juste, la sortie d’une compilation best-of en janvier dernier rappelle que, faute de donner plus de précisions sur leur devenir artistique, The Cardigans entendent fêter dignement leur 16 ans de carrière. Glorifiée pour son « génie » musical ou raillée en raison de sa soi-disante étiquette « kitsch », la bande à Nina est bien loin de laisser indifférent… A l’image de sa chanteuse, transfuge à mi-chemin entre Blondie et Burt Bacharah qui, n’en déplaise aux charmants clichés fustigeant encore l’espèce des Blondes, est plus qu’une voix de soprano sur un physique avenant. C’est également une artiste multidisciplinaire capable de mener en parallèle des projets solos comme « A Camp », dont le deuxième album Colonia devrait sortir début 2009. Rien de mieux que jeter un coup d’œil sur le passé de Miss Persson pour mieux comprendre son actualité, alors comme celle-ci le dirait : « Erase and Rewind » !

Efface et rembobine

Il y a une blague qui marche fort bien : Jönköping est à la chrétienté ce que Salt Lake City est aux Mormons ! Avec un total de 52 églises pour moins de 150 000 habitants, la petite ville est l’un des plus importants centres religieux en Suède Centrale. C’est pourtant dans ce cadre que deux ex fans de heavy metal, le guitariste Peter Svensson et le bassiste Magnus Sveningsson décident de monter en octobre 1992 un groupe qui serait « aussi bon que les Beatles ». Rien que ça ! Le line-up instrumental se voit développé par un autre guitariste, Matthias Alfheim et le batteur Bengt Lagerberg. Tout aussi rapidement cependant, Alfheim est remplacé par le guitariste/clavier Lasse Olaf Johansson. Une connaissance de collège de Sveningsson, Nina Elisabet Persson assurera quant à elle le rôle de chanteuse principale : à 18 ans, la jeune fille est alors étudiante en art et si le chant est pour elle une passion, elle n’a jamais eu encore l’occasion de le pratiquer professionnellement ! C’est au détour d’une interview que Persson et Svensson évoquent les débuts du groupe, avec une pointe d’humour : « Il y avait plein de groupes de rock à Jönköping mais ils chantaient tous sur Jésus, ce qui, pour notre part, ne nous intéressaient pas du tout. Si vous n’étiez pas croyant, il n’y avait rien à faire. C’est ce qui nous a donné envie de former un groupe et jouer notre propre musique les vendredis soirs quand tout le monde était à la messe » (The Cardigans : Songs from beyond the comfort zone, 21/10/2005, www.independent.co.uk).

En partageant le même appartement, The Cardigans goûtent aux joies de la vie en communauté. Entre deux répétitions et brainstorms arrosés (dont Nina confiera que c’est la meilleure démarche qui existe pour la création de chansons !), la joyeuse bande enregistre une maquette qui arrive entre les mains du producteur Tore dit « Doc » Johansson. Dans la foulée, celui-ci les invite aux Tambourine Studios de Malmö pour enregistrer leur premier album Emmerdale. Comme Sveningsson le confie dans le site officiel du groupe « Nous ne nous considérions pas tellement sixties jusqu’à ce que nous enregistrions aux Tambourine Studios avec Tore. Il nous a apporté cette vision de la musique parce qu’il pensait que nous avions de bonnes chansons mais qu’il manquait quelque chose pour les parachever. Alors il a commencé à nous enseigner la musique des années soixante et nous avons mis ses théories en pratique » (www.cardigans.com). Pas de doute qu’en mélangeant pop et jazz à la sauce sixties, The Cardigans assure à la scène suédoise un certain renouveau musical.

Quand Emmerdale paraît en février 1994, il fait l’effet d’une bombe en Suède. Pas tout à fait remis du phénomène ABBA, la scène nationale est encore largement baignée par des artistes aussi vite consommés, aussi vite oubliés, que Nina se plaît à appeler les « Mariah Carey et Rod Steward à la Suédoise » (Their New Cuckoo, 6/11/1998, www.rollingstone.com). D’accord, The Cardigans ont une dominante pop mais, il n’y a qu’à voir la finesse de leurs arrangements musicaux pour comprendre que ceux-ci ne jouent pas dans la même catégorie. D’ailleurs, si la musique est joviale, les paroles elles, le sont carrément moins, et c’est cette discordance qui fait toute la force des singles tels que « Rise and Shine », « Black Letter Day » et « Sick and Tired ». Nostalgie sur le fond versus joie de vivre sur la forme, le concept emballe carrément le public suédois qui fait de « Rise and Shine » un hit, élu « Meilleur Single de l’année 1994 » par un sondage dans le très trendy magazine musical Slitz. En Europe et même au Japon, on commence déjà à parler des fameux Scandinaves.

Idiote par amour

Parties sur les routes européennes assurer la promotion de Emmerdale, Nina et sa bande planchent déjà sur la préparation d’un nouvel album. Life, c’est son nom, sort en mars 1995, toujours sous le label Stockholm Records. Considérée comme la réponse satyrique faite à Emmerdale, Life met les bouchées doubles côté pop à grands renforts de paroles et de sonorités acidulées. A n’en juger que par la pochette sur laquelle Nina pose candidement en patineuse artistique, on comprend automatiquement que l’heure est à l’ironie et à l’autodérision ! Véritable succès en Suède et au Japon où celui-ci est consacré « disque de platine », Life s’écoule à plus d’un million d’exemplaires au total, en plaçant des singles comme « Carnival », « Hey ! Get Out of My Way », « Rise and Shine » (réédité pour l’occasion) ou « Sick and Tired » pour la première fois dans les charts européens. La version US de Life sortira quant à elle l’année suivante mais en tant que compilation des deux premiers albums. The Cardigans sont bel et bien lancés dans une irrésistible ascension.

La consécration internationale viendra avec First Band On The Moon, produit par le label Mercury qui a approché le groupe après le succès de Life. Sorti à l’international en septembre 1996, FBOTM se révèle plus complexe et animal que ses prédécesseurs, se développant autour de thématiques comme l’infidélité, la rupture et le désespoir. Aussi avant-gardistes que Neil Armstrong le fut ce jour du 20 juillet 1969, The Cardigans le sont assurément et c’est ce qui explique ce titre clin d’œil en tant que « Premier Groupe sur la Lune ». Ballade énergique douce-amère sur les illusions de l’amour, « Lovefool » (ndlr : littéralement, « idiote par amour ») devient un hit imparable dans le monde entier et s’offre même le luxe d’être édité à deux reprises, après son incursion dans la B.O de Romeo + Juliet revisité façon Baz Luhrman ! Pas aussi connues mais tout aussi soignées, les chansons « Been It » et « Your New Cuckoo » consolident la bonne commercialisation de l’album qui s’écoule à plus de 2,5 millions d’exemplaires dans le monde entier ! FBOTM voit également une deuxième reprise « Iron Man » des Black Sabbath, là où Life avait revisité « Sabbath Bloody Sabbath ». On se l’arrache un peu partout, que ce soit au Japon et aux Etats-Unis où FBOTM est certifié « Disque de Platine » ou en Suède et au Royaume-Uni où celui-ci se classe « Disque d’Or ».

Cette soudaine notoriété, Peter et Nina l’expliquent en ces mots : « Nous n’étions qu’un groupe d’adolescents qui faisaient un album. Peut-être que c’est différent en Grande-Bretagne mais pour des gens comme nous qui venons d’une petite ville de Suède, nous ne rêvions pas de devenir des artistes reconnus. Nous étions si naïfs… Et puis d’un seul coup, nous avons vendus des millions de disques au Japon » (Pop : Worth the weight, 16/10/2005, www.entertainment.timesonline.co.uk). Après First Band On The Moon, rien ne sera plus pareil : au top de sa célébrité, le groupe est de tous les shows en apparaissant en outre dans l’épisode de la remise des diplômes de Beverly Hills… Impossible de passer à côté du phénomène Cardigans ! Mais le succès a également ses revers et bien qu’il ne soit pas représentatif de tout l’album, « Lovefool » colle à la peau de ses musiciens qui sont taxés à tort de légèreté « kitsch » un brin opportuniste. La tragédie, c’est que malgré son tempo jovial et ses mélodies enlevées, les paroles de « Lovefool » sont plutôt pathétiques : en amoureuse désespérée, Nina ne dit-elle pas : « Dear, I fear we’re facing a problem/ You love me no longer, I know (…) I don’t care if you really care/ as long as you don’t go », ce qui donnerait en français : « Chéri, je pense que nous avons un problème/ Tu ne m’aimes plus, je le sais (…) Je me fiche de savoir si ça t’importe/ Pourvu que tu ne partes pas »… Pas de doute, c’est une chanson qui mérite bien plus qu’une interprétation au premier degré !

En octobre 1998, le groupe contre-attaque en signant la réalisation de Gran Turismo. Pour leur 4e quatrième album, ceux-ci voulaient un titre évocateur de grands espaces, la musique étant à leur sens un moyen de voyager. Le tourisme version Cardigans fait recette puisqu’en plus de se vendre à plus de 3 millions d’exemplaires, GT est certifié « Platine » au Royaume-Uni, « Or » en Suède et rate de peu deux Grammy Awards en tant « Album de l’Année » et « Groupe Pop/Rock de l’Année ». Toujours preneur, le public fait connaissance avec les expérimentations électroniques et les distorsions de guitare ponctuant un peu partout les morceaux « My Favourite Game », « Erase/ Rewind », « Hanging Around » et « Gran Turismo Overdrive EP ». Pour le coup ça ressemblerait presque à du Garbage ! Avec le même côté provoc car, sans le vouloir, la bande à Nina crée le buzz en voyant son clip « My Favourite Game » censuré par MTV pour « conduite imprudente » ! Comble de l’ironie : la même chanson sera choisie un an plus tard pour illustrer le jeu vidéo de course automobile Gran Turismo 2 sur Playstation !

Une pause de trois ans s’ensuit dans la vie du groupe, chacun vaquant à ses occupations personnelles : Nina travaille à son projet « A Camp », Peter en développe un autre sous le nom de « Paus » et Magnus enregistre sous le pseudo de « Righteous Boy ». Pas de retrouvailles donc durant cette période si ce n’est pour reprendre en duo avec Tom Jones le « Burning Down the House » des Talking Heads sur son album Reload et réaliser le titre « Deuce » sur l’album The X-Files : The Album. Nina l’expliquera par la suite mais c’est elle qui est un peu à l’époque à l’origine de ce break : « J’ai senti que je devais m’enfuir dans les bois et presque me refaire un CV. Je ne leur avais rien dit (aux garçons) et je ne pouvais même plus rien jouer tant que le disque n’était pas sorti. J’ai été très dure et ils se sont sentis très offensés » (ibid)

Preuve que la rupture n’est pas définitive, The Cardigans se retrouvent cinq ans plus tard pour sortir en mars 2003, Long Gone Before Daylight. Et il faut croire que cet intermède a eu du bon : recentré sur leurs priorités et toujours avide de nouvelles sensations, le quintet se fait une nouvelle santé en signant un album plus calme et plus introspectif qui reste leur préféré car le plus personnel. Demandez d’ailleurs aux puristes et beaucoup d’entre eux diront que c’est leur meilleur ! Avec Ebbot Lundberg de Soundtrack of Our Lives, Pelle Almqvist des Hives et Nick Royal du groupe Hellacopters en guests, le renouveau semble assuré. Tabula rasa faite de Tore Johansson, libre champ est donné au producteur Per Sunding pour expérimenter un son librement inspiré de la musique country américaine. Aussi les belles ballades de rock énergiques attestent d’une certaine finesse de composition sur des titres comme « For What’s It’s Worth », « You’re the Storm » et « Live and Learn ».

Pour l’anecdote, c’est Nina qui est à l’origine de ce glissement d’univers musical puisque celle-ci avait déjà amorcé le virage « country » dans son projet « A Camp » dont l’album éponyme était sorti en 2001. Témoin de son changement d’état d’esprit : sa coloration noir corbeau. D’ailleurs, les textes qu’elle a composé dans leur majorité prennent une telle profondeur qu’on peut à proprement parler de songwriting. Résultat des courses : Long Gone Before Daylight est certifié en Suède deux fois « Disque de Platine » et obtient l’équivalent local de 2 Grammy Awards dans les catégories « Album de l’Année » et « Groupe de Rock de l’Année ». Tandis qu’une timide entrée dans les charts UK laisse à penser que le succès des fiers Scandinaves est en passe de s’essoufler…

Jusqu’ici, la dernière collaboration collective de The Cardigans se nomme Super Extra Gravity. Pour ce sixième album sorti en octobre 2005, Tore Johansson a repris du service en livrant sa propre interprétation du rock. Inspiré par son travail avec les Franz Ferdinand, le producteur concocte des titres noirs et bruts, tranchant singulièrement avec le son « clean » de LGBD. Super Extra Gravity est déconcertant du début à la fin : chaque titre y est spectaculaire et atteste d’une inspiration sans bornes, tout en formant un ensemble véritablement homogène. Avec Super Extra Gravity bien plus qu’avec LGBD, Nina et sa bande retrouvent l’unité de leurs débuts et s’accordent même certaines fioritures : la batterie de Lagerberg est considérablement mise en avant et la voix de Persson, atteignant une profondeur sans limites, se fait velours pour devenir l’instant d’après papier de verre… Toujours bien placé en Scandinavie, SEG rentre cependant timidement dans les charts européens et japonais, au détriment de morceaux bien ficelés comme « I Need Some Wine and You, You Need To Be Nicer », « Don’t Blame Your Daughter » et « Godspell » qui, au vu des mauvaises ventes de l’album, ne sera même pas commercialisé en tant que single. A s’être trop éloigné de leur son vintage si caractéristique, The Cardigans ont malheureusement perdu leurs fans de la première heure. Le lot de consolation ? Numéro un des charts en Suède, Super Extra Gravity sera tout de même certifié « Disque d’Or ». S’ensuit alors pour le groupe un autre break de trois ans seulement interrompu par la sortie d’un best-of (The Best Of The Cardigans) le 30 janvier dernier.

« Je n’ai besoin de Persson… »

De la ravissante poupée Barbie de « Lovefool » à la voyante extra-lucide de « Don’t Blame Your Daughter », en passant par la conductrice intrépide de « My Favourite Game », le moins puisse dire c’est que Nina aime se mettre en scène ! Ravissante vitrine de The Cardigans à défaut d’en être son leader au sens propre du terme, la chanteuse sait cependant faire preuve d’assez d’ironie, d’autodérision et d’humour noir pour emmener son groupe dans des clips esthétiquement recherchés à la fin quelque peu tragique… Dans « My Favourite Game » justement, Nina réchappe d’une grave collision mais finit malheureusement assommée par la pierre qu’elle avait utilisée pour bloquer sa pédale d’accélération ! Dans le clip « Erase and Rewind » issu également de Gran Turismo, le groupe ne finit-il pas littéralement écrasé dans une pièce dont les parois se renferment petit à petit sur eux ? Sans compter celui de « I Need Some Fine Wine and You, You Need To Be Nicer » où Miss Persson revêt différents costumes dont celui de Maîtresse Domina, une occasion encore fois de se moquer gentiment d’elle-même : « Je suis là en vêtements SM et je trouve ça marrant, mais une fille sans poitrine ne peut pas porter de latex. Je ressemble à une ado baltique que l’on devrait plaindre ! » (ibid).

De l’humour certes, la demoiselle n’en manque pas. De la profondeur non plus, c’est certain ! Si ses textes se révèlent simples et efficaces, Nina a su, au cours de sa carrière, glisser d’un univers assez jovial à un clair-obscur sur les relations humaines. D’ailleurs ses derniers albums s’en ressentent : sur « Don’t Blame Your Daughter », celle-ci nous exhortent de nous tenir pour seuls responsables de nos propres choix tandis que « I Need Some Fine Wine and You, You Need To Be Nicer » est l’occasion de lever un verre ou (dix !) « à toutes les bons et mauvais moments que nous aurons » dans notre de vie de couple. Preuve que rien n’est jamais perdu ! Cette démarche artistique, la chanteuse l’explique en ces mots : « Evidement, on peut écrire des chansons sur Dieu, la mort et la religion. Mais l’amour est toujours le sujet le plus stimulant et mystique, qu’on se base sur ses aspects sexuels ou mentaux. C’est un vrai moteur dans les arts et dans les choix de vie que l’on fait. Très probablement, on ne peut ressentir cette véritable unité qu’en de rares occasions mais on consacre beaucoup de notre temps à la trouver, la retrouver ou la recréer » (www.cardigans.com, op.cit).

« Une partie de moi est heureuse de fournir aux gens de la musique pop. Mais je pense que notre musique peut s’écouter à différents niveaux. J’aime que l’on danse sur notre musique. Mais c’est comme si vous étiez une pub à la télé. Et pour être honnête, c’est ce que nous sommes » (www.entertainment.timesonline.co.uk) ajoute Nina avant de renchérir sur The Cardigans « En ce qui me concerne, je serai heureuse si un jour ce n’était plus possible de travailler ensemble. Il n’y aurait absolument rien d’effrayant. Ce serait triste, bien sûr mais quand je pense à ce jour, j’imagine également que nous resterons amis » (www.independent.co.uk). Aussi comprend-on que l’artiste n’a pas attendu le premier best-of du groupe pour prendre son envol. En 2001, alors que The Cardigans s’octroyaient un break, celle-ci sortait déjà le premier volet de son projet solo « A Camp » en compagnie de Niclas Frisk du groupe Atomic Swing et le célèbre Mark Linkous de Sparklehorse, pour la peine improvisés producteurs. Ses inspirations country vaudront à l’album de rappeler les grands « Lee Hazelwood » ou « Dusty Springfield » (www.allmusic.com) et d’être qualifié de « travail majeur, qu’importe le chiffre des ventes » (www.guardian.co.uk). Deux titres de bonne facture en seront issus : « I Can Buy You » et « Song For the Leftovers ».

Non contente de chanter pour elle-même, Nina chante aussi pour les autres. Après avoir poussé la chansonnette en duo avec son mari Nathan Larson (ndlr : elle s’est marié avec le compositeur et musicien américain le 16/06/2001) sur « Angel’s Fall » de l’album hommage Monsieur Gainsbourg Revisited sorti courant 2005, Miss Person a été le guest des Manic Street Preachers sur leur album Send Away The Tigers. Bien que le duo qu’elle entonne avec ceux-ci sur « Your Love Alone Is Not Enough » ait été élue « chanson de l’année » par la radio néerlandaise KX Radio, le single a été quelque peu occulté sur les ondes par l’autre duo Beyoncé-Shakira « Beautiful Liar ». Tant pis pour eux, la chanteuse se console en se faisant actrice, le temps du film « Om Gud Vill », réalisé par Amir Chamdin, pour lequel elle joue un rôle de danseuse de tango finlandaise… Et aurait pu s’enorgueillir d’un autre rôle dans le thriller « The Tourist » aux côtés de Hugh Jackman et Ewan Mc Gregor si celle-ci n’avait pas annulé à la dernière minute ! Après avoir participé en 2007 à l’album « The Cake Sale » issu du collectif éponyme d’artistes irlandais dont les ventes ont été reversées à des œuvres caritatives (Oxfam et Commerce Equitable), Nina réapparaît aux côtés de son groupe au début de cette année pour la campagne « Fashion Against Aids » lancée par les magasins H&M. Le but ? Réunir des artistes comme The Cardigans, Rihanna ou Justin Timberlake pour soutenir une ligne de vêtements mixtes dont les bénéfices sont dédiés à la prévention du sida.

Si l’actu de The Cardigans a tacitement été mise entre parenthèses pour l’instant, Miss Persson n’en continue pas moins de défrayer la chronique. Dans une interview donnée en mai dernier au grand quotidien suédois Dagens Nyheter, la chanteuse a confirmé qu’un second opus « A Camp » était en préparation et qu’il sonnerait « girl pop des sixties, punk des années 80 et David Bowie ». Encore plus récemment dans la chronologie, Nina a laissé un post sur le site officiel de The Cardigans, dans lequel figurait l’url du nouveau site dédié à son album intitulé Colonia. Sans en connaître exactement le contenu, l’intro qui nous le présente nous séduit déjà : « Si le premier album était une mixture d’americana (ndr : relatif à l’héritage culturel américain) et d’éclectisme minimaliste, Colonia participe d’une plus grande palette de couleurs, en mettant en avant l’imagerie historique : de la fumerie d’opium au Congo Belge et d’une nuit étoilée sur le Désert Namibien au New York Victorien à la lumière des gaz en passant par le Bowery (ndr : célèbre rue de Manhattan) des seventies éclairé au néon ». (www.acamp.net) Voilà pour le fond, mais en ce qui concerne la forme ? Là encore « des paroles sur tout, de Chinatown, NYC aux animaux d’Afrique » (www.cardigans.com, op.cit) ! Aux commandes avec son mari à la production, les guests de passage sur Colonia ne seraient autres que les fameux Kevin March de Guided By Voices, James Iha, ex-guitariste des Smashing Pumpkins et l’artiste sensation du rock indé, Joan As Policewoman… Vraisemblablement, « Stronger Than Jesus » est le premier single qui devrait être diffusé le 17 novembre prochain sur les ondes suédoises. Entre autres surprises, car une chose est sûre c’est que Miss Persson aime prendre son public à contre-pied !  Encore un peu de patience, Colonia est prévu pour le 29 janvier 2009, alors comme on dirait chez nos amis anglo-saxons « wait and see » !

(Les photos proviennent du site officiel http://www.cardigans.com)

SOURCES :
Sites Internet

· http://www.cardigans.com
· http://www.myspace.com/thecardigans
· http://www.acamp.net/
· http://www.rollingstone.com
· http://www.mtv.com
· http://www.allmusic.com
· http://www.guardian.co.uk
· http://fr.wikipedia.org
· http://en.wikipedia.org

Articles en ligne
· The Cardigans : Songs from beyond the comfort zone (21/10/2005)
http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/music/features/the-cardigans-songs-from-beyond-the-comfort-zone-511768.html
· Pop : Worth the weight (16/10/2005)
http://entertainment.timesonline.co.uk/tol/arts_and_entertainment/music/article577671.ece
· Their New Cuckoo (6/11/1998)
http://www.rollingstone.com/artists/thecardigans/articles/story/5922006/their_new_cuckoo
· The Cardigans : “A swedish rock band with melodic pop tinges”
http://www.tourdates.co.uk/the-cardigans

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