Tous les articles de Christine Gobinet

L’aquabike ou quand le vélo se la joue subaquatique

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Une véritable révolution est en train de se jouer dans l’univers des sports aquatiques, peut-être même dans la piscine de quartier où vous avez l’habitude de faire vos longueurs. Dans la grande fratrie de la natation grand public, on connaissait l’aquagym ou encore l’aquapalmes (discipline transverse empruntant au matériel de plongée), eh bien il faudra désormais compter sur l’aquabike ! L’aqua quoi ? Vous l’aviez compris, il s’agit de pédaler, non sur un pédalo, mais sur un vélo en immersion dans l’eau. D’ailleurs, peut-être avez-vous, comme moi, profité de la trêve estivale pour vous initier au nouveau sport à la mode qui affiche complet le restant de l’année ?

Rita Coolidge

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Pour certains, elle reste la petite amie de Stephen Stills dont la rupture fût une des raisons évoquées pour la séparation du méga groupe Crosby, Stills, Nash (& Young). Pour d’autres, c’est l’ex-femme de Kris Kristofferson (mais si, vous savez, le chanteur rock country, ex-amant de Janis Joplin, décidément, qui s’est fait connaître par le tube « Me and Bobby McGee » et que celle-ci ajoutera, non sans succès, à son propre répertoire), avec qui elle signera trois albums collectifs entre 1973 et 1978. Tentation faite femme pour Leon Russell, apparition angélique pour Willie Nelson, Rita aime se jouer des apparences. Qui peuvent parfois être trompeuses, car si Coolidge reste l’artiste de quelques beaux succès (on se souvient de « (Your Love Keeps Lifting Me) Higher and Higher », « We’re All Alone », « Fever », « All Time High »…), sa carrière n’a pris le tournant qu’avaient amorcé deux Grammy Awards. Chronique d’une success story en demi-teinte.

Anne Clark

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Anne Clark, c’est la rencontre de la poésie et du rock. Quelques années avant que le poète Marc Smith n’invente le slam et à une époque où cette poésie orale qu’est le spoken word était encore underground, la chanteuse-poète surgit sur la scène avant-gardiste en 1982, avec une musique qu’on tente de classifier « new wave », « électronique » et enfin « dark wave ». Nourrie du surréalisme de André Breton et de la mélancolie romantique de Charles Baudelaire, Anne promène dans ses textes un spleen dépeignant l’humanité et ses imperfections, les travers du quotidien mais aussi des revendications sociales et politiques. Artiste en marge du star system mais d’influence majeure pour le développement du genre littéraire autant que pour la musique électronique, voici tout le paradoxe de cette « Reine de la Déclamation », dont il est nécessaire, vous le comprendrez, qu’on brosse le portrait en prose.

Maria McKee

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Quelle est pour vous la meilleure bande originale de film ? « Take My Breathe Away », le célébrissime tube de Berlin indissociable du film Top Gun ? « Calling You » magistralement interprété par la chanteuse de gospel, Jevetta Steele pour les besoins de Bagdad Café? Et pourquoi pas le « Show Me Heaven » de Maria McKee, choisi pour illustrer le thème musical de Jours de Tonnerre ? Un nouveau blockbuster de plus pour Tom Cruise en ce début des années 90 mais surtout un hit qui scellera le destin de la jeune chanteuse et compositrice américaine. On l’avait connue jusqu’ici comme la chanteuse de Lone Justice, feu groupe de cowpunk ou country punk, il faudra désormais miser sur elle au singulier et regarder du côté de sa carrière solo.

Sandy Denny

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Comme chanteuses folk, on pourrait citer Tracy Chapman, Cat Power, Sheryl Crow, Suzanne Vega, Tori Amos et avant elles, Joan Baez. Certes des grands noms mais tous américains. Or, si le nouveau continent a considérablement contribué à l’essor du mouvement, il n’en a pas la seule exclusivité : de l’autre côté de la Manche, chez nos cousins britanniques, une artiste en est considérée comme la mère fondatrice. Son nom ? Sandy Denny. A notre tour de vous conter la fugace existence de cette légende disparue dans la pleine fleur de l’âge, le 21 avril 1978.

Bonnie Raitt

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« Toute la musique que j’aime / Elle vient de là, elle vient du blues » : une personne unanimement d’accord avec notre Johnny national, c’est Bonnie Raitt ! Si son nom force le respect chez une poignée de connaisseurs, il frôle la légende outre-atlantique. Et pour cause, l’auteure-compositrice-interprète, au slide hors pair (ndlr : pour ceux qui ne connaîtraient pas, une technique de jeu blues pour guitare), est un monument du blues américain. Le blues, elle le chante autant qu’elle l’aime, d’un amour inconditionnel certes, mais qui ne l’a pas empêché en plus de 40 ans de carrière, de le marier à la country, folk et rock bien sûr… Parce que les mots ne sont jamais les mêmes, pour exprimer ce qu’est le blues.

Justine Frischmann

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Justine qui ? Justine Frischmann pardi, l’ex-copine de Damon Albarn, charismatique leader de Blur, mais aussi et surtout la figure d’Elastica, ce groupe majoritairement féminin qui a permis à la britpop de traverser l’Océan Atlantique, côté Etats-Unis. Séquence flashback vers une époque où la réponse au grunge américain s’est traduit chez les cousins britanniques en une résistance musicale organisée et où la guerre faisait rage entre deux groupes rivaux : Oasis et Blur comme de leur temps, les Rolling Stones versus les Beatles ! Ok, on vient à peine d’entamer 2012 mais ce début d’année n’est-elle pas la meilleure des occasions pour dresser le bilan de celles passées ?

Linda Ronstadt

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Ce qui attire l’oeil chez Linda Ronstadt, ce sont ses grands yeux malicieux. A bien y regarder d’ailleurs, on lui trouverait volontiers un faux air à Carrie Fisher, la mythique Princesse Leïa dans Star War de George Lucas. D’autant plus troublant quand on sait que Mlle Ronstadt a partagé un temps la vie du créateur de la saga cinématographique… Mais il serait trompeur de croire que cette auteure-compositrice-interprète immensément populaire chez nos compatriotes américains ait pu se cantonner à la seule gloire d’être une « ex de » : reconnue comme l’une des chanteuses les plus polyvalentes et accomplies aux Etats-Unis, celle-ci a enchaînée les récompenses les plus courues en près de 46 ans de carrière. Récit d’une fantastique épopée musicale !

Emmylou Harris

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Elle commence par la folk mais c’est vers la country rock qu’elle bifurquera, réconciliant deux genres qui avaient jusqu’à l’orée des années 70 bien du mal à cohabiter… Curieuse destinée  que celle de Emmylou Harris, indissociable de celle de son mentor, Gram Parsons, la légende trop tôt disparue de la musique country folk. Si cette grande dame de la musique américaine se fait connaître en reprenant les chansons de son ex partenaire tout comme celles d’autres talentueux artistes qui l’ont précédé, celle-ci produira, les années passant et les fantômes exorcisés, son propre répertoire riche d’expérimentations et de fructueuses collaborations.  Plein phare sur une auteure-compositrice-interprète à la croisée des genres !

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