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Michèle Fitoussi, journaliste, éditorialiste, scénariste, écrivain, femme engagée

Auteur de nombreux ouvrages, romans, nouvelles, essais et documents, Michèle Fitoussi est née en Tunisie en 1954, elle est diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.

Editorialiste au magazine féminin « Elle », journaliste, scénariste, écrivain, Michèle Fitoussi est avant tout une femme qui se soucie de la question des femmes en général et leurs droits en France et dans le monde, elle a publié de nombreux articles, reportages et interviews dans le magazine « Elle » sur ce sujet. Elle est l’une des iniitiatrices des « Etats Généraux de la Femme » lancé par ce magazine en 2010. Elle écrit des billets d’humeur dans le Télégramme, quotidien brestois dans lequel elle tient une rubrique de « portraits de femmes ».

Michèle Fitoussi a adapté deux pièces de théatre « Très Chère Mathilde » adaptée d’une pièce d’Israel Horovits, « My Old Lady », et « Un Corps Parfait », adapté d’une pièce de Eve Ensler « The Good Body ».

Le 9 mars 2011, elle a reçu le Prix Bel-Ami pour la biographie « Héléna Rubinstein », et le Prix de la biographie 2011 au salon du livre d’Hossegor en juillet 2011.

Livres édités :

aux éditions Calmann-Lévy : 1987 « Ras le bol des super women »,1990 « Lettre à mon fils ».

aux éditions Grasset : 1993 « 50 cm de tissu propre et sec », 1995 « Un bonheur effroyable », 1998 « Des gens qui s’aiment », 1999 « La prisonnière » avec Malika Oufkir, 2004 « Le dernier qui part ferme la maison », 2007 « Victor », 2010 « Helena Rubinstein »

aux éditions Filipacchi : « Elle 1945-2005, une histoire de femmes » avec Marie Françoise Colombani.

Michèle Fitoussi a participé à un ouvrage collectif « Naissances » paru dans la collection Points, dans lequel huit romancières (Marie Darrieussecq, Helena Villowitch, Agnès Desarthe, Marie Desplechin, Camille Laurens, Geneviève Brisac et Catherine Cusset), évoquent le mystère de la naissance.

Ecriture :

Grande éditorialiste, journaliste, écrivain, scénariste, Michèle Fitoussi a toujours eu envie d’écrire, toute petite elle inventait des histoires, écrire était sa vocation comme une évidence. Elle écrit son premier article sur les radios libres  pour le journal Le Monde en 1977, elle a 22 ans, ensuite elle fait des piges pour Santé Magazine, Votre Beauté… et  écrit des romans et des essais.

Michèle Fitoussi aime les films et les romans qui emmènent le lecteur, elle a le respect du lecteur, et pense qu’un livre doit toucher le plus grand nombre.

Michèle Fitoussi dit qu’écrire est une souffrance, mais dit avoir de la chance car elle est maitre du monde, elle invente des personnages, et plus elle vieillit, plus elle trouve cela passionnant car l’expérience sert à affirmer les choses, elle écrit avec humilité, on s’attache à ses personnages et ses livres sont remplis d’humour et de tendresse. Dans ses livres, Michèle pointe les travers de notre époque.

Ce qui lui plait dans le métier d’éditorialiste, c’est le fait d’être synthétique sur le fait de l’actualité tout en donnant son opinion : elle s’engage. Elle défend énormément la cause des femmes à travers ses écrits, essentiel et évident, elle se bat pour le droit des femmes.

Pour Michèle Fitoussi, le métier de journaliste est compliqué mais son conseil est de  « foncer ».

Michèle Fitoussi a un slog : www.michelefitoussi.com

Livres :

« Ras le bol des super women » : c’est un pamphlet sur la nouvelle condition de la femme moderne. Avec humour et lucidité, Michèle Fitoussi décrit la super woman, femme parfaite, les nouvelles femmes « multi tâches » telles que les médias, la pub, la famille et la société les ont façonnées depuis leur entrée dans le monde du travail.

« Lettre à mon fils » : cet essai sur l’éducation des petits garçons est un livre ironique et tendre dans lequel toutes les mamans se reconnaîtront : « …à travers toi, c’est à tous les contemporains que je m’adresse, ceux, qui, comme toi, seront des hommes au siècle prochain… Je t’écris pour essayer de t’apprendre à grandir…  Je técris pour t’aider à surnager dans une époque difficile pour toi… »

« 50 cm de tissu propre et sec » : c’est le roman d’une Bovary moderne, l’histoire d’une passion.  Une famille matriacale originaire de Tunisie,dans laquelle Frédérique a épousé Sébastien, né en France, qui lui a donné deux petites filles adorables. C’est le bonheur conjugal, puis vient la routine. Frédérique s’ennuie, elle veut juste rêver en cachette. Darius, avocat, séduisant, entre dans sa vie par accident. C’est l’histoire d’une passion dont 50 cm de tissu suffira t il pour tout oublier ?

« Un bonheur effroyable » : c’est un roman d’amour qui se lit comme un polar. Anne a une vie sentimentale tumultueuse. Elle a un fils, Benjamin, d’un amant de passage, elle se marie avec Serge, qui un fils et forme une famille recomposée. Mais Alex rentre dans sa vie. Que va faire Anne, déchirée entre son passé et son quotidien tranquille ?

« Des gens qui s’aiment » : c’est une chronique tendre et cruelle sur l’art d’aimer au quotidien : 12 nouvelles, douze histoires sur la vie quotidienne où se mèlent émotion, surprise, humour et tendresse. Une jolie fille est trahie par l’homme qu’elle convoite au profit de sa meilleure amie, une femme en mal d’enfants, découvre trop tard que sa vie avec l’enfant désiré ne sera pas celle qu’elle imagine, un ado découvre les jeux du sexe en écoutant un couple s’ébattre.. Amour passion, amour filial, amour maternel… Michèle Fitoussi observe ces gens qui s’aiment avec tendresse et cruauté.

« La prisonnière » avec Malika Oufkir. Ce document raconte l’histoire terrible de la famille Oufir qui passa plus de vingt ans dans les geoles du roi du Maroc, Hassan II, en représailles à la tentative du coup d’Etat du Général Oufir. Malika Oufkir a confié son témoignage bouleversant à Michèle Fitoussi, dans lequel le courage, le combat et la fierté sont présents. A l’âge de cinq ans, Malika Oufkir, fille aînée du Général Oufkir, est adoptée par Mohammad V puis élevée par Hassan II dans le palais royal. Lorsqu’à 16 ans, elle retrouve ses parents, elle est une des héritières les plus courtisées du royaume mais la tentative de coup d’Etat du 16 août 1972 contre Hassan II change son destin et celui de sa famille. Ce sera la mort pour son père, le Général Oufkir, et la prison pour sa femme et ses enfants qui seront enfermés dans des conditions inhumaines.

« Une histoire des femmes » en collaboration avec Marie-Françoise Colombani. C’est un livre-document illustré de nombreuses photos des archives du journal « Elle » retraçant son histoire depuis sa création, 60 ans de l’histoire des femmes françaises. Créé le 21 novembre 1945 par Hélène Lazareff, le magazine « Elle » informe, enquête, raconte, réagit, décrypte l’air du temps et de la mode, chaque semaine. A travers ce magazine mythique, Michèle Fitoussi et Marie-Françoise Colombani retracent une histoire des femmes qui rejoint celle d’une société qu’elles ont bousculées, transformées et qu’elles continuent à faire évoluer.

« Le dernier qui part ferme la maison ». C’est une comédie contemporaine sur les parents qui vieillissent, les familles décomposées, la course à l’argent et à la réussite, la jeunesse, l’amour, les malentendus et les mensonges. Cette cmédie à l’anglaise, drôle et tendre, a été adaptée au cinéma sur le scénario de Jacques Fieschi et Renaud Bertrand,  et réalisé par Renaud Bertrand. Deux maisons à la campagne, près d’Evreux, dans l’une, « Le Clos Joli », deux soeurs s’affrontent autour de leur mère atteinte de la maladie d’Alzheimer : faut il vendre la maison et mettre la mère en maison de retraite ? Dans l’autre maison, « La Pommeraye », résidence secondaire d’un couple de bobos en instance de divorce, qui se partagent la maison comme leurs deux filles, un week end sur deux. Un malentendu sur les dates et voilà le couple qui débarquent avec leurs liaisons du moment.

« Victor ». C’est une comédie à l’anglo saxonne qui démonte les travers et les dérives de l’époque où se mêlent la culpabilité envers les vieux, la médiatisation qui devient du voyeurisme, la manipulation de la compassion. Victor, ancien libraire, octogénaire, érudit, sympathique et sans argent, va être expulsé de son appartement. Pour le sauver de la rue, Alice, sa voisine, stagiaire au journal Global, grand hebdo national, organise une chaîne de générosité grâce à une annonce dans le magazine. Guillaume et Sylvie Saillard recueillent ce grand-père qui va changer leur vie. Après la canicule de 2003 qui a tué 15000 personnes en France, faisant découvrir que rien n’était fait ou prévu pour  la prise en charge des personnes âgées, Michèle Fitoussi tombe un jour en Italie, sur un petit article dans un journal évoquant un vieux monsieur qui passe une annonce pour qu’on l’adopte. La romancière a son histoire avec comme ingrédients l’adoption et ses difficultés, le compassionnel, la vieillsse , la découverte du monde du travail… le tout sur un rythme hilarant, décapant et tendre. Ce roman a été adapté au cinéma par Lisa Azuelos et Thomas Gilou qui l’a réalisé et qui est sorti en 2009 avec Pierre Richard dans le rôle du grand-père.

« Helena Rubinstein » . C’est le destin incroyable d’une femme exceptionnelle, la biographie d’Helena Rubinstein, née en 1872 dans le quartier juif de Cracovie en Pologne, morte à 95 ans en 1965. Ainée d’une famille modeste de huit  filles, Helena Rubinstein part à l’âge de 24 ans en Australie, et traverse le monde, avec ses talons hauts, ses 1m45 et ses 12 pots de crême fabriqués maison. C’est l’histoire d’une femme extraordinaire qui a traversé un siècle, traversé le monde, refusé les conventions, cette femme libre a su imposer sa vision. Comme Elisabeth Arden, Helena Rubinstein a rendu la beauté accessible à tout le monde en démocratisant la beauté. Cette femme d’exception, immense collectionneuse d’art, a monté sx ans après son arrivée en Australie, son premier salon de beauté à Melbourne. Cette personnalité hors normes, au courage, à l’énergie, à l’intelligence, à l’audace et le culot a apporté quelque chose de nouveau aux femmes : elle a réinventé la beauté. Helena Rubinstein a inventé le métier d’esthéticienne, pionnère des produits de beauté, elle est un symbole de l’émancipation des femmes, elle a fait comprendre aux femmes qu’elles avaient le droit de se faire belle pour elle-même.

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