La descente aux enfers de Jonathan Rhys-Meyers

Je vous avais emmenés en Irlande lors du dernier Chromosome Y, eh bien restons-y ! De toute façon la météo de cet été ne pourra pas être plus exécrable que par ici. Parce que, comme nous l’avons vu dernièrement, le pays de W.B. Yeats et de U2 compte plus de talents qu’il n’y paraît ! Parmi eux, un acteur hors du commun : Jonathan Rhys Meyers.

Il est de ces gens talentueux qui, pour une raison qui échappe au commun des mortels, s’évertuent à tout gâcher, à tout détruire, à se détruire. Jonathan Rhys Meyers en fait partie. Il faut dire que le jeune acteur n’a pas débuté dans la vie dans les meilleures conditions possible. Issu d’une famille nombreuse, Jonathan est né avec une grave maladie cardiaque lui laissant peu de chances de survivre. Pourtant il grandit … pour voir ses parents divorcer à l’âge de trois ans. A 16 ans, il est renvoyé de l’école catholique dans laquelle il poursuit sa scolarité et c’est dans les salles de billard qu’il passe le plus clair de son temps, à boire et amasser de l’argent en faisant des paris. C’est dans l’une de ces salles qu’un agent le repère. Jonathan débute alors une carrière de mannequin, puis d’acteur, avec un premier rôle au cinéma en 1994. Rien de notable mais c’est un début et peut être l’occasion de mener une nouvelle vie pour le jeune Irlandais.

Dix ans durant, Jonathan enchaine les petits films entre deux photoshoots, et s’il joue dans quelques navets (quel acteur ne l’a pas fait entre nous ?), il finit néanmoins par obtenir, dans les années 2000, des rôles intéressants comme celui de Chris Wilton dans le Match Point de Woody Allen, Louis Connelly dans August Rush de Kristen Sheridan ou encore Elvis, dans un biopic télévisé consacré au King, dans lequel il crève littéralement l’écran et qui lui a d’ailleurs valu un Golden Globe ! C’est que Jonathan Rhys Meyers sait faire beaucoup de choses. Certes son physique d’ange déchu a grandement contribué à sa réussite, mais en plus d’être acteur et mannequin, l’Irlandais est aussi chanteur, musicien, compositeur, des talents lui ayant permis, à plusieurs reprises, d’incarner avec force des artistes torturés, dans Elvis : Une Étoile est Née et August Rush donc, mais aussi dans Velvet Goldmine, où il joue aux côtés de Christian Bale et Ewan McGregor.

Dernièrement on a pu voir l’acteur dans From Paris With Love, une grosse production avec des flingues, des bagnoles et des cascades (du Besson quoi !). Pas le genre de film que j’affectionne mais qui a néanmoins su trouver son public et eu le mérite de remettre Jonathan sur le devant de la scène. Mais surtout, les fans d’Histoire, d’intrigues et de trahisons ont passé ces dernières années à le voir évoluer dans la peau d’Henri VIII le maudit, celui qui a fait tomber plus de têtes qu’il n’a de doigts pour les compter et à qui l’on doit la bascule du royaume dans l’Anglicanisme, tout ça parce que Monsieur voulait tirer son coup. Autant dire un rôle marquant, qui aurait dû offrir à Jonathan Rhys Meyers un avenir, tant sur le plan professionnel que personnel, plutôt confortable.

Sauf que non ! Car même s’il est beau à se damner, célèbre et talentueux, Jonathan est malheureux comme les pierres depuis le décès de sa maman, survenu en 2007. Cette tragédie marque le début de la descente aux enfers pour l’acteur qui tente malgré tout de s’accrocher. Drogue, alcool, scandales, Jonathan se laisse emporter dans une spirale infernale dont il tente de s’extirper, en vain. Interdit de séjour dans plusieurs compagnies aériennes pour avoir bu avant le vol et insulté le personnel n’ayant pas voulu le laisser embarquer dans cet état d’ébriété avancé, Jonathan Rhys Meyers enchaine les cures de désintoxication (cinq au total) mais n’arrive pas à se débarrasser de ses vieux démons.

Plus grave encore. L’acteur a, fin juin, tenté de mettre fin à ses jours … Un drame pour la grande admiratrice que je suis. Il paraît même qu’il ne voulait pas de l’aide des ambulanciers venus le secourir … Le talent et le succès ne remplaceront jamais la perte d’un être cher. Alors voilà, je suis inquiète. Et c’est la raison pour laquelle j’ai tenu à rédiger cette chronique. En témoignage de mon admiration et mon soutien à cet acteur, cet homme, au bout du rouleau. Car je garde en mémoire la date tragique du 22 janvier 2008. Il serait fort triste et dommage de voir cet acteur incroyable finir comme un certain Heath Ledger, tout aussi talentueux et tourmenté que lui …

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6 réponses à La descente aux enfers de Jonathan Rhys-Meyers

  1. belassa dit :

    meme si il les conu cest pas se quil ren heureu

    souvent cest perssone la cant il von tres mal il metre fin a leur jour appres j d irais que cest un tres bon acteur quil doi avence et pas penser au passer il la du talen il peux fair encore mieu

  2. belassa dit :

    moi j d irais cest un acteure et cest perrsone de puis la more de sa mere il et debousouler j dirais un mec quil boi souven cest un typer qui va pa tres bien au au fon de lui tu cest pas a cause ou nais acteure quil soi conue par des perssone qui le soi heureus dans sa vie

  3. valerie dit :

    mon nouvel idol ! encore un irlandais aprés BONO !

  4. Cam dit :

    Je veux bien prendre le relai les jours où tu n’es pas disponible ! :DD
    Et si tu veux le voir dans la peau d’un chanteur tu peux regarder August Rush. Tu ne seras pas déçue si tu aimes JRM, le film est vraiment magnifique :)

  5. Lilith dit :

    en outre, ce bel acteur (car je ne le connais que dans cette fonction), à besoin d’une chouette Lilith pou reprendre gout à la vie!
    D’accord, je me sacrifie! :p

  6. Sekhmet dit :

    J’adore JRM aussi … tellement enigmatique.
    Cependant je dois avouer que j’ai du mal à suivre cette descente aux enfers… après la mort de sa mère (mais c’est personnel)… Je ne suis pas « dans sa tête »… espérons pour lui qu’il se remettra !

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