Musicalement vôtre

Et la tendresse ? Bordel !

En cette période de fin de vacances, de rentrée scolaire, de reprise du train-train quotidien, de restriction du budget, d’impôts sur fond de crise économique, de cérémonies commémoratives au nom de telles ou telles tragédies…, je ne sais pas vous, mais moi j’ai le moral en berne, la banane qui se ramollit, une araignée dans le plafond, les épaules qui n’en finissent plus de tomber, et plus qu’une seule onomatopée à la bouche : pff… ! Un peu de douceur dans ce monde de brutes, est-ce trop demandé que diable ? Fichtre ! (Oui, parfois je m’emporte.)

Suivez-moi et oublions ensemble pour un instant si vous le voulez bien, nos soucis, la grisaille et la pluie de ce satané mois d’octobre grâce à ces diverses reprises toutes plus relaxantes et anxiolytiques les unes que les autres. Plongez avec moi dans un monde tout doux où il fait toujours beau, avec du coton sur les murs, des nuages, des couleurs pastels qui piquent pas trop les yeux, tout plein de petits papillons partout-partout, des rivières de chocolat et des agents du fisc habillés en bisounours qui vous font des câlins pour vous remercier de participer au bonheur de votre mère patrie avec vos p’tits soussous durement gagnés.

Munissez-vous d’un chocolat chaud et d’un pot de glace de votre parfum favori, d’un gin tonic et de chips, ou bien encore d’un gigot de 2 kilos et d’un litron de rouge (tout dépend de vos goûts), asseyez-vous confortablement et détendez-vous à l’écoute de ce qui suit:

On est bien loin du rock grand guignolesque et provocateur de Kiss ! De même que les orientations disco du morceau original (sorti en 1979) avaient dérouté les fans de la première heure de ce groupe new-yorkais, cette interprétation plus touchante, plus hésitante par Maria Mena, une jeune chanteuse norvégienne de 25 ans, peut paraître déconcertante à la première écoute. On pourrait presque changer le titre en Was I made for loving you ?

Sinead O’Connor, chanteuse irlandaise comme son nom l’indique, nous propose ici des excuses plus sincères, moins hargneuses et sarcastiques que celles chantées en 1993 par Kurt Cobain, leader du groupe Nirvana, un an avant sa mort. Sinead est surtout connue pour sa reprise (plus connue que l’original d’ailleurs) en 1990 du titre Nothing Compares 2 U de Prince !

Matt Weddle, plus connu ou presque sous le nom d’Obadiah Parker, nous offre ici une version acoustique plus romantique du titre d’Outkast sorti en 2003, donnant tout leur sens aux paroles. A vrai dire, je n’avais jamais vraiment fait attention aux paroles en écoutant la version d’Outkast ! Le groupe français Cocoon a d’ailleurs repris sympathiquement la version de Matt Weddle en 2009.

Alors là deux choix s’offrent à vous : soit vous adorez la voix d’Antony Hegarty, qui est tout de même hyper particulière, il faut bien le dire, soit vous la détestez. Personnellement, elle me fait penser à la voix soul, rauque mais chaude, de Nina Simone. On pourrait effectivement imaginer à l’écoute de son timbre de voix qu’il est afro-américain, eh bien non ! Sa voix ne colle tout simplement pas, mais alors pas du tout, à son physique ! En tout cas, l’ensemble reprenant le hit de Bob Dylan sorti en 1973, est puissamment mélancolique, voire planant.

Encore une drôle de voix, étonnamment grave ! Susheela Raman, chanteuse anglaise d’origine indienne, a repris à son tour et non sans talent, ce titre intitulé Where did you sleep last night ?, In the pines ou bien encore Black girl. Et détrompez-vous, ce morceau n’est pas une composition de Nirvana, même si leur version reste l’une des plus connues à ce jour. Il s’agit en fait d’un classique folk américain, qui remonterait aux années 1870.

La voix tremblotante, atteinte par l’âge, d’un monstre de la musique country américaine posant un regard critique mais serein sur sa vie passée. Une chanson magnifique, la dernière enregistrée par Johnny Cash peu avant sa mort en 2003, qui nous propose ici sa propre version du morceau électro du groupe américain de métal indus Nine Inch Nails (composé en tout et pour tout de Trent Reznor !).

Reposant n’est-ce pas ? Vous aurez sans doute reconnu le cultissime Beat it de Michaël Jackson, sorti à l’origine en 1982 sur l’album Thriller. Et le saviez-vous ? Le célèbre solo de guitare de ce morceau est dû au non moins célèbre Van Halen, du groupe de hard rock éponyme, pour lequel il ne fut jamais rémunéré ! Cette reprise par le groupe suisse Zorg est sortie quelques jours après la mort du king de la pop le 25 juin 2009. Malgré un enregistrement studio hâtif et un clip improvisé réalisé en une journée dans le métro à l’aide d’un appareil photo (oui, un appareil photo), l’ensemble est une petite pépite que personnellement je ne me lasse pas de réécouter.

Ce titre évoque la défaite et le courage, et surtout le fait de ne jamais se laisser abattre. Alors haut les cœurs m’sieurs-dames, ma prescription en ce mois d’octobre sera la suivante : un p’tit coup de mou, une p’tite reprise !

Et en guise de bonus tracks, la version « mélancolico-sublime » du What you waiting for de Gwen Stefani par deux jeunes artistes françaises que je vous invite à découvrir, Smoking Smoking: http://www.deezer.com/en/music/smoking-smoking/ep-1247281.

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