Films

Un amour à New York

Ah, le romantisme… Ce sentiment (ou concept) qui nous pousse à faire des choses que la raison réprouve… C’est un peu l’idée générale de ce film, dont le nom original, « Serendipity », s’annonce comme un cas désespéré de bégaiement, bien que cela signifie « heureux hasard ». Tout commence à Noël 1990, au centre commercial Bloomingdale. Jonathan, interprété par John Cusack, rencontre Sara, joué par Kate Beckinsale. Il reste une paire de gants noirs et chacun en saisit un. Mais, manque de bol, ils sont tous deux engagés dans une autre relation. Après avoir mangé des glaces, chacun part de son côté. Mais ayant oublié chacun un objet, ils se retrouvent pour une soirée magnifique, faisant du patin jusqu’à pas d’heure, échangeant leurs histoires, leurs vies, leurs passions…

Hélas, trois cent trente sept fois hélas, tout à une fin. Cette charmante Sara ayant une foi inébranlable dans le destin, elle fait écrire à Jonathan son nom et son numéro sur un billet de 5 dollars qu’elle échange aussitôt. Si le billet lui revient entre les mains, ce sera interprété comme un signe favorable. Dans le même temps, elle écrit son numéro sur un livre qu’elle apportera chez un bouquiniste le lendemain et que Jonathan devra retrouver. Se séparant après une course d’ascenseurs impitoyable, leurs vies reprennent leur cours normal.

Le temps passe, et repasse, les années se succèdent, les plus somptueux automnes suivant les plus brillants étés, la vie redevient la vie. Jonathan va bientôt épouser Hailey, Sara va bientôt se marier à San Francisco avec Lars, un musicien connu jouant d’un instrument à mi chemin entre la clarinette et le narguilé, mais ayant une connotation phallique assez impressionnante.

Cependant, peu de temps avant la cérémonie, les souvenirs affluent : Jonathan retrouve les gants, et Sara tombe sur des affiches du film préféré de Jonathan. Elle décide donc de venir à New York pour retrouver Jonathan, qui se met également à sa recherche. Ils se croisent, avec l’aide de leurs meilleurs amis respectifs, retrouvent leurs traces, mais ne parviennent jamais à se trouver, alors que les signes se multiplient.

Etant un passionné du suspense, je ne vous raconte pas la fin, qui est, certes, archi méga convenue, puisque Sara et Jonathan vont finir ensemble. Ce film, datant de 2001, joue beaucoup sur la beauté de Kate Beckinsale (Aaaaargh !!!) et de John Cusack (Pff !) et sur le destin et les signes que celui-ci nous envoie.

La magie du film repose sur ce couple d’acteurs impressionnant qui nous fait presque oublier les combinaisons moulantes de Kate Beckinsale dans « Underworld » et les tourments de John Cusack dans « David Gale ». C’est un film qui permet de passer un très bon moment dans les bras de son (ou sa, ou ses) bien aimé, et pousse chacun et chacune à se poser cette question : est ce que le destin se joue de nous, ou est ce que nous nous jouons du destin ?

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