André Breton – L’union libre (1923)

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1 réponse

  1. sylvainfoulquier dit :

    « Ma femme à la taille de sablier » assimile le corps féminin au temps qui passe (le sablier étant une métaphore du temps), au défilé cycliques des heures et des saisons, et chaque partie du corps féminin peut être comparée à un moment de la journée ou à une saison, ce qui donne par exemple « ma femme aux fesses de printemps ».
    Les deux images citées, ou encore « ma femme aux épaules de champagne » et « ma femme aux doigts de hasard et d’as de coeur » sont absolument éblouissantes et enflamment l’imagination. Même si certaines images du poème sont moins inspirées que celles-là, « L’union libre » constitue le sommet poétique de l’oeuvre d’André Breton et reste sans doute l’un des deux ou trois poèmes les plus fascinants du vingtième siècle.

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