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Marius

Premier des volets de la mythique trilogie marseillaise (Marius, Fanny, César) de Marcel Pagnol, Marius est sorti sur nos écrans en même temps que Fanny. Parce qu’il est impossible de séparer les deux amants terribles du cinéma français, revisités par Daniel Auteuil, une nouvelle fois acteur/réalisateur après La fille du puisatier, et en cette chaleur caniculaire, un passage par la fraîcheur des salles obscures s’impose doublement.marius
Marseille, sur le Vieux-Port, le rêveur Marius (Raphaël Personnaz) contemple la valse infatigable des goélettes et navires en partance pour des destinations aussi exotiques que lointaines… Ces rêveries au long cours lui en font presque oublier la terre ferme et son travail dans le bar de son père César (Daniel Auteuil), où passe tous les jours son amie d’enfance, la petite marchande de coquillages, la jeune et jolie Fanny (Victoire Bélézy), parfois accompagnée de sa mère Honorine (Marie-Anne Chazel), mais aussi, entre autres habitués, le riche maître-voilier Panisse (Jean-Pierre Darroussin), le capitaine Escartefigue (Daniel Russo) et Monsieur Brun (Nicolas Vaude). Un jour cependant, le « Bar de la Marine » voit sa tranquillité bouleversée par la demande en mariage officielle de Panisse envers la petite Fanny : entre son désir de prendre le large et son amour secret pour la jeune fille, Marius saura-t-il trancher ?

Après avoir magistralement campé Ugolin dans Jean de Florette et Manon des Sources, puis s’être essayé à la réalisation avec La fille du puisatier, Daniel Auteuil se frotte une nouvelle fois au mythe Pagnol en signant Marius et Fanny. La sortie simultanée des deux premiers épisodes de la trilogie marseillaise pourrait à première vue déconcerter (j’en ai d’ailleurs été la première surprise), sachez qu’il n’en est rien car à peine Marius était-il fini que je me suis empressée de filer voir Fanny, tant l’intrigue reste prenante, les personnages justement interprétés (mention spéciale pour Victoire Bélézy et Auteuil/César abordant un jeu différent de Raimu mais tout aussi intéressant) et le décor criant de vérité. On succombe volontiers aux délicieuses effluves des embruns et au parfum de la garrigue de cette saga nécessairement dépoussiérée, il le fallait, mais terriblement moderne…

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1 Comment

  • Reply
    Ashley Lambert
    5 août 2013 at 21:42

    Évidemment, une petite comparaison avec la Trilogie marseillaise initiale s’impose. Personne ne remplacera Raimu, c’est évident, mais il faut tout de même avouer que Daniel Auteuil incarne très bien ce rôle. Il donne une nouvelle approche du personnage, qui n’est pas si mauvaise que ça, bien au contraire.

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