Tous les articles de Swanny Henry

Noël et la mode

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HoHoHo, dit le gros monsieur en rouge avec un grosse barbe blanche.

Yudashkin

Sont-ils nombreux les stylistes russes ? Êtes-vous capable de m’en citer un ? Ce n’est pas si évident n’est-ce pas ?

Alors en voici un, et pas n’importe lequel, le plus connu des stylistes russes : Yudashkin (de son prénom Valentin). Il a été décoré membre de l’Académie des Arts de la Fédération russe. Ses vêtements ont été exposés entre autres au Musée du Louvres, au Musée de la Mode de San Francisco et au Metropolitan Museum de New York. Il crée depuis 1987 et a à son actif une bonne quarantaine de collections.

Mais que crée t-il ? Des toques en fourrures ? Des doudounes ? Des bottes fourrées ?
Valentin Yudashkin est créateur de haute-couture autant que de prêt à porter. Mais il fait aussi montre de son talent dans la bijouterie, la porcelaine, les accessoires et les lunettes de soleil.
Pour cet été Yudashkin nous avait concocté une collection sobre, noire et grise, élégante, chic et de caractère. Une petite touche de fourrure nous rapproche de l’image de la Russie que nous pouvons avoir. Les femmes sont belles et froides.

Collection automne-hiver 2010 (prêt à porter)

Yudashkin, habitué à la couleur pour ses collections automne-hiver, nous a étonnés dans cette collection de prêt à porter 2010, riche en noir, mais riche en brillance. Noir et gris, ne veulent définitivement pas dire « terne ».


Collection automne-hiver 2009 (prêt à porter)

Même colorées les femmes restent belles et froides. Yudashkin met en avant des vêtements qui rendront les femmes belles et inaccessibles, juchées sur des talons vertigineux.

En ce qui concerne les pronostics de la collection printemps-été 2011. La saison s’annonce elle-aussi colorée, aux accents de folklore russe. La froideur des femmes est à nouveau mise en exergue à travers le maquillage des défilés. Peu d’extravagance mais du volume, du nude à nouveau pour la saison, pourra mettre en avant la douceur des femmes.

Collection printemps-été 2011 (prêt-à-porter)


C’est donc Mercredi 6 Octobre 2010 qu’on a eu l’occasion d’admirer le défilé de la collection de prêt-à-porter printemps-été 2011, aux Beaux-arts de Paris. Un artiste russe efficace, productif qui met en avant la douceur et le charisme des femmes. Si seulement le luxe n’était pas si luxueux, le commun des mortels pourrait alors en profiter. Malgré tout, ce n’est pas une raison pour ne pas suivre son actualité.
Et pour les adeptes de thé, Yudashkin est aussi un spécialiste du service à thé. Invitez-vous amis à boire un thé russe (et ne m’oubliez pas ! On parlera chiffons !) !

Prada, un phénomène de mode au sein du monde des affaires

Petite entreprise traditionnelle de luxe au début du XXème siècle, Prada est devenue un véritable empire en une vingtaine d’années. Mais qu’est-ce vraiment ? Et qui a réussi à créer et à gérer ce qui est aujourd’hui une des plus grandes maisons de luxe, connue et reconnue internationalement ?

Prada, c’est avant tout… Miuccia Prada.

Jeune diplômée en sciences politiques, elle reprend l’entreprise familiale en 1970. Au début du XXème siècle, ce n’était qu’une petite maison milanaise de maroquinerie créée par Mario Prada, grand-père de Miuccia. Petite entreprise, mais qui ne confectionnait ses produits qu’avec des matières de luxe et en utilisant des techniques sophistiquées.

C’est ainsi que la jeune Miuccia, passionnée de mode, reprit le flambeau. Elle travailla dans l’unique boutique située à Milan et créa des accessoires de cuir exclusifs, tout en respectant les traditions familiales.

Remplie de contradictions, la jeune fille baba cool, inscrite au parti communiste italien et embrigadée par le « fashion gourou », commence une carrière de mania de la mode. Mais ne le lui dites pas, elle ne le sait pas encore.

Mais Prada, c’est aussi… Patrizio Bertelli

Patrizio Bertelli, c’est la moitié de Miuccia Prada ; Implacable et à l’exigence incomparable, il devient très vite le PDG de l’entreprise Prada. Véritable homme d’affaires, ce Toscan d’origine est connu comme intuitif, mais aussi redoutable, on dit de lui qu’ « il fonctionne au défi ». Il crée sa propre entreprise en 1967 produisant des ceintures et des sacs en cuir de qualité. C’est alors qu’en 1977, il a la joie de rencontrer Miuccia Prada, alors âgée de 27 ans. Grâce à ce rapprochement, il signe un contrat de production d’accessoires sous le label Prada. Contrat qui permettra à Prada de s’étendre dans le monde entier. La petite entreprise devient grande. Le couple se marie, et c’est la chevauchée fantastique destination l’empire Prada. Un coup d’éperon dans le flanc de la machine, elle marche, puis trotte, et depuis, elle ne cesse de galoper.

Et c’est aussi… un empire

« Dans les années 1980, on nous regardait bizarrement à cause de notre association styliste et chef d’entreprise », déclara alors Patrizo Bertelli. Car il s’agit bien du mariage étrange entre une amoureuse du vêtement, et un redoutable fabricant de maroquinerie : acide mélange de bon goût.

Alors que Miuccia Prada supervise tout ce qui est création, Patrizio Bertelli gère et protège son nouveau territoire en pleine expansion. Miuccia, grande rêveuse pleine de contradictions, désire retrouver une petite boutique artisanale, elle confie qu’elle « ne veut pas être impliquée dans la stratégie. Son mari doit être libre dans son job. S’il prétend lui imposer des décisions, à l’arrivée, elle a le dernier mot. » Oui, la société s’appelle Prada, et bien que Patrizio Bertelli en soit le PDG et qu’il gère la société, c’est Miuccia et sa créativité qui apportent la réussite. Ainsi, dans les années 1980 et 1990, les ventes explosent. Et cette année, la créatrice a été inclus parmi « les trente femmes les plus puissantes d’Europe » par le Wall Street Journal, avec en 2006 un Chiffre d’Affaires de 2,5 milliards d’euros, ou environ 6 millions de paires de chaussures. Le rêve non ?!

Alors qu’est-ce que Prada ? Prada, c’est des vêtements, des sacs, des chaussures, des lunettes, du parfum et le tout pour homme, pour femme. Ce sont des produits que l’on peut trouver en Europe, en Amérique du Nord, du Sud, en Asie ou en Océanie.

Prada n’est pas seulement une marque, non, Prada est aussi un groupe. C’est Miu miu, marque plus jeune à l’image de Miuccia Prada et aux prix plus abordables. C’est aussi, Fendi, marque réputée pour ses fourrures ; Azzedine Alaïa, la maison de mode française…

La question serait, mais qu’est-ce que Prada n’est pas ? Laissez-moi réfléchir quelques instants, et je vous réponds plus tard.

Surprenant mais vrai, c’est aussi… une fondation d’art contemporain

Passionné d’art contemporain, le couple crée la Fondation Prada. Chaque année, ils présentent les œuvres d’un artiste de renommée internationale. Tout particulièrement sensible à l’art, à la créativité, à l’esthétisme, Miuccia Prada, offre ainsi l’opportunité à la ville milanaise de découvrir des artistes internationaux, mais elle montre aussi de cette façon, son ouverture d’esprit et son originalité que l’on avait déjà remarquées et intégrées lors de ses nombreux défilés.

Art et mode sont étroitement liés, ci-dessus, un extrait du book de la collection automne-hiver : http://www.prada.com

Car Prada, c’est surtout… de la mode

Prada c’est le chic italien. Auparavant, la marque avait l’image d’un vêtement difficilement accessible, car de luxe, chic et traditionnel. Cependant, la parution du livre le Diable s’habille en Prada de Lauren Weisberger, a redoré l’image de la marque, et l’a remise au goût du jour. Car oui, Prada, c’est chic, mais c’est original, et jeune. Prada s’adapte à chaque client : ses produits sont accessibles aux personnes de 7 à 77 ans. Mais surtout le livre a lié la marque à une femme active à la tête d’un empire. Bien que l’histoire parodie Anna Wintour , dirigeante du « Vogue » américain, certaines caractéristiques du personnage de la directrice du magazine, telles que l’âge, le chic et l’exigence rappellent le charisme de Miuccia.

La marque Prada, c’est une collection des défilé et c’est une ligne de sport symbolisée par la désormais célèbre ligne rouge. Prada sait garder son image, sa qualité, tout en innovant chaque année. Les chaussures, les vêtements, et les sacs osent tout, les couleurs, les dégradés, le cuir, la fourrure, les strass, les plaques de métal, le satin, les talons de 12 centimètres…

D’où vient cette originalité permanente et récurrente ? Tout simplement de l’intelligence et de l’exigence de Miuccia Prada, qui décida de choisir toutes les deux saisons un nouveau styliste tout juste diplômé. Un jeune styliste qui a par conséquent des idées nouvelles, fraîches et originales. Cruelle caractéristique des désirs de Miuccia, qui offre une opportunité à un jeune styliste, mais qui les licencie aussi vite qu’elle les a engagés.

Prada, c’est aussi Miu Miu, jeune marque à l’image de sa créatrice, plus excentrique et plus colorée, tout comme ses campagnes publicitaires. Le groupe sait faire des campagnes mystérieuses, dans lesquelles le sourire n’est pas roi, et où la provocation implicite est parfois présente. La marque, plus abordable, n’est pas souvent reliée à la marque Prada, mais sa qualité est celle d’un produit de luxe, et ce lien étroit si peu souvent décelé, est la preuve de la capacité d’originalité et d’innovation du groupe Prada.

Prada est un empire, mais c’est surtout une immense entreprise d’art, l’art de la haute-couture et l’art contemporain, car ses campagnes publicitaires sont de véritables œuvres, tout comme les books de ses défilés. Rien n’est négligé et le détail n’est pas secondaire. Mais il s’agit aussi d’un empire dont le PDG, bien qu’homme d’affaires évidemment efficace, n’a finalement pas d’impact sur les collections.

Prada s’envole, pourquoi ? Il est très probable que Lauren Weisberger ait joué un grand rôle dans ce succès bien sûr préexistant, mais récemment renforcé. Originalité et classe caractérisent les collections Prada, la marque ne s’essouffle pas et l’entreprise est gérée par quatre mains de maîtres : la créativité et l’intuition d’une femme, et l’intransigeance d’un homme.

Pour répondre à la question qui a été posée plus haut, évidence est de dire qu’il n’existe pas de nourriture Prada, mais au train où vont les choses, ça risque de ne pas tarder. La machine ne cesse de galoper, mais après le galop qu’y a-t-il ?

* Cahier de vacances 2010 – Article initialement publié le 5 décembre 2007

Faire du sport

Faire du sport

Sachez, jeunes gens, que le sport est bon pour votre forme et pour votre santé. Alors courez, sautez, dansez, lancez, rampez et activez-vous, car oui, le sport, je le dis haut et fort, ne muscle pas quand on regarde les autres en faire. La preuve ? J’ai regardé Rolland Garros en mangeant de la glace aux marrons, et étrangement, mes poignées d’amour ont commencé à recouvrir la ceinture de mon pantalon. Pourtant, j’ai regardé le tennis tous les jours.

Stella McCartney

Est-ce vraiment important de savoir que Stella McCartney est la fille du très fameux Paul McCartney, ex-membre des Beatles ?

Est-il primordial de savoir que son prénom signifie « étoile » ? A part si l’étoile est son emblème, ou si elle a un grain de beauté en forme d’étoile sous l’aisselle droite, pas vraiment…

Je ne veux pas me concentrer sur sa vie de ‘fille de’, mais bel et bien sur la styliste. Cette artiste qui, bien qu’ayant un père connu, a du faire des études de stylisme pour être créatrice de mode. A croire que quiconque s’appelle McCartney a des gènes d’artiste et sait les exploiter. Bon, ne nous leurrons pas, elle a dû avoir quelques facilités. Cependant, elle n’en est pas moins dénuée de talent…

Talentueuse, c’est sûr, elle l’est ! A l’âge de 15 ans, elle pose ses marques en travaillant avec Christian Lacroix. Tous les créateurs n’ont pas eu cette chance.

De plus, il ne lui a fallu que deux collections pour atteindre le poste de Directrice de Création pour la maison Chloé en 1997, soit 2 ans après avoir obtenu son diplôme à la Central Saint Martins School of Art and Design à Londres.

Savez-vous que lors du défilé de clôture de sa scolarité, ce sont Kate Moss et Naomi Campbell qui défilèrent sous les yeux brillants et admiratifs de la famille McCartney, et de toute l’école de stylisme. Il n’en faut pas moins pour faire parler de soi ! Ainsi, sa carrière était lancée, à peine sa scolarité terminée. Qui de mieux que deux des plus grands mannequins du moment pouvaient mettre en valeur les créations d’une toute jeune diplômée ?

Concentrons-nous sur une petite rétrospective de ses créations.

En 2000, alors qu’elle travaille toujours pour la maison Chloé, elle sort cette collection fluide et simple, mettant les formes et les mouvements de la femme en valeur. Ses collections sont féminines, les couleurs sont pures, et quelle que soit la saison, la femme et ses atouts sont mis en avant.

C’est en 2001 que Stella McCartney décide de voler de ses propres ailes en travaillant pour Gucci. Cependant, ce n’est qu’en 2002 qu’elle ouvre sa première boutique éponyme à New York.

2002 a vu une Stella McCartney incroyablement créative, allant du minimalisme à l’excentricité, tout en passant par des créations d’une simplicité désarmante.

J’oserai qualifier Stella McCartney de visionnaire, car regardez les modèles ci-dessus. Vous souvenez-vous avoir vu, en 2002 des femmes avec des pantalons slims, ou avec des chapeaux haut de forme ? Lorsque j’y réfléchis, je me souviens de pantalons baggys, à carreaux, de jeans bootcut voire pattes d’éph. Le slim n’est-il pas vraiment réapparu en 2006 ? Ne vous souvenez-vous pas avoir vu Keira Knightley dans un look néo dandy avec son chapeau haut de forme ?

Je répèterais volontiers ce qualificatif qu’est le mot « visionnaire » pour ses collections de 2003. La jupe boule n’a-t-elle pas fait fureur en 2008 ?

Il serait peut-être rébarbatif de vous montrer tous les modèles de Stella McCartney depuis ses débuts. Ce qu’il est bon de savoir sur elle, est qu’elle sait marier l’allure, la féminité et la simplicité.

Le naturel prime. Les vêtements sont loin de toute vulgarité. Les couleurs sont franches et naturelles

Mais qui est Stella McCartney ?

Végétarienne et luttant contre les sévices sur les animaux, elle n’utilise pas de cuir et aurait refusé un poste chez Gucci avant de travailler pour Chloé sous prétexte qu’elle aurait dû travailler cette matière animale.

Elle n’hésite pas à travailler pour des marques accessibles aux classes moyennes telles que Puma, Adidas et surtout H&M.

Maintes fois récompensée, elle est reconnue par ses pairs et le public pour son talent et son investissement envers la société. Elle reçoit, entres autres prix gratifiant son travail de styliste, the Women of Courage Award, pour sa lutte contre le cancer.

Stella McCartney s’investit dans le monde de la mode et sait utiliser son nom, comme nombre d’artistes internationaux, pour des causes qui lui tiennent à cœur.

Plus que la fille de Linda et Paul McCartney, Stella a prouvé qu’elle a du talent, et qu’on a beau avoir Kate Moss, Madonna ou Naomi Campbell pour amies, on peut éviter de se retrouver dans les magazines people pour des frasques liées à la drogue, l’alcool ou la violence.

Je te tire mon chapeau haut de forme Stella McCartney, car tu nous fais oublier ton nom, pour nous laisser nous concentrer sur ton talent.

* Cahier de vacances 2010 – Article initialement publié le 29 septembre 2008

Alix Thomsen

Alix Thomsen… Vous avez dû vaguement entendre le nom de cette jolie blonde de 25 ans.

Plus le temps passe plus les magazines, qu’ils soient féminins ou masculins, affichent son nom.

Alix est la spécialiste des chemises !

Loin de l’extravagance, de l’étourdissement et du dévergondage, Alix s’est vue devenir la spécialiste de la chemise sobre, aux couleurs abordables, aux coupes féminines et masculines, pour hommes et femmes. Vous pouvez d’ailleurs vous habiller comme votre moitié. Le tout est de savoir qui osera. Cette simplicité et cette sobriété ne riment pas avec classicisme. Si vous portez une chemise Alix Thomsen vous avez l’air moderne et décontractée jour et nuit.

Champêtre, poétique ou chic, à vous de choisir votre chemise. (Vous trouverez sa boutique à Paris au 98 rue de Turenne dans le 3ème arrondissement)

Et devinez ce que porte Alix sur toutes les photos que j’ai trouvées d’elle ? Une chemise (si si c’est vrai). Il semblerait qu’Alix soit avec ses collaborateurs son meilleur mannequin.

Cependant, la marque Alix Thomsen, ce n’est pas seulement une styliste mais aussi un responsable marketing (son petit copain) Lionel Bensemoun et un Responsable commercial, Franck Cohen, il ne fallait pas moins de ces trois talents pour vendre ces chemise jolies et bien coupées mais pas si extraordinaires. Mais c’est justement ça qu’on aime chez Alix, c’est ce « pas si extraordinaire » qui nous permet de les porter ces chemises. De l’expérience du haut de ses 25 ans, elle en a Alix. Elle a d’ailleurs, entre autres, travaillé chez Lacoste Studio.

Alix Thomsen ou comment se faire un nom dans la chemise et pas tout simplement dans le prêt  à porter ! Est-ce que c’est faire simple quand on peut faire compliqué ou faire compliqué quand on peut faire simple ?

Alexis Dawn

Réputés pour ACDC ou Nicole Kidman, les Australiens ont aussi leurs petits joyaux de la mode et Alexis DAWN en fait partie. Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’Abbey DAWN, la collection d’Avril LAVIGNE par Avril LAVIGNE. Le fait est que la chanteuse n’est pas australienne, mais Alexis DAWN si.

Lors de l’élaboration de cet article, je voyais cette artiste dans la peau d’un homme. Quelle erreur n’avais-je donc pas commise ? J’ai pensé son nom masculin, mais j’aurais dû mieux m’épancher sur la biographie de la demoiselle car j’aurais vu que son prénom était en réalité « Cherie » (Cherie Alexis WALTER). J’ai ensuite voulu faire un jeu de mot avec « DAWN » que je prenais pour son nom de famille, mais mon cerveau s’est malencontreusement asséché à ce moment-là (et à vrai dire ce n’est pas plus mal).

Revenons-en à notre jeune artiste. Jeune, car fraîchement sortie des bancs de l’école, mais aussi car sa première collection « Break of Dawn » a été lancée pour la saison printemps été 2009. Alexis DAWN a fait ses classes à Brisbane, d’abord étudiant la peinture et les arts graphiques, puis la mode. Grandement influencée par une mère créative et manuelle, elle a enrichi son esprit par de multiples voyages. Elle crée alors sa propre ligne de prêt à porter, Alexis Dawn.

Sa première collection fut fortement influencée par l’Inde, pour la simple raison qu’elle revenait tout juste du pays de Bouddha. Il semblerait qu’elle ne se soit pas lassée de ce pays car les influences sont encore visibles aujourd’hui : les drapés et l’asymétrie sont assez récurrents.

Ses collections intemporelles sont empreintes d’une simplicité peut-être due à cette vie simple et sans prétention qu’elle a eue dans son enfance : elle a grandi dans un ranch en Australie où sa mère lui apprit la couture.

Cependant, simplicité ne rime pas avec classicisme et Cherie sait se renouveler. Sa collection automne/hiver 2010, « Witching Hour », sera sombre, alors que sa prochaine collection printemps/été sera parsemée de couleurs vives. Chaque styliste a sa marque de fabrique et Cherie a choisi la simplicité pour que son travail soit intemporel et facile à porter à tout moment de la journée. J’aime à considérer la mode et le stylisme comme un art. L’inconvénient pratique de la marque serait le fait que les kilos en trop soient peu flatteurs dans les vêtements « Alexis Dawn » car bodies et mini robes n’acceptent ni cellulites ni petits ventres rebondis, pourtant n’est-ce pas le propre de la femme du commun des mortels d’avoir des formes ?

Peu importe en ce qui me concerne, je salue ici l’artiste chez qui j’aime la douceur et la simplicité. Et malgré les fêtes de Pâques qui s’achèvent et mon placard à chocolat qui se trouve déjà vide je m’achèterais bien une petite robe pour cet été. Pas vous ?

Découvrons Alexis Dawn (de son vrai nom Cherie Alexis WALTER).

Chantal Thomass

Si je vous dis « Chantal Thomass » à quoi pensez-vous ? Quelle est donc la première idée qui vous vient à l’esprit ? Malheureusement, je ne connaitrai pas votre réponse (je vous aurais bien laissé mon numéro de téléphone, mais ça me semble risquer de le diffuser sur Internet). Cependant, je peux vous dire où mes pensées vont à l’écoute de ce nom.

Philip Pullman – A la croisée des mondes

Dans quelle catégorie classer cette trilogie ?

Tout d’abord, l’héroïne est une enfant âgée d’une douzaine d’année. On pourrait alors s’attendre à ce que l’histoire s’adresse à la jeunesse exclusivement. De jeunes protagonistes pour que les lecteurs puissent s’y identifier.

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