Humeurs Je n'ai pas testé pour vous

Les castings de la télé-réalité

Qui n’a pas rêvé de son quart d’heure de gloire ? Il y a dix ans, Loana et Jean-Edouard s’envoyaient en l’air dans une piscine à l’heure du goûter (ou presque). Beaucoup d’eau à coulé sous les ponts depuis. Aujourd’hui, la « real TV » a fait des petits – à but 100% lucratif, à défaut d’être intéressants. L’ère télévisuel tente de nous vendre du rêve en Technicolor. Depuis l’explosion de la télé-réalité, devenir « célèbre » sans lever le petit doigt semble être devenu l’ambition d’un grand nombre de gens. Si si. Il suffit de voir le nombre de personnes qui passent les castings dans l’espoir de se faire un nom. Que vous soyez la Nouvelle Star de demain, le Bachelor d’une nuit, ou encore le Démon de midi (rayez la mention inutile), il va falloir vous armer de patience pour atteindre le Saint Graal cathodique. Ce qu’on ne montre pas à la télé, c’est l’envers du décor. Et celui-ci n’a rien de bien glorieux. Décryptage ?

La télé-réalité, c’est un peu comme les concours de la fonction publique : beaucoup de candidats pour peu d’élus. Debout aux aurores pour avoir une bonne place dans la file d’attente, vous patientez sous la pluie ou dans le froid (ne rêvons pas, aucune file d’attente n’est aménagée en intérieur, tout confort avec sofas et buvette). Pour les futures stars de la chanson, il y a des pré-sélections : on vous envoie de personnes en personnes et de salles en salles pour déterminer si vous avez quelque chose d’exploitable ou non. Au final, seulement 2% des candidats rencontreront les terribles jurés. Tous les autres sortiront pas la petite porte. Sachant que dans le lot, il y a également des casseroles qui sont castées pour mettre l’ambiance, il ne reste plus grand chose. Pas d’échauffement de la voix après des heures à attendre dans le froid, cinq minutes de passage, merci on vous rappellera, au suivant. Vous n’êtes ni plus ni moins qu’un numéro, un morceau de viande promené de pièce en pièce pour vous faire miroiter un Saint Graal en carton.

Du côté des huis clos (Secret Story et compagnie), il vous faudra passer par toute une batterie de questions et de tests psychologiques, sous pression, assis sur une chaise pliante face à une caméra tenue par un technicien qui ne vous adresse même pas un regard. Castings à la chaîne, les producteurs recherchent des profils bien définis, des personnalités caricaturales, stéréotypées, poussées parfois à l’extrême. Que celle qui ne s’est jamais demandé si les protagonistes étaient sélectionnés pour leur QI frôlant celui du bulot en string me jette la première pierre.

Beaucoup d’embûches pour peu de chose au final. Sans compter les effets secondaires de ce genre d’expérience qui ne se font pas attendre une fois l’effervescence retombée : dépression, ridicule, gloire éphémère, portes qui se referment aussi rapidement qu’elles se sont ouvertes… La poignée d’irréductibles rescapés de leur expérience télévisuelle tentent toujours de survivre en acceptant tout et n’importe quoi, du moment qu’on parle d’eux : émissions bidons, journaux à scandale, buzz, ils sont prêts à tout pour continuer à exister après leur aventure. Triste sort pour des tristes sires.

Comme disait Coluche : « Il passe à la télé, bon il s’y arrête pas encore mais il y passe.».

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1 Comment

  • Reply
    Masamune
    3 mars 2011 at 0:29

    Moi ce qui me fait plus rigoler, ce sont les vieux scripts.

    On dirait de mauvais téléfilms des années 50..
    *Il suffit que machin et truc s’aiment à la folie pour que 2 semaines plus tard machin trompe truc.. et on apprendra une semaine plus tard que truc l’avait déjà trompé et qu’elle est lesbienne.

    Franchement je trouve ca pas mal, il suffit que j’en voit 2 minutes pour connaitre les 3 prochaines semaines de conneries à la profondeur abyssale (hop un mot compliqué, avec un peu de chance ca va tuer quelques analphabètes (hop, 5 de plus))

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