Chroniques ordinaires Humeurs

Petites maladresses

« Pierre Richard », « Lagaffe » ou « Gaston » pour les intimes, tout autant de doux petits surnoms qui peuplent mes souvenirs d’enfance. Je trébuche, je dérape, je glisse, je me suis déjà cognée à un poteau, je renverse, je me tache, je fais des gaffes à répétition… Je suis Miss Catastrophe en personne, je pourrais même écrire un livre tellement j’ai d’anecdotes. Mais non, malgré ce que mes parents ont bien voulu me faire croire, je ne suis pas née avec deux mains gauches ! J’en suis venue à me poser une question existentielle : suis-je normale ? Et bien, en abordant le sujet avec d’autres, je me rends compte que je ne suis pas la seule et qu’en chacun de nous sommeille un petit Gaston Lagaffe, plus exacerbé chez certains. En voici quelques extraits, pour partager, pour le plaisir, pour sourire et même rire.

« Une hôtesse de l’air, superbe, passait chaque jour sans nous dire bonjour. Elle nous snobait littéralement, peut-être n’étions-nous pas assez bien pour elle… Un jour, la voilà qui traverse la piste, sous nos yeux. Elle nous jette un regarde hautain, redresse la tête et casse la démarche comme sur les podiums, comme à son habitude quoi. Puis BAM ! Elle se tort la cheville et s’étale de tout son long sur la piste. Et toc, bien fait ! Il y a une justice ! » Mohamed, 23 ans, bagagiste.

« J’attendais ce moment avec joie et impatience : mon premier rendez-vous avec Sarah. J’avais tout prévu pour passer un superbe après-midi. Nous déjeunons agréablement dans un petit restaurant de quartier. Au moment de l’addition, je sors ma carte de paiement et la serveuse de me dire : « Désolé Monsieur mais nous ne prenons pas les cartes bleues ». Confus, je demande à Sarah si elle a de la monnaie. Heureusement, nous allons au cinéma. Nous discutons avec entrain du film que nous allons regarder. A la caisse, je tends avec satisfaction ma carte, là au moins, je suis sûr qu’on peut payer avec : « Désolé Monsieur mais le paiement est refusé ». Nous faisons demi-tour sous les regards des autres clients. Et moi, honteux, énervé, persuadé qu’elle n’acceptera jamais de deuxième rendez-vous. Mais si, et au bout de 6 ans de vie commune, on en rigole encore! » Sylvain, 34 ans, amoureux.

« Nous passions nos vacances dans un camping, et ma copine Marie était venue avec nous. Avant de partir pour une virée au marché, on passe par les toilettes. Ce sont des toilettes turques, assez inconfortables mais bon… Nous courons jusqu’à la voiture et mon père intrigué demande à ma copine : « C’est quoi cette tache sur ton T-shirt ? ». Marie vire rouge écarlate : en s’accroupissant au-dessus des toilettes, elle s’était imprimé sa serviette hygiénique sur son débardeur. Elle marmonna un truc inaudible avant de disparaître dans le mobile home pour se changer. J’ai mis une demi-heure à la convaincre de venir au marché » Jennifer, 22 ans, réceptionniste.

« J’étais enceinte de 8 mois quand je passais mes examens à l’université. L’épreuve dure 4 heures et à ce stade de ma grossesse, j’ai envie de faire pipi toutes les heures. Juste avant de commencer l’épreuve, je prends donc mes précautions. Je suis en retard, seules les places de devant sont libres. Quand je reviens, je traverse toute la salle sous les regards assez étonnés des candidats. C’est normal, me dis-je, ils n’ont pas l’habitude de voir une étudiante enceinte. Au même moment, je comprend l’étonnement général et m’aperçois que ma jupe s’est enroulée dans ma culotte et que j’offre ainsi une vue imprenable sur mon derrière ! Inutile de dire que je ne me suis pas retournée de toute l’épreuve. » Stéphanie, 24 ans, jeune maman.

« Pour notre dernier jour de vacances en amoureux sur la côte Espagnole, j’entends bien en profiter. Soirée romantique en perspective, resto, ballade sur la plage, les pieds dans l’eau. Nous dînons, puis direction la plage. Je commence à l’embrasser, me sentant soudain d’humeur coquine. Mais Alain tourne systématiquement la tête. Je me pose des questions : j’ai si mauvaise haleine ou quoi ? Vexée, je lui pose la question. « Non chérie, c’est juste que je ne digère pas les calamars. D’ailleurs, si on pouvait rentrer, je ne me sens pas très bien. » On a vu mieux comme soirée romantique, mais c’est à charge de revanche ! » Mélanie, 26 ans, étudiante.

« La journée avec Céline s’était super bien passée. Amoureux et soucieux de son bien-être, je la raccompagne jusqu’à la station de bus, qui la ramène chez elle. Le bus arrive, on s’embrasse et rêveur, je la salue béatement de la main. Le bus démarre, j’avance un peu pour suivre le départ et Bing ! Absorbé par sa beauté, je n’avais pas vu la station et je suis rentré de plein fouet dedans. J’ai quand même pu apercevoir Céline une dernière fois, pliée en deux de rire sur son siège. Six mois plus tard, elle se moque encore de moi. » Omar, 25 ans, toujours amoureux

Allez, vous en avez bien une bonne à nous raconter vous aussi !

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