Chanteuse rock

Kim Deal

Au tour d’une autre Kim et pas des moindres, de se profiler dans notre historique des chanteuses rock : après la respectable Kim Gordon de Sonic Youth, place à l’intrépide Kim Deal. Célèbre bassiste des Pixies, groupe américain de college rock ou rock alternatif avant l’heure, passé maître dans l’art des couplets calmes/refrains explosifs tout en saturation, Kim n’a pas hésité à profiter des pauses successives imposées par le leader « Black Francis » pour s’essayer avec succès à d’autres projets artistiques. D’abord The Breeders formé en 1989, qui avec son multi-platine Last Splash, s’empare des charts internationaux à grands coups de singles-boulets de canon (« Cannonball », « Divine Hammer », « Saints »). Suivi quelques années plus tard par le montage d’un autre groupe, l’éphémère The Amps, à l’occasion duquel celle-ci monte sur scène sous le pseudo de « Tammy Ampersand »… Sans jamais perdre de vue ses premiers amours, cette musicienne hors pair a concédé réintégrer les Pixies fraîchement reconstitués en 2004 pour une série de tournées à guichets fermés dont la prochaine qui les fera passer par le Zénith de Paris au mois d’octobre s’annonce tout aussi mémorable. A la condition, cette fois-ci que l’on reconnaisse tout son talent d’auteure, compositrice et interprète. N’est-ce pas, Frank Black ?

De petits elfes malicieux

Née le 10 juin 1961 à Dayton, dans l’Ohio, d’un père physicien dans une base de l’Air Force, on aurait pu croire que ça ne rigolait pas trop chez les Deal. Pourtant c’est très tôt que Kimberley Ann et sa jumelle Kelley sont introduites à la musique en apprenant la guitare acoustique avant de grandir aux sons d’AC/DC et de Led Zeppelin. Déjà au lycée, les sœurs Deal sont des filles populaires, puisque pom-pom girls et rentrent souvent en conflit avec l’autorité… Pour se défouler, celles-ci décident de fonder leur premier groupe de folk-rock intitulé « The Breeders » dont le nom fait directement référence au terme employé par les gays américains pour désigner les hétérosexuels. Rapidement, Kim se rend compte qu’il lui est plus facile d’écrire et de composer des chansons inédites que de reprendre des standards… Un début d’indice sur sa future carrière ? Pour l’heure, la jeune femme qui cherche toujours sa voie, passe par sept universités différentes dont la Ohio State University avant de décrocher un « associate degree » sanctionnant ses deux années d’études supérieures en biologie.

Entre passion et raison, Kim décide dans un premier temps de s’insérer dans la vie active en alternant plusieurs jobs de laborantine en biologie cellulaire, en attendant de percer un jour dans la musique. Quand elle rencontre John Murphy, son futur mari, qui travaille lui aussi pour l’Air Force à Dayton, tout s’enchaîne très vite : après s’être mariés en 1985, tous deux emménagent dans la ville natale du jeune époux, Boston en janvier 1986. C’est là que Kim a définitivement rendez-vous avec son destin. Par la plus grande des coïncidences, un groupe vient tout juste de déposer une annonce dans un petit journal : ils se sont formés une semaine plus tôt et recherchent une bassiste, fan des Hüsker Dü et de Peter, Paul et Mary. Quand la jeune mariée se présente à l’audition, sans basse (elle n’en a même jamais joué), quelle n’est pas sa surprise quand celle-ci découvre qu’elle est la seule à avoir répondu présente ! Qu’importe, Charles Thompson et Joey Santiago sont persuadés qu’ils ont trouvé la bassiste qu’il leur fallait, même s’il lui reste tout à apprendre sur cet instrument.

Après avoir rapatrié en urgence celle de sa sœur, Kim s’attèle à intégrer la formation centrée autour du leader Charles Thompson qui assure le chant et la guitare rythmique et Joey Santiago, la guitare lead. Manque encore un batteur que la jeune bassiste trouve parmi un de ses amis, David Lovering et le groupe est au complet. Dur de répéter le soir lorsqu’on enchaîne comme elle, directement après une journée de boulot en tant que réceptionniste : qu’importe le groupe fait front et son labeur est récompensé grâce à ses premiers concerts. Comme cette première partie pour les Throwing Muses où ceux-ci se font approcher par le producteur Gary Smith, mentor de leur première maquette, la « Purple Tape », dénommée ainsi en raison de la couleur violette de la cassette. Sur les maisons de disques démarchées, 4AD se montre preneur, devient leur label indie attitré en incluant 8 de ces titres sur leur premier album lancé en octobre 1987 : Come on Pilgrim. Emboîtant le pas à Thompson devenu « Black Francis », Kim se résout à prendre le temps de l’album le pseudonyme de « Mrs John Murphy », farce féministe sur son nouveau statut de femme mariée !

Allez pèlerin !

Son nom, le groupe le doit à la fantaisie de Joey Santiago, qui après être tombé dessus en feuilletant son dictionnaire, trouvait que ce mot sonnait bien. La musique de ces « petits elfes malicieux » ? (ndlr : traduction du terme en français) Du college rock influencé punk rock et surf music des sixties, un courant musical aux chansons aussi courtes et concentrées qu’enjouées et rapides… Merci les Beach Boys ! Leur plus ? Une richesse mélodique sans faille marquée par un contraste entre des couplets calmes et des refrains endiablés. Les thèmes des chansons, soit dit en passant, sur lesquelles Black Francis a quasi une complète mainmise ? Des textes délibérément obscurs, aux ambiances qui fleurent bon le surréalisme et abordant pêle-mêle : la maladie mentale, les blessures physiques, le sexe (« Holiday Song ») et la religion par la présence de nombreuses références bibliques (« Nimrod’s Son »)… Où les langues anglaise, française et espagnole cohabitent harmonieusement avec les hurlements sauvages de Francis ou les harmonies vocales de Deal !

Quelque mini album qu’il fût, Come On Pilgrim avait fait l’effet d’un pavé dans la mare mais c’est surtout à leur deuxième essai, Surfer Rosa sorti en mars 1988 que l’explosion Pixies aura bel et bien lieu. Enregistré et produit par Steve Albini qui deviendra quelques années plus tard l’orfèvre du dernier album de Nirvana, In Utero (à la demande expresse de Kurt Cobain pour qui Surfer Rosa était le disque culte), ce que l’on considère comme le véritable premier album du groupe diffuse une énergie brute et puissante… Qui fait un véritable tabac dans le milieu : outre les louanges faites par des revues musicales comme Melody Maker et Sounds qui le consacrent « Meilleur Album de l’Année », Surfer Rosa ravit également les foules qui s’emparent des très populaires « Where is My Mind » et surtout « Gigantic » pour en faire les hymnes du groupe. Une grande reconnaissance pour Kim, auteure-compositrice et interprète de ce deuxième morceau mais qui en retour commencera à attiser la jalousie de Black Francis. Certification « or » aux USA pour ce grand album en 2005.

A peine le groupe vient de terminer sa première tournée européenne avec les Throwing Muses que celui-ci se remet déjà à plancher sur l’écriture d’un nouvel album. Sorti dans les bacs en avril 1989, Doolittle perd en côté brut ce qu’il gagne en ampleur musicale. Ce son plus propre, c’est la patte du producteur Gil Norton et il faut dire que le budget investi est colossal : 40 000 dollars, soit le quadruple de ce qu’avait coûté son prédécesseur! Mais si la production s’est affinée, il ne faut pas croire pour autant que les Pixies ont perdu de leur mordant : qui croirait en effet que sous ses abords faussement joviaux, le premier single « Here Comes Your Man » relate en réalité la tragédie d’un tremblement de terre ? Deuxième single à sortir, « Monkey Gone To Heaven » s’attarde quant à lui sur la protection de l’environnement, révélateur d’une prise de conscience générale. Hélas, en dépit de sa contribution sur la chanson « Silver » pour laquelle Kim s’essaye à la slide guitar, les tensions commencent à aller crescendo avec Black Francis. A croire que le succès ne fait rien pour arranger les choses, c’est à la fin de leur tournée monumentale du « Fuck or Fight Tour » aux USA que celui-ci ouvre les hostilités ce 15 juin 1989 en jettant une guitare en direction de la bassiste après que celle-ci soit arrivée au concert avec une heure de retard et visiblement éméchée… Couplé à l’épuisement des enregistrements et tournées à répétition, l’alcoolisme de Deal met sérieusement en danger l’unité du groupe, aussi le leader décide-t-il qu’il est temps pour eux de mettre toute activité en stand-by.

The Breeders, Pixies (suite et fin ?) & The Amps

Kim met à profit cette pause pour concrétiser un projet qui lui tient particulièrement à cœur : celui de monter son propre groupe. Cette idée lui trottait déjà dans la tête du temps des tournées avec les Throwing Muses et elle sait qu’elle peut déjà compter sur leur guitariste, Tanya Donnelly pour se joindre à elle. Réalisant qu’il s’agit là de la meilleure des opportunités, Miss Deal lance l’expérience « The Breeders » (qui n’est pas sans rappeler ses années adolescentes) avec un nouveau membre de plus, la violoniste et vocaliste Carrie Bradley. Sitôt une démo enregistrée et envoyée toujours au label 4AD, qui les signe aussitôt, The Breeders sortent en 1990 leur premier album intitulé Pod. Produit par Steve Albini et composé pour la majorité de chansons écrites par Kim, l’album fait date dans le milieu musical et s’attire des fans du gabarit de Kurt Cobain, qui regrette alors que Miss Deal n’ait pas plus écrit pour les Pixies… Le seul bémol ? Pod n’est pas une véritable réussite commerciale.

A peine un an s’est-il écoulé depuis leur désunion que les Pixies retrouvent la voie des studios en juillet 1990 pour l’enregistrement de leur prochain album. On aurait pu croire que ce break aurait eu de quoi apaiser les tensions, que nenni, celles-ci se sont bien au contraire aggravées ! En plus de la froideur témoignée par le restant du groupe, Kim doit se plier au caractère despotique de Thompson qui a désormais la complète mainmise sur la composition et l’écriture des chansons. Dans les bacs en août 1990, Bossanova trouve dans la surf music une source d’inspiration majeure, confirmée notamment par la reprise du titre « Cecilia Ann » préalablement écrit par les pionniers du genre, les Surftones. Changement de registre également pour les textes qui glissent vers l’univers de la science-fiction avec le premier single intitulé « Velouria », bientôt suivi de « Ana » ou « Havalina », traitant de près ou de loin à la vie extraterrestre, aux ovnis et autres enlèvements en tout genre opérés par les aliens ! Si les hurlements de Black Francis ont été troqués pour des chants plus mélodiques, les nouveaux échos de mésentente interne se font entendre de plus belle.

C’est en effet une semaine avant l’enregistrement de Trompe le Monde que le leader vire sans ménagement sa bassiste… Qui revient in extremis pour boucler l’album qui sort tant bien que mal en septembre 1991. Si le heavy metal de « Planet of Sound » suggérait que le groupe allait épouser ce genre, c’est néanmoins le punk rock qui domine ici, servant de trame musicale à l’obsédante ufologie de Thompson qui se développe vers les voyages interstellaires (« Bird Dream of the Olympus Mons ») et les tribulations d’extraterrestres qui tournent mal (« Motorway to Roswell »)… Sans compter un curieux hommage fait à l’ingénieur Gustave Eiffel sur le titre « Alec Eiffel », sur lequel Kim Deal a tout juste le droit de chanter ! Des compositions qui gagnent en densité, s’expliquant par la présence d’Eric Drew Feldman (ndlr : clavier de Pere Ubu et de Captain Beefheart) mais qui perdent considérablement en apport musical de la célèbre bassiste. Malgré la dégradation des rapports entre Deal et Thompson (ceux-ci ne s’adressent même plus la parole), le groupe entame la même année une tournée entre l’Europe et l’Amérique du Nord qui se conclut le 25 avril 1992 au Commodore Ballroom de Vancouver. Pendant près de 12 ans, cette date restera le dernier concert des Pixies, Black Francis décidant alors de s’accorder une année sabbatique tandis que Kim prend la route des tournées avec The Breeders. Ce qui avait des furieux airs de break prend un caractère officiel lors de l’annonce de rupture faite en 1993 au cours de l’émission « Hit The North » sur BBC Radio 5.

Loin de se considérer perdante, Kim reprend la direction de The Breeders tandis que sa sœur Kelley les rejoint pour en assurer la guitare et les chœurs. Formule gagnante pour les sœurs Deal puisque le deuxième album studio Last Splash est ovationné dès sa sortie pour l’originalité de ses chansons. Diffusés en boucle sur la chaîne MTV, « Cannonball », « Divine Hammer » et « Saints » deviennent les hits imparables des années 90, concourrant à la certification platine de l’album au cours de l’année 1994. Kim avait à peine réussi à démontrer au public ses talents de songwriteuse qu’un nouveau coup du sort vient frapper, l’année suivante, sa course à la reconnaissance : la rentrée en cure de désintoxication de sa jumelle. Eh bien qu’importe, Miss Deal dément aussi sec les allégations de séparation en profitant des huit ans de cette mise entre parenthèses pré Title TK (2002) pour former un autre groupe, The Amps, pour lequel elle prend le charmant nom de scène de Tammy Ampersand. Une activité annexe concentrée sur les années 1995-1996 d’où résultera un unique album, Pacer pas vraiment bankable malgré de bonnes critiques et qui se terminera avec la remise en route de The Breeders et l’incroyable reformation des Pixies.

The Breeders/ Pixies : Affaire à suivre ?

Il n’aura pas fallu longtemps après la dissolution des Pixies pour que leur label 4Ad sorte dans la foulée plusieurs compilations comme Death to the Pixies, Complete B-Sides, Pixies (The Purple Tape) ou Pixies at the BBC. Laissés orphelins, les fans se ruent dessus en contribuant à faire de ce groupe un élément culte du paysage musical international. Séparés juste avant la percée du rock alternatif des années 90, les Pixies sont réputés avoir néanmoins considérablement influencé l’explosion de ce nouveau genre en comptant parmi ses admirateurs les non moins célèbres David Bowie, Radiohead, U2 et bien sûr Nirvana, pour ne citer qu’eux.  Sans les Pixies, ces derniers n’auraient certainement jamais composé un certain « Smells Like Teen Spirit », qui leur vaudra un succès collossal… Peu importe, une autre histoire se joue du côté de la bande à Thompson : si celui-ci profite de cet intermède musical pour sortir 4 albums en solo et former le groupe Franck Black and the Catholics, Deal se met à composer pour Guided by Voices et rejoint les Sonic Youth sur « Little Trouble Girl » tiré de leur album Washing Machine (1995). Quant à Lovering et Santiago, ceux-ci ne sont pas en reste : tandis que le premier s’est reconverti comme illusionniste sous le pseudo « The Scientific Phenomenalist », le second a joué sur les deux premiers albums de Franck Black avant de former avec sa femme leur propre groupe, The Martinis.

L’aventure des Pixies aurait pu se terminer ainsi, sans perte ni fracas mais cela aurait été sans compter leur incroyable instinct de survie. Onze ans après leur séparation, des bruits commencent à courir sur une hypothétique nouvelle tournée… Rumeurs bien vite confirmées par l’annonce de la reformation officielle du groupe, le 4 février 2004. Et quelle tournée en effet pour ce millésime 2004 : un départ aux Etats-Unis culminant au festival Coachella Valley Music and Arts, un passage au Brésil avant une virée européenne (25 mai – 11 juillet), une escale éclair au Japon, quelques dates au Royaume-Uni et une nouvelle longue halte aux States (4 août – 18 décembre) ! Avec un répertoire puisant dans leurs deux premiers albums ainsi qu’une nouvelle chanson intitulée « Bam Thwok » écrite par Kim sur la bienfaisance du monde, les Pixies font carton plein en jouant à guichets fermés. Accueil triomphal, confiance entre les membres du groupe : les Pixies ont enfin trouvé la paix qui leur faisait cruellement défaut et abordent sereinement leur avenir. D’ailleurs, la bassiste qui déclarait encore il n’y a pas si longtemps : « Je ne soucie de pas grand chose à part fumer de l’herbe et jouer de la musique alors je n’accorde pas trop d’importance à l’endroit où je me trouve » (Raw Deal, http://www.tweak.com/phonetag/deal) goûte à la pleine mesure du succès de cette tournée, totalement clean. Adieu alcool et drogues, Deal est en effet passée par la case « désintox ».

A croire que cette frénésie de concerts leur a insufflé un nouvel élan, les Pixies remettent le couvert avec une autre tournée américaine pour l’année 2005 débutant le 26 mai à Portland pour se terminer le 8 août à Boston et qui fera l’objet d’un DVD sorti dans le commerce. Puis au tour des festivals européens durant l’été avant les dernières dates américaines et la première grande étape japonaise, tous profitant d’un répertoire plus étoffé confrontant des pièces maîtresses comme « Alec Eiffel » ou « Stormy Weather » à d’autres morceaux plus rarement joués (« Dancing the Manta Ray », « Weird At My School »). En comparaison, 2006 apparaît comme une année assez calme avec seulement 9 dates de festivals en Europe dont un mémorable passage au Festival de Reading. Pas mieux pour 2007 qui les voit passer pour la première fois en Australie pendant les mois de mars et avril : le concert de clôture qui a d’ailleurs lieu au Southern Roots de Hobart en Tasmanie prend un dangereux air de dernière représentation… On redoute le pire quand Franck Black déclare au détour d’une interview pour la BBC Radio 1 que la mésentente quant à la réalisation d’un nouvel album a peut-être définitivement sonné le glas de l’épopée Pixies.

En réalité, c’est surtout Kim qui s’oppose fortement à cette idée comme celle-ci le confie pour le magazine Rolling Stone : « J’ai entendu dire que le dernier album des Rolling Stones était bien. Le truc c’est que je ne me soucie même pas de savoir si la meilleure chose qu’ils aient jamais faite, je ne l’écouterai simplement pas. […] En tant qu’auditrice, je n’ai pas envie d’en entendre parler. J’aime les Stones à cette période précise du temps où je les aime et c’est pourquoi je les aime. Peut-être que je suis élitiste mais je n’en ai pas l’impression ». (Kim Deal Says No New Pixies Album, www.rollingstone.com). Préférant rester sur ce que les Pixies ont fait de mieux, celle-ci ne veut tout bonnement pas que ceux-ci compromettent leur héritage musical. Un groupe qui malgré ses divergences, s’accorde sur la nécessité de continuer à se frotter à la scène. Après une année quasi « off » en 2008, ceux-ci ont gaiement repris la route des tournées avec une apparition en tête d’affiche aux côtés de Neil Young pour le festival de l’Ile de Wight, programmé le 14 juin dernier. Sans compter une nouvelle étape marquée en Europe du 1er au 16 octobre, à l’occasion des 20 ans de leur album Doolittle, dont les deux dernières dates parisiennes promettent de valoir le détour !

Où en est ce projet de nouvel opus qui faisait tant débat ? Aux dernières nouvelles, les Pixies devraient retourner en studio courant 2010 pour enregistrer un projet hybride mi musique mi cinéma et qui, aux dires mêmes de Franck Black, pourrait voir la collaboration d’un grand réalisateur comme Quentin Tarentino. Le 6e album tant attendu n’est peut-être complètement relégué aux oubliettes ! En attendant, les fans les plus mordus peuvent se consoler avec la sortie en édition limitée ou collector des 5 premiers opus regroupés avec d’autres surprises dans le coffret Minotaur, disponible en pré-commande depuis le 15 juin dernier. De leur côté, chacun des membres s’affaire à ses propres desseins musicaux : la sortie du premier album de Grand Duchy baptisé Petits Fours pour Franck Black et son épouse, la réalisation d’un récent single « Fate to Fatal » en avril dernier pour Kim Deal et The Breeders ou la création d’un nouveau groupe, Everybody, pour Santiago et Lovering… Pas de doute, les petits elfes malicieux ne chôment pas ! Mais préfèrent privilégier des compositions de qualité plutôt qu’une production massive et inégale, comme le résume si bien Miss Deal : « Je préfère avoir une chanson que les gens aiment véritablement plutôt que 15 qu’ils peuvent difficilement supporter. Mais ça n’engage que moi » (Kim Deal Talks New Breeders Album, Pixies, German, http://pitchfork.com)

Toute la philosophie des Pixies ne résiderait-elle pas dans ces quelques bons mots de Kim, la force tranquille ? On ne dira qu’une chose : « Cool as Kim Deal ». Rien que pour rappeler la chanson-hommage faite par les Dandy Wharrols à cette artiste débordant de malice.

(Les photos proviennent des sites http://www.4ad.com/pixies et http://www.myspace.com/pixies)

Sources
Sites internet :
http://www.4ad.com/pixies
http://www.ilovepixies.com/
http://www.evene.fr/celebre/biographie/pixies-21607.php

http://www.myspace.com/pixies
http://www.4ad.com/breeders
http://www.evene.fr/culture/agenda/the-breeders-22617.php
http://www.4ad.com/theamps/
http://hags6660.tripod.com/

http://fr.wikipedia.org
http://en.wikipedia.org
http://www.rollingstone.com
http://www.azlyrics.com/

Articles:

Les Pixies annoncent un second concert à Paris, http://www.infoconcert.com/news/les-pixies-annoncent-un-second-concert-a-paris-942.html
Raw Deal, http://www.tweak.com/phonetag/deal/
Kim Deal Says No New Pixies Album, http://www.rollingstone.com/rockdaily/index.php/2007/12/07/kim-deal-says-no-new-pixies-album-because-i-dont-want-to/
Pixies play comeback show at Isle of Wight Festival, http://www.nme.com/news/nme/45343
Kim Deal Talks New Breeders Album, Pixies, German, http://pitchfork.com/news/28311-kim-deal-talks-new-breeders-album-pixies-german/

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