Littérature

Twilight

La mode est franchement aux vampires ces derniers temps. Après avoir fustigé ce pauvre Bob Pattinson dans l’épinglé du mois, je vous propose de vous penchez sur la saga littéraire avec le livre du mois.

Bien avant le film mièvre capable de faire crier une bande d’adolescentes. Avant la folie Bob et Kris, il y a des romans. Une saga, une histoire, celle que raconte Stephanie Meyer dans les quatre tomes qui constituent la saga Twilight.

Bella est contrainte de quitter sa mère et l’ensoleillée ville qu’est Pheonix pour rejoindre son père – qu’elle connait à peine – dans la pluvieuse ville de Forks. La jeune fille, un brin taciturne, n’est guère enthousiaste à l’idée d’intégrer un nouveau lycée en cours d’année. C’est pourtant là que tout va basculer. Elle va faire la rencontre d’un être hors du commun, à la beauté fracassante et au regard torturé, Edward Cullen. Bella va alors découvrir la nature profonde de cet être extraordinaire et de sa bienveillante famille : ils sont des vampires !

Twilight relate avant tout une histoire d’amour. Le premier amour. Le premier amour dans toute son authenticité, sa passion et sa candeur au travers des yeux d’une jeune femme de dix-sept ans. Les romans ne sont contés que de la vision de Bella, avec ses émotions et son amour dévorant pour le beau vampire.

La saga Twilight repose essentiellement sur cet amour inconditionnel, sur cet engagement à vie qui frappe la jeune héroïne. Si les vampires sont là et le danger réel, ils ne sont, en finalité, qu’une métaphore de la souffrance amoureuse. Edward représente le bad boy mêlé à l’interdit. Dans un romantisme parfois excessif, Stephanie Meyer met en scène deux jeunes adolescents qui testent leur limite et jouent avec leur propre tension sexuelle.

Au-delà de l’histoire d’amour, un véritable attachement s’opère pour la jeune héroïne de Stephanie Meyer. Bella ressemble à toutes les lycéennes lambda que compte ce bas monde. L’adolescente au teint albinos ne sort pas du lot pour sa beauté ni pour son adresse, elle bégaye et rougie lorsqu’on lui parle et se trouve sans aucun intérêt. Pourtant, cette jeune fille banale va faire tourner la tête d’un vampire vieux d’une centaine d’années, qui n’a, jusque là, jamais été amoureux. C’est que Bella est unique. L’ado vampire possède le pouvoir de lire dans les pensées d’autrui, mais pas dans celles de Bella. L’apparente fille normale devient hors-norme ! Quelle jeune fille n’a point rêvé en secret que le beau gosse de la cours tombe amoureux d’elle pour découvrir quelle femme merveilleuse elle est sous ses airs de fille classique ?

En fond de cette histoire romanesque, il y a toute une mythologie et le fantasme vampirique. Loin des vampires avides de sang, la famille Cullen prône le végétalisme vampirique et souhaite simplement vivre au mieux la malédiction qui les frappe. Forcément, on se prend d’affection pour eux : ils sont sympathiques et cyniques à la fois, ils ont même des supers pouvoirs qui les rendent hors normes. Pour tout avouer, nous aurions presque envie de devenir nous aussi, des êtres de l’ombre.

Chapeau bas à Stephanie Meyer qui parvient à nous entraîner, malgré nous, dans une spirale addictive totale. Loin des apparences, la mère de famille signe une histoire honnête et sincère, mêlant action et romantisme sans tomber dans le roman à l’eau de rose. Bien au contraire, la violence des actions, des sentiments ou les tensions sexuelles apparaît davantage pour des lecteurs jeunes adultes que des adolescents.

C’est finalement avec une certaine tristesse que l’on tourne la dernière page. Un sentiment de vide emplit ensuite le lecteur assidu qui se retrouve en manque, à l’image de notre cher Harry Potter.

Finalement, abandonnons nos aprioris et nos clichés engendrés par la folie des films, de Bob et Kristen et de l’hystérie féminine pour nous pencher sur les romans, qui valent franchement plus le détour !

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7 Comments

  • Reply
    Désirée
    3 mars 2010 at 10:09

    @Marine: C’est vrai que c’est un risque de connaître la fin avant d’avoir lu les livres, mais pour Harry Potter j’avais réussi à échapper à ça malgré tout, alors même qu’ils avaient publié la fin du 7ème livre dans certains journaux. Et quand bien même je connaîtrais la fin avant, ce n’est pas grave puisque quand quelqu’un la raconte et quand on la lit soit-même, ce n’est jamais la même chose! Non c’est décidé, j’attends la fin de la folie et que j’ai envie de les lire, pour le moment ça ne me dit rien.

  • Reply
    Ninoochat
    2 mars 2010 at 16:06

    @Marine Oh mon dieu je ne peut pas je viens juste de m’acheter le seigneurs des anneaux (illustré, le pavé quoi) donc Twilight attendra son tour !

  • Reply
    Marine
    2 mars 2010 at 14:35

    @ Ninoochat : Je n’ai pas trouvé le personnage de Bella niais. Je la trouve parfois puérile dans ses réactions de jalousie ou un peu enfant gâtée dans les derniers bouquins. Mais niaise, non ! C’est bien trop réducteur comme adjectif ! Lis les bouquins pour te faire une idée !
    @ Désirée : Tu peux attendre que la folie se soit estompée, en effet. La seule crainte que je puisse avoir, c’est que tu découvres la fin à cause des films, ce qui gâche franchement le plaisir ! C’est pour ça que j’ai voulu les lire avant !

  • Reply
    Nelly
    2 mars 2010 at 12:42

    Je me demande si les gens ne traitent pas Bella de niaise seulement par jalousie… C’est vrai quoi, c’est quand même elle qui sort avec le beau Edward, ce n’est pas du goût de tout le monde !
    Personnellement, je n’ai pas trouvé que ce mot lui correspondait, le personnage est trop complexe pour ça.

  • Reply
    Désirée
    2 mars 2010 at 12:39

    Je me souviens de l’hystérie provoquée par les livres Harry Potter puis par les films, ça a fait que j’ai refusé de lire ou de regarder les films. J’ai lu Harry Potter en 2009, soit 10 ans après la sortie du premier et franchement, je ne m’attendais pas du tout à devenir une telle accro, quitte à relire les livres régulièrement et à en retirer à chaque fois les mêmes émotions et la même peur lors des passages noirs. Depuis je ne les lâche plus! Du coup, en lisant ton résumé, ça me donne envie de lire les livres Twlight dont je ne doute pas qu’ils sont bien plus élaborés que les films (comme pour Harry Potter d’ailleurs). Dans 10 ans je lirais le premier de la série, quand tout ça sera calmé! ^^
    p.s.: et je n’arrive toujours pas à comprendre qu’ils aient pris Rob Pattinson pour jouer Cedric Diggory qui est censé être très beau dans le livre! Mouarf!

  • Reply
    Ninoochat
    2 mars 2010 at 12:08

    J’ai lu quelque part que Bella était terriblement niaise dans le bouquin…

  • Reply
    Nelly
    2 mars 2010 at 10:46

    Il est parfois de bon ton de se faire son propre avis. :) Contre toute attente, la saga de Stephenie Meyer mérite largement qu’on s’y intéresse. Si le premier tome est aussi « gentil » qu’une histoire d’amour qui débute, les troisième et quatrième tomes sont franchement captivants ! Et certaines scènes sont assez difficiles… Comme tu dis, quelle tristesse de fermer le livre après la dernière page !

    Avis à ceux qui n’ont vu que le film : les livres n »ont rien à voir (enfin, façon de parler !) et offrent un univers bien plus plaisant à imaginer.

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