Cinéma

Le cercle des poètes disparus

Notre Sainte Rédac Chef m’a transmis une requête il y a peu, à savoir l’honneur d’écrire un article dans cette rubrique… Je la cite : « mettre en avant un énorme coup de cœur cinématographique, même un vieux film »…Voilà la grande question que je me suis posé un paquet de fois : quel film m’a suffisamment marqué pour que j’en ai des frissons rien qu’en y pensant ? Quel chef d’œuvre a contribué dans mon enfance à faire de moi l’homme que je suis devenu aujourd’hui ? Ai-je un cœur ? Toutes ces questions m’ont fortement taraudé l’esprit durant plusieurs semaines : vais-je vous parler de ma passion pour Rocky Balboa ? Pour les films de Claude Zidi ou de Max Pécas ? Et là, à deux jours de la date fatidique, un éclair dans la nuit : il y a THE film, celui qui m’a donné une vocation forte, une véritable passion : le cercle des poètes disparus !

Il se trouve que certaines personnes (notamment chez les moins de 20 ans) ne connaissent pas du tout ce film de Peter Weir ; je vais donc me permettre de rafraîchir la mémoire des plus férues et d’informer les autres… Todd Anderson (interprété par Ethan Hawke) est un jeune adolescent timide et renfermé, qui intégré l’académie de Welton, dans laquelle son frère aîné, éternel exemple à suivre pour lui, a brillamment excellé…Ecole strictement masculine et excessivement puritaine, elle prépare les jeunes gens issus de familles fortunées à intégrer les grandes universités de la côte Est. Todd Anderson se lie alors d’amitié avec son camarade de chambrée, Neil Perry (interprété par Robert Sean Leonard) un ancien de Welton, et avec les amis de ce dernier… Ils suivent les cours d’un nouveau professeur de littérature, M. Keating (interprété par Robin Williams), ancien diplômé de Welton, qui a une méthode d’enseignement qui va à l’encontre des règles : Il cherche à faire de ces gamins de 17 ans des esprits indépendants là où ils n’ont connu que conformisme et rigueur ! Il cherche à les préparer à un monde de beauté et de poésie, là où certains ne vont affronter que la froideur des sciences et des chiffres…En les incitant à profiter du jour présent, il veut leur faire aimer la vie !

Je n’ai pas compris le sens premier du film la première fois que je l’ai vu : j’avais 11 ans, et les problèmes que peut avoir un pré ado à cet âge là (sexe, drogue,…), mais peu de temps avant d’entrer en fac, la lumière vint ! Ce film m’a apporté beaucoup…Tout d’abord, il m’a fait comprendre que ma vie n’appartient qu’à moi, que je suis le seul décideur de ce qui est bon pour moi…Je fais ce que j’ai envie de faire parce que j’ai décidé de le faire ! Ensuite, il m’a donné envie d’enseigner, de transmettre un savoir péniblement acquis sur les bancs universitaires à un public plus ou moins jeune, et surtout, à la rendre intéressé, à capter son attention, à l’oblige à réfléchir à ses propres croyances….Car, hélas, réfléchir commence à devenir une denrée rare dans ce monde où l’on nous dit de plus en plus quoi penser, quoi faire… Ce film permet de croire que l’on peut suivre ses rêves, croire en ses passions et les réaliser en dépit de tout ! Todd et Neil y ont cru et ont été transformés à jamais ! Et vous ?

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3 Comments

  • Reply
    Lilith
    23 juin 2010 at 22:16

    Je suis bien d’accord, un film sans égale qui illustre bien le passage à l’âge adulte, les questions qui y sont liés et tout et tout. Je ne m’en lasse pas, même si ça fait un bail que je ne l’ai pas vu.

  • Reply
    Velc
    22 juin 2010 at 16:11

    « Être enfin Dieu!! »
    Ca reste une ambition que je n’ai pas réussi à atteindre (sans blague)!
    Une merveille ce film (je l’ai vu la première y’a 5 ans j’avais donc 14 ans, comme quoi la jeunesse peut avoir un tant soit peu de culture cinématographique)
    Mon prof de philo était dans le genre de Keating, merci à lui.
    Et Neil m’a fait lire Shakespeare…
    Bon, zappage de l’équipe de France cet aprem, c’est parti pour le Cercle!

  • Reply
    okatarinabella
    22 juin 2010 at 11:33

    bonjour
    j’ai adoré ce film que j’ai vue à sa sortie en 1989….je n’avais pas 11 ans mais 8 ans de plus ;-)

    Carpe diem…Mr keating et ses cours, le théatre, et la fin superbe ….(chut je ne dis rien)….
    merci à toi de me donner envie de le re re re re re re regarder ;-)

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