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Slumdog Millionnaire

Signé Danny Boyle, et adapté du roman indien Q&A (Questions&Answers) de Vikas Swarup, Slumdog millionnaire est le récit d’une Inde fracturée, démesurée et parfois barbare, à travers la vie de trois enfants des bidons villes de Bombay, ville la plus peuplée d’Inde.

Hindi trois

Le film débute sur la torture et l’interrogatoire de Jamal, un jeune indien de 18 ans, accusé de triche pour avoir réussi l’exploit d’atteindre la dernière question de l’émission ‘Who wants to be a Millionnaire’, qui est la version indienne de ‘Qui veut gagner des M’. Lors de son interrogatoire, Jamal passe en revue des épisodes de sa vie qui démontrent qu’il connait les réponses.
L’histoire de Jamal Malik (initialement Ram Mohammad Thomas dans le livre, prénoms qui incarnent respectivement la religion hindoue, musulmane et chrétienne) débute dans les bidons villes lorsqu’il est enfant. Agé de 7 ans, il préfère jouer pieds nus au cricket avec son grand frère Salim, plutôt que d’arriver à l’heure à l’école surpeuplée pour lire Les trois mousquetaires. Les deux enfants rencontreront une fillette nommée Latika, dont Jamal tombera amoureux, et qui les suivra partout. Chaque épisode de leurs vies est alors sujet à raconter une histoire de l’Inde. Une histoire de pauvreté, de cruauté, une histoire d’argent, une autre d’amour, une histoire drôle parfois, amère souvent.

Danny the (slum)dog

La réalité trash d’une ville étouffée de vices et d’injustices, et d’un pays disproportionné, est  dépeinte avec brio par le so british Danny Boyle.  Avec un dynamisme et une dureté qui lui sont propre, il traite encore de thèmes qui lui sont récurrents tel que l’impact de l’argent  par exemple. (Petits meurtres entre amis, Trainspotting). Les trois personnages sont interprétés à 7, 13 et 18 ans dans le film, et le casting, pourtant inconnu, est excellent. Les enfants sont drôles et attendrissants, les ados débrouillards et rebelles, et les jeunes adultes sont meurtris mais passionnés. Seul Dev Patel, qui incarne Jamal à 18 ans, est connu par un public européen, après avoir joué dans les deux premières saisons de la série britannique Skins. La bande originale est parfois ‘décalé british’ avec  des chansons comme ‘Paper Planes‘ de M.I.A, parfois ‘électro indien’  avec des chansons de A.R. Rahman (‘Liquid Dance‘), et contribue au dynamisme du film. Celui-ci a d’ailleurs obtenu en janvier  4 Golden Globes dont celui du meilleur réalisateur, de la meilleure musique et du meilleur scénario, et surtout celui du meilleur film dramatique.

Cette épopée rude et moderne nous captive, nous fait rire et nous interroge, car derrière la fiction une réalité brutale est exposée. Le dépaysement est complet, avec en prime, une fin Bollywoodienne.

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2 Comments

  • Reply
    Ciskae
    4 mars 2010 at 18:56

    Personnellement j’avais lu le bouquin d’abord, je l’avais adoré.
    Du coup, lors des premières minutes du film, heu… beaucoup de changements ! Peut-être un peu trop. Ça reste un très beau film malgré tout, mais c’est quand même dommage que des éléments de base aient été changés (notamment le nom du protagoniste…).

  • Reply
    Fanny Leroux
    18 février 2009 at 15:58

    Un film très bien fait qui utilise un excellent concept pour nous décrire la vie dans les bidonvilles d’Inde. A savourer, en effet, vraiment !

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