Ça vous est sûrement déjà arrivé, vous participez à une conversation et soudain, vous ne comprenez plus rien au discours qui est tenu… C’est que, entre-temps, les personnes autour de vous ont voulu faire un excès de prétention intellectuelle, en abordant des sujets dont, en réalité, tout le monde se fout, mais qui n’ont d’autre but que de flatter la culture personnelle de chacune des personnes présentes… Alors, pour vous aider à surmonter ces grands moments de solitude où vous vous sentez aussi stupide qu’une paire de tongues, pour que l’on ne vous invite plus uniquement pour votre physique, je vais désormais contribuer à l’enrichissement de votre culture générale… Et puis, après tout, comme disais Desproges, « la culture c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale ! »

D’où vient la Saint Valentin ?

Aujourd’hui a lieu l’énième fête commerciale avant Pâques, rappel cruel de la situation encore plus cruelle de certains d’entre nous, à savoir les célibataires.  Nous avons été gavés à qui mieux mieux de publicités, de décorations, de slogans et de boîtes de chocolats en forme de cœur. Cela a d’ailleurs réveillé en moi les instincts les plus primaires à la vue de tous ces couples dans les restaurants, les bars ou simplement dans la rue. Mais d’ailleurs, d’où vient cette fête à la noix ?

Comme pour la plupart des fêtes chrétiennes, son origine remonte à l’Antiquité. A l’époque romaine, le 15 février était le jour des Lupercales, du nom de Faunus Lupercus, dieu de la fécondité, des bergers et des troupeaux. Il s’agissait d’une fête de la fertilité, composée de plusieurs sacrifices et rites, dont le plus marquant était la course des Luperques : les prêtres et les jeunes hommes, couverts de la peau de l’animal sacrifié, couraient dans les rues, et fouettaient les passants avec des lanières. Les femmes se mettaient sur leur passage pour être touchées et avoir ainsi une grossesse heureuse dans l’année. La soirée se terminait par un banquet où les jeunes hommes tiraient au sort leur compagne pour la soirée.

Lors de l’instauration du christianisme, pour ne pas perturber les masses, la plupart des fêtes religieuses furent greffées à des fêtes païennes (comme Noël). Cependant, la fête des Lupercales fut l’une des dernières fêtes païennes célébrées. Le pape de l’époque, Gélase, (un gars pas très porté sur la bringue), jugeant cette pratique immorale, décida de lutter, plutôt que d’essayer de la supprimer. Il opposa ainsi les luxuriantes pratiques des Lupercales à la sévère morale chrétienne en créant une fête, la Saint Valentin, mais la tradition que nous connaissons aujourd’hui ne remonte qu’à l’époque médiévale.

La « loterie », qui existait à l’époque romaine, se perpétuait à l’époque médiévale. Les jeunes « valentins » tiraient au hasard le nom de leur compagne. Par la suite, le jeune homme est devenu le cavalier qu’une jeune fille choisissait pour l’accompagner le premier dimanche de Carême, lors de la fête des Brandons, des bâtons que l’on utilisait pour chasser les mulots et les taupes afin de garantir une bonne récolte (encore un rite lié à la fertilité, mais de la terre, cette fois-ci !)

En Angleterre, au XIVe siècle, la « valentine » était le message d’amour ou d’amitié que l’on envoyait le jour où l’on croyait que les oiseaux migraient pour se reproduire. Cette tradition se retrouve dans les écrits de Chaucer, et parvient en France grâce à la bataille d’Azincourt : le duc d’Orléans, prisonnier en Angleterre suite à cette défaite, découvre la tradition des billets et la ramène à la Cour, où il sera désormais d’usage d’envoyer un message tendre à sa bien aimée.

La Saint Valentin deviendra officiellement la fête des amoureux en 1496. Les premières cartes décorées apparaissent au XVIIIe siècle, et au XIXè il s’agit de poèmes imprimés qui se répandent dans toute l’Europe.

 

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