Littérature

Didier Van Cauwelaert, le raconteur d’histoires

Romancier, scénariste, librettiste, auteur de pièces de théatre et réalisateur, Didier Van Cauwelaert est né le 29 juillet 1960 à Nice.

Depuis tout petit, Didier Van Cauwelaert rêvait d’être écrivain et d’être publié. Très tôt, à l’école en découvrant que les mots servaient à raconter des histoires, Didier Van Cauwelaert a connu l’évidence qu’il lui fallait raconter des histoires et s’adresser à un public. Metteur en scène de ses histoires, toutes plus invraisemblables les unes que les autres, il se met à écrire, se rendant compte qu’écrire lui donnait envie d’aller vers les autres. C’est dans le journal de l’aumônerie, dans lequel Didier Van Cauwelaert proposera un feuilleton d’épouvante, qu’il commencera l’écriture. Petit, Didier Van Cauwelaert adorait écouter son père lui raconter des histoires et écouter les feuilletons à la radio sur France Inter de Pierre Dac. De 7 à 22 ans, il a envoyé ses manuscrits chez les éditeurs pour gagner sa vie, sans succès.

Après des études classiques, et de petits boulots, il s’essaiera au métier agréable et insouciant de professeur de planche à voile, puis plus tard de chant, puis il deviendra critique littéraire éphémère. En 1982, son roman « Vingt ans et des poussières » est publié et accueilli par la critique dont François Nourrissier qui redédouvre à travers son roman le plaisir d’un style maîtrisé, il obtient le Prix Del Luca pour son récit.

Suivront la publication de romans pour lesquels il touche un public de plus en plus large et reçoit quelques prix : Prix Roger Nimier en 1984 pour « Poisson d’amour », Prix Gutenberg en 1987 pour « les vacances du fantôme », puis en 1994, le Prix Goncourt pour « un aller simple ». Il reçoit le Prix des lecteurs du livre de poche pour « la ville interdite » en 1997, le Fémina  en 1999 pour « la demi pensionnaire », le Prix Sciences de la vulgarisation scientifique pour « l’apparition » en 2002, et le Prix Marcel Pagnol et Prix Nice Baie des Anges pour « Le Père Adopté » en 2007.

Didier Van Cauwelaert est un écrivain comblé, auteur de romans et de pièces de théatres, dont la pièce de théatre « L’Astronome » en 1983 pour laquelle il reçoit le Grand Prix du Théatre de l’Académie Française et le Prix de la Fondation Johnson. Il a également écrit « le Nègre en 1986, « Noces de Sables » en 1995, « Rapport Intime » en 2002 et « Le Rattachement » en 2010. De sa rencontre avec Michel Legrand, il écrit la comédie musicale « Le Passe-Muraille », d’après l’oeuvre de Marcel Aymé, et recevra le Prix Molière en 1997, du meilleur spectacle musical.

Didier Van Cauwelaert est scénariste au cinéma pour « la Maison Assassinée », « L’invité surprise » et « Triplex » de Georges Lautner, « Feu sur le candidat » d’Agnès Delarive, « Les Amies de ma femme » qu’il réalise, « Un aller simple » de Laurent Heynemann et « l’éducation d’une fée » de José Luis Cuerde. Il est également scénariste pour la télévision (fiction) du « Père Noël » d’André Flédérick, « Marie-Love » de JP Richard, « Madame et ses flics » de Roland Bernard, « Le Président et sa Garde-Barrière » de Jean Dominique de la Rochefoucauld, « Services sacrés » de Vicenzo Mareno. Il a écrit un télé-document pour canal plus en 2005 d’Yves Boisset « Ils veulent cloner le christ ».

Il a adapté en français la comédie musicale de « Tintin et le temple du soleil », et a écrit le scénario de la bande-dessinée « Vanity Bentz », dessins de Franck Bonnet, aux éditions Dargaud, parodie et critique de l’organisation communiste à Cuba, où l’héroïne Vanita Bentz, reporter au journal Pariscoop, part pour une enquête avec le photographe Max.

Didier Van Cauwelaert et l’écriture :

Didier Van Cauwelaert écrit tout le temps, depuis toujours, il écoute ce que les gens disent. Pour lui, l’écriture est une mise en mouvement perpétuel des choses qu’il voit et ressent, il se dit d’ailleurs « romancier de la reconstruction et de l’air du temps », car au travers de ses écrits, il cherche à faire du bien dans les moments les plus insupportables de l’existence. Au travers de ses récits, cet écrivain a besoin de l’action, de la fiction, et de questionner le monde à travers ses personnages. Provocateur, cynique, Didier Van Cauwelaert estime que la littérature doit être un divertissement et traiter les sujets les plus graves avec la plus grande légèreté. Pour lui le rôle de l’écrivain c’est donner au lecteur l’envie d’habiter le livre. En tant que romancier, deux sujets le passionnent : la perturbation, -moment où le drame vient perturber le bonheur ou l’inverse-, et la manipulation. Didier Van Cauwelaert est un passionné, exigeant, sensible à la résonnance. il raconte des histoires originales, imprévues et racontées dans un style dramatico-comique. La plupart de ses récits abordent la reconstruction d’êtres humains en difficulté, en souffrance. En ce qui concerne le travail de théatre, pour Didier Van Cauwelaert, c’est un travail collectif, où se partage une création commune, où l’on recherche la réalité, on est dans la sensation en entrant dans le texte, on cherche l’émotion que l’écrivain a voulu transmettre.

Bibliographie de l’auteur :

Aux éditions Le Seuil : « Vingt ans et des poussières », en 1982 ; « Poisson d’Amour » en 1984 ; « Les vacances du fantôme » en 1986  et « L’Orange Amère » en 1988

Aux éditions Albin Michel : « Un Objet en Souffrance » en 1991 ; « Cheyenne » en 1993 ; « Un Aller Simple » en 1994 ; « La Vie Interdite » en 1997 . « Un Corps Etranger » en 1998 ; « La Demi Pensionnaire » en 1999 ; « L’Education d’Une Fé » en 2000 ; « L’Apparition » en 2001 ; « Rencontre sous x » en 2002 ; « Hors de Moi » en 2003 ; « L’Evangile de Jimmy » en 2004 ; Attirances » en 2005 ; « Clôner le Christ » en 2006 ; « Le Père Adopté » en 2007 ; « La Nuit Dernière au XVème siècle » en 2008 ; « La Maison des Lumières » en 2009 ; « Les Témoins de la Mariée » en 2010.

Aux éditions Albin Michel Jeunesse : « Thomas Drimm, la fin du monde tombe un jeudi » Tome 1, en 2009  ; « Thomas Drimm, la guerre des arbres commence » tome 2 en 2010.

Actualités de Didier Van Cauwelaert :

Cinéma : Son roman « Hors de moi » est actuellement au cinéma sous le titre « Sans Identité » avec Liam Neeson et Diane Kruger.

Livre et action caritative : En collaboration avec le journal Femme Actuelle, Didier Van Cauwelaert a écrit le feuilleton de l’été 2010, inspiré d’un fait réel, et dont un livre est actuellement édité, sous la forme d’un genre littéraire nouveau, le « romanga », roman doublé d’un manga « L »enfant qui venait d’un livre ». Lors d’une séance de dédicaces, l’auteur rencontre un papa qui lui parle de sa petite fille atteinte d’une maladie la dystonie musculaire invalidante et dont le traitement onéreux empêche une majorité d’enfants d’êtres soignés. Ce traitement, suivi par l’équipe médicale du Pr Coubes à l’hôpital de Montpellier, consiste à implanter des électrodes intra-crâniennes dans le cerveau, seul traitement actuel contre cette pathologie, une opération efficace mais couteuse. Didier Van Cauwelaert a alors l’idée généreuse d’écrire l’histoire de Zédérem, un petit garçon âgé de 8 ans, qui veut aider une petite fille malade. Associé au peintre Soy, et de l’illustrateur Patrice Serres, Didier Van Cauwelaert nous entraîne dans une aventure bouleversante inspirée d’un fait réel et qui débouche sur une action caritative, dont les les droits d’auteur seront reversés à l’association « Art Espoir » pour lutter contre cette maladie.

Quelques livres de Didier Van Cauwelaert :

« Vingt ans et des poussières » retrace l’histoire de jeunes lycéens qui montent une pièce de théatre. Quelques jours avant la première le metteur en scène disparaît. Emile, vieux metteur en scène âgé de 70 ans, décide de reprendre la direction de la pièce.

« Poisson d’Amour« . Lors d’une vente aux enchères, Philippe, videur,  tombe follement amoureux de Béatrice, basketteuse et visiteuse de prison, qui va l’entraîner de mésaventures en quipropos aux confins du Vénézuela. Sur un rythme endiablé, on suit ce couple insolite dans cette épopée amoureuse, où l’humour est au centre du récit.

« Un Aller Simple« , Aziz, 19 ans, jeune homme sans véritable identité, recueilli par les gitans, se retrouve du jour au lendemain expulsé de France, vers son pays d’origine le Maroc, accompagné d’un attaché humanitaire, Jean-Pierre. Aziz va trouver attachant Jean-Pierre, dont il comprend qu’il souffre aussi d’une sorte d’expulsion, conjugale. Aziz va enjoliver la réalité de sa vie, sous le charme, Jean-Pierre songe à consacrer un livre à cette aventure. D’un problème d’actualité, sans préjugés, Didier Van Cauwelaert a su raconter une belle histoire humaine.

« L’éducation d’une Fée » Nicolas Rockel, après quatre années de bonheur avec Ingrid, dont il a un fils Raoul, s’interroge sur sa compagne qui lui annonce qu’elle le quitte. Nicolas, créateur de jouets, se demande comment annoncer la nouvelle à son fils Raoul. Une fée, Sézar, kurde, qui a écrit une thèse sur Gide et qui travaille comme caissière à l’hypermarché du coin, croise leur route. Cette rencontre produit un miracle : Ingrid revient.

« Hors de Moi » Martin Harris, botaniste américain, sort du coma, après un accident de voiture, il quitte l’hôpital et rentre chez lui. Mais un autre Martin Harris l’a remplacé, il lui a pris son identité, son travail, son passé, sa mémoire, même  son entourage ne le reconnait pas. Ce roman aux allures de polar entraîne le lecteur dans une descente aux enfers, à mi-chemin entre le thriller et le para-normal, dans un suspense hallucinant où se mêle la folie et la manipulation.

« Attirances » Trois nouvelles : une étudiante harcèle un écrivain célèbre en lui consacrant une thèse, un peintre s’accuse de tuer les femmes à distance avec ses pinceaux, une maison qui envoute jusqu’à la folie ceux qui s’y attachent, les personnages de ces trois nouvelles sont tous liés par un même secret. En explorant les limites entre réel et irréel, attirance fatale, magie noire, possession et manipulation, Didier Van Cauwelaert entraîne son lecteur dans une histoire diabolique et fatale.

« Le Père Adopté » L’auteur raconte la relation avec son père, ses débuts d’écrivain, où instants tristes et amusants se mélangent. Didier Van Cauwelaert offre l’un de ses plus beaux personnages de roman en évoquant son père, un père énergique, à l’humour sans limites, généreux, bouleversant, « un mélange de brutalité et de tendresse » où les anecdotes s’enchaînent. Son livre raconte ce qu’est un romancier, comment l’auteur de ses jours a fait de lui un auteur à son tour et surtout comment il lui a donné la rage d’écrire depuis son plus jeune âge. Extrait : « J’avais sept ans et demi quand mon père a menacé de se tirer une balle dans la tête s’il était condamné à ne plus marcher, après un grave accident qui l’avait laissé très handicapé. J’ai fait mon deuil de lui à ce moment-là et j’ai décidé de devenir écrivain pour gagner ma vie à sa place ». Didier Van Cauwelaert dit de son père « C’était tellement naturel que j’écrive sur mon père : c’est par lui et avec lui que j’ai toujours écrit », après sa mort, Didier Van Cauwelaert dira « Je ne pleure pas mon père, je le ris ».

« La Maison des Lumières » Jérémie Rex, 25 ans, boulanger à Arcachon a le coeur brisé. Amoureux d’une femme qui le délaisse, il refuse de se résigner et veut retrouver celle qu’il aime telle qu’elle était au début de leur relation. Il part seul à Venise et entre dans un musée, fixe une toile de Magritte intitulée « L’Empire des Lumières », et tombe, raide mort, foudroyé par une crise cardiaque… qui dure quatre minutes trente. Pendant cet arrêt du coeur, Jérémie vit une NDE -near-death-experience-, expérience de mort imminente, qui se traduit par une « sortie du corps ».. et son corps rentre dans le tableau de Magritte où il retrouve celle qu’il aime, telle qu’elle était auparavant… mais Jérémie se réveille, retour à la réalité.

« Thomas Drimm, la fin du monde tombe un jeudi« , tome 1, raconte l’histoire d’un jeune ado de 13 ans qui vit dans un monde où tous les individus sont contrôlés par des puces cérébrales. Thomas Drimm va se révéler être le seul espoir de sauver l’humanité et choisir entre la protection tyrannique d’un savant, réincarné dans son ours en peluche, ou l’aide dangereuse de sa jeune et belle voisine. Avant d’être publié sur édition papier, ce premier roman feuilleton l’a été sur téléphone mobile. Pour Didier Van Cauwelaert, cette forme d’édition permet à la littérature d’entrer dans les nouvelles technologies.

« Les Témoins de la Mariée » Une jeune chinoise âgée de 20 ans, arrive à Paris pour se marier. A l’aéroport elle est attendue par quatre personnes, quatre amis du marié, qui leur a demandé d’être les témoins de son mariage. Seulement trois jours avant le mariage, le futur marié s’est tué dans un accident de voiture. Les quatre amis viennent annoncer son décès à la future mariée. Ce roman sur l’amitié et l’amour pose la question de savoir si l’amitié est soluble dans l’amour. Est ce que l’histoire d’amour va diviser un groupe d’amis où cette perturbation va agir comme un révélateur. Raconté par quatre témoins, chacun a une vision différente de la jeune chinoise, qui va tour à tour, séduire, perturber, agresser et révéler ces quatres témoins et agir avec une sorte de machiavélisme amoureux, un suspense fondé sur l’émotion, la vérité et le mensonge.

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2 Comments

  • Reply
    mina4951
    5 novembre 2011 at 17:49

    il n’est pas forcément necessaire de donner la date exacte d’anniversaire de DVC même s’il est aisé de trouver sur intenet (les articles privilégient le moins et l’année de naissance (= 07/1960).
    sinon votre site est intéresant même si, pour ma part, je n’ai trouvé de nouvelles infos concernant DVC (j’ai tous ses ouvrages et j’ai la chance de le cotoyer assez fréquemment !!!).
    bien à vous…

  • Reply
    Alix
    5 avril 2011 at 23:18

    Un écrivain que j’aime beaucoup, j’ai lu pas mal de ses romans, j’en sors toujours aussi « repue ».

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